Quelle transparence!

Quelle transparence!

Dieppe, le 4 juin 2020— Égalité santé en français (Égalité Santé) n’est pas surpris des informations fournies par Radio-Canada/CBC, le premier juin dernier, affirmant que le réseau de santé Vitalité a caché des documents lorsque CBC a demandé des informations suite au suicide d’un patient au Centre Restigouche.

Égalité Santé soutient qu’il y a une culture de l’opacité au sein du réseau, opacité initiée par le directeur général, Gilles Lanteigne avec l’aveuglement volontaire de la présidente du Conseil d’administration, Michelyne Paulin et la complicité de l’équipe de leadership du réseau.

Malgré les dires du directeur général et son cadre de transparence, tout est fait pour que le public ait le moins d’informations possible, que ce soit lors des réunions publiques du Conseil d’administration ou lors de crises au sein du réseau. Le directeur général et son équipe de leadership se cachent derrière l’excuse que telle décision est opérationnelle, pour prendre des décisions ou pour ne pas les justifier ou encore prennent des décisions lors des réunions à huis clos qui trop souvent auraient dû être prises en publiques. Qu’il suffise de mentionner la fameuse résolution prise à huis clos sur la fermeture des trois (3) urgences et qui n’a pas encore été rendue publique malgré une demande en vertu de la Loi.

Il est temps de rétablir un climat de confiance et d’instaurer une vraie transparence au sein du réseau de santé Vitalité et ceci ne se fera qu’avec le départ du directeur général et de la présidente du Conseil d’administration. Il faut rompre avec les orientations imposées par Gilles Lanteigne.

Nous demandons au ministre de nommer une direction générale par intérim et de remplacer la présidence du Conseil d’administration le plus rapidement possible.

Égalité Santé soutient toujours que la direction générale du réseau Vitalité devrait être nommée par et être redevable au Conseil d’administration du réseau composé de membres élus par la communauté.

Nomination du directeur général du réseau Vitalité

Dieppe, le 21 mai 2020—Égalité santé en français (Égalité Santé) demande au ministre de la Santé, Hugh Flemming, d’établir un processus ouvert et démocratique pour trouver le remplacement du directeur général du réseau Vitalité.

Égalité Santé craint que le gouvernement provincial profite de la pandémie pour nommer une personne de son choix sans avoir pris le temps de rechercher le ou la meilleur(e) candidat ou candidate et surtout sans consulter la communauté linguistique francophone.

Il faut se souvenir qu’Égalité Santé a entamé une poursuite juridique pour faire reconnaître le droit de la communauté linguistique francophone de gouverner et de gérer son propre réseau de santé. De plus, Égalité Santé soutient que le directeur général du réseau Vitalité doit être un employé du réseau et qu’il doit être nommé par le Conseil d’administration et redevable à celui-ci.

Puisque la cause se retrouvera devant les tribunaux dès que la situation actuelle reviendra à la normale, Égalité Santé demande que la personne qui sera nommée par le ministre en vertu de la Loi actuelle, le soit pour un intérim de deux (2) ans et que des membres élus du Conseil d’administration actuel fassent partie du Comité de sélection du ministère.

Ajournement de l’audience

Égalité santé en français (Égalité Santé) et la province du Nouveau-Brunswick devaient se présenter en Cour du Banc de la Reine à Moncton le 15 avril prochain pour débattre du droit d’Égalité Santé de poursuivre la province (droit d’agir). Ce droit est contesté par la province.

Nous avons été informés récemment qu’à cause de la situation actuelle (la pandémie), la Cour avait ajourné l’audience à une date ultérieure malgré la proposition des deux parties de procéder par vidéo-conférence.

Dès que cette nouvelle date sera connue, nous vous informerons de celle-ci.Égalité santé en français (Égalité Santé) et la province du Nouveau-Brunswick devaient se présenter en Cour du Banc de la Reine à Moncton le 15 avril prochain pour débattre du droit d’Égalité Santé de poursuivre la province (droit d’agir). Ce droit est contesté par la province.

Nous avons été informés récemment qu’à cause de la situation actuelle (la pandémie), la Cour avait ajourné l’audience à une date ultérieure malgré la proposition des deux parties de procéder par vidéo-conférence.

Dès que cette nouvelle date sera connue, nous vous informerons de celle-ci.

