Une session marquée par la réforme des retraites et l’assurance médicaments

FREDERICTON – La réforme des retraites et l’assurance médicaments auront marqué la séance d’automne à l’Assemblée législative.

La saison politique s’est terminée vendredi à Fredericton avec la sanction royale de 12 projets de loi en compagnie du lieutenant-gouverneur Graydon Nicholas. Un seul d’entre eux a toutefois véritablement retenu l’attention, le projet de loi sur la réforme des retraites dans les services publics.

«Nous avons créé un régime de retraite sur lequel pourront compter les retraités, les travailleurs actuels et les contribuables. Nous avons été capables de faire avancer cette réforme et j’en suis très, très heureux», a déclaré le premier ministre David Alward.

Déposé par le ministre des Finances, Blaine Higgs, le 16 novembre, le projet de loi a été adopté sous le bâillon le 4 décembre au grand dam de l’opposition libérale et des retraités de la fonction publique. Ceux-ci ont manifesté par centaines le jour de l’ouverture de la séance, le 5 novembre, et menacent maintenant de traîner le gouvernement devant les tribunaux.

Deuxième projet de loi d’importance, le régime public de médicaments sur ordonnance n’a pas été officiellement adopté, mais cela ne devrait pas tarder au retour des députés à Fredericton, au début février. La mise en oeuvre de l’assurance médicaments aux primes adaptées selon le revenu des bénéficiaires est prévue le 1er mai 2014.

Le projet de loi déposé par le ministre de la Santé, Hugh John Flemming, mercredi, a été acclamé par le milieu médical et les lobbies en santé.

«Je suis fier que notre gouvernement ait pu proposer ce régime. Nous sommes la seule province au Canada à ne pas en avoir», a souligné M. Alward.En accord avec le principe du régime, les libéraux ont cependant soulevé leurs inquiétudes quant à son financement. Selon le premier ministre, des changements d’envergure comme la réforme des retraites sont nécessaires pour permettre à la province de se payer d’importants programmes sociaux, comme le régime public de médicaments.

«Dans quel genre de Nouveau-Brunswick voulons-nous voir nos enfants et nos petits-enfants grandir? Le gouvernement ne peut pas continuer à ne rien faire. Nous devons avancer pour développer une économie forte», a confié le chef des progressistes-conservateurs.

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