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Le recrutement par le ministère… à l’avantage de qui?

Encore une fois, le ministère de la Santé profite de la pandémie pour s’accaparer un pouvoir qui appartient à la communauté linguistique francophone soit celui du recrutement des médecins.

Au lieu de décentraliser l’administration de la régie, de s’assurer de la nomination de direction locale d’hôpital comme le réclame la communauté, les fonctionnaires du ministère se donnent le mandat de recruter le personnel médical. Il faut se souvenir que le ministère avait nommé un facilitateur pour ce recrutement.

La ministre a sans doute constaté l’échec de cette structure mise en place par ses fonctionnaires. Au lieu de remettre cette fonction au niveau des hôpitaux, le ministère s’associe encore une fois avec la Société médicale du N.-B. comme ce fut le cas pour la privatisation du programme Extra-Mural mais sans nous dire quel sera le coût pour la province de cette association. Est-il encore question d’une subvention comme ce fut le cas pour le dossier médical électronique développé par la compagnie Velante inc. appartenant à la Société médicale du N.-B.? Ce projet a été abandonné. La province a-t-elle été compensée pour cet échec après l’investissement de quelques 26 millions par le ministère de la santé?

La ministre Shephard doit revenir sur cette décision alors qu’elle consulte la population. Pourquoi avant même la fin des consultations, prend-elle des décisions centralisatrices alors que la population demande une décentralisation? Pourquoi nous consulter si tout est décidé à l’avance?

La première solution à mettre en place après la fin des consultations est l’établissement d’une structure administrative qui respecte les droits de la communauté linguistique francophone et acadienne et de revenir aux directions locales dans nos hôpitaux. Le recrutement devra ensuite relever de ces directions locales qui seront au fait de la situation au niveau de l’hôpital et des besoins précis. C’est ce que la population a demandé lors des huit (8) premières consultations publiques.

Est-ce possible que cette décision de la ministre soit un moyen insidieux pour empêcher des médecins et surtout des spécialistes de s’installer ailleurs que dans les endroits désignés par le ministère pour des spécialités, ce qui serait encore une fois au détriment du réseau francophone et de la communauté francophone et acadienne!

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