Inquiétude pour le personnel médical

Le Bureau de direction d’Égalité santé en français (Égalité Santé) s’est réuni, par conférence téléphonique vendredi après-midi, pour discuter de sa grande inquiétude face à l’incertitude du personnel médical dans chacune de nos institutions de santé. Tous les intervenants se préparent et travaillent fort pour répondre aux nombreux défis de cette crise, mais ils le font sans connaître le plan global qui est encore en développement et ceci doit leur créer un sentiment d’insécurité.

Malgré les déclarations du Réseau de santé Vitalité, lors de son entrevue du 31 mars dernier, qui affirmait être prêt à affronter la crise du COVID-19, le gouvernement continue de marteler que leur plan sera présenté dans la prochaine semaine et qu’ils sont en discussions avec les réseaux de santé. Force est donc de constater que les plans ne sont pas prêts à être présentés. Le Réseau de santé Vitalité devrait donner l’heure juste à la population francophone du Nouveau-Brunswick. Le plan est en préparation et est évolutif et il n’est pas prêt à être présenté.

Égalité Santé constate également que dans cette gestion de la crise COVID-19, la bureaucratisation de notre système de santé entraîne de l’inefficacité. Pendant que les gestionnaires doivent se concentrer sur la préparation du plan de gestion de crise, ils ne peuvent être dans nos institutions de santé pour voir à la mise en œuvre des mesures de gestion de crise.

Égalité Santé demande depuis plusieurs années déjà, la mise en place de directions locales dans les hôpitaux ainsi que de directions de soins infirmiers et médicaux. Ceci permettrait à ceux-ci de mettre en place les mesures de gestion recommandée pendant cette pandémie. Être sur le terrain, permettrait aux directions de discuter et de rassurer le personnel et surtout de s’assurer de leur sécurité et de leur bien-être au quotidien. Le bien-être du personnel médical est la priorité pour que notre système de santé puisse passer au travers cette crise, mais aussi pour que notre système soit fonctionnel après la crise.

Nous demandons au Réseau de santé Vitalité de présenter à la population francophone leur plan ou du moins donner l’information telle qu’elle est actuellement, pour que la population et le personnel médical soient rassurés sur leur système de santé. Il est grandement temps que l’information circule de façon claire et précise. La transparence des informations véhiculées et les communications dans la langue du patient sont deux éléments essentiels pendant cette pandémie mondiale.

Égalité santé félicite madame Norma McGraw

Dieppe, le 27 février 2020 – Égalité santé en français (Égalité Santé) félicite madame Norma McGraw pour le geste courageux qu’elle vient d’accomplir en démissionnant comme vice-présidente du Conseil d’administration du réseau de santé Vitalité et comme membre de ce même Conseil d’administration.

Nous voulons souligner son sens profond d’éthique, ses convictions personnelles et son sens du devoir de représentation de la population qui l’a élue.

Les énoncés qu’elle a faits lors de la conférence de presse sont une preuve évidente que la communauté francophone ne contrôle pas les institutions de santé du réseau Vitalité. Le réseau est contrôlé par le directeur général, Gilles Lanteigne, qui est de fait l’employé du ministre de la Santé. La présidente du Conseil d’administration, Michelyne Paulin, a laissé ce dernier usurper les pouvoirs du Conseil d’administration.

Comme madame McGraw l’a si bien dit, trop de décisions sont prises à huis clos. Souvent, le Conseil doit voter des résolutions en bloc qui comme des lois omnibus, ont des effets qui ne sont pas visibles lors de l’adoption en bloc. De plus, la majorité des grandes décisions qui relèvent du Conseil d’administration sont déclarées des décisions opérationnelles par le directeur général et ne sont pas discutées aux réunions de ce Conseil comme la question de l’oncologie à Grand-Sault et St-Quentin.

La Loi sur les régies régionales de la santé (LRRS) est très claire: ‘’Les activités et les affaires internes d’une régie régionale de la santé sont dirigées et gérées” par le Conseil d’administration tandis que le directeur général doit rendre compte au conseil de la gestion générale et de la conduite des affaires internes de la régie régionale de la santé dans le cadre des politiques et des directives du conseil. Ce n’est pas le cas actuellement. Le directeur général prend toutes les décisions et la présidente du Conseil le laisse faire, laissant le directeur tout contrôler.

Égalité Santé réitère sa position à l’effet que Gilles Lanteigne doit être congédié et que Michelyne Paulin doit démissionner. Égalité Santé déplore la démission de Norma McGraw mais la comprend puisque le climat qui existe au sein du Conseil d’administration est toxique.