Une saine gestion pour assurer l’avenir des soins de santé au Nord-Ouest

Le chef des opérations de la zone Nord-Ouest du Réseau de santé Vitalité, M. Pierre Verret, fait le point sur les efforts visant à améliorer l’efficience du système de santé et à contrôler l’augmentation des coûts dans les établissements et programmes de sa région.

Contexte provincial

La situation financière du Nouveau-Brunswick est difficile comme en témoigne le déficit budgétaire de 508 millions de dollars enregistré par le gouvernement pour l’année financière 2012-2013. Le budget en santé de la province compte pour environ 40 pour cent du budget provincial. Par ailleurs, les dépenses en matière de soins de santé par habitant sont plus élevées que la moyenne nationale, ce qui représente des coûts supplémentaires annuels de l’ordre de 158 millions de dollars pour l’ensemble de la province en 2013. Depuis les dix dernières années, le budget du ministère de la Santé a augmenté d’un milliard de dollars alors que la population est demeurée stable.

Selon Pierre Verret, les gestionnaires responsables du système de santé doivent agir dès maintenant afin de préserver la viabilité du système de santé public de la province pour les générations futures. « Pour y arriver, nous devons prendre des mesures pour améliorer notre performance et utiliser de façon plus efficace l’argent des contribuables, tout en assurant la qualité et la sécurité des services », a-t-il déclaré.

Vers une organisation plus performante

Les données de l’Institut canadien d’information sur la santé démontrent un écart de performance dans l’ensemble du Réseau de près de 25 pour cent comparativement à la moyenne nationale et de près de 12 pour cent comparativement au Réseau de santé Horizon. « Ceci signifie que, toutes proportions gardées, nous utilisons plus de ressources pour offrir des services comparables », dit M. Verret. Puisque les salaires et les avantages sociaux des employés représentent près de 75 pour cent des dépenses en santé, le Réseau doit augmenter sa productivité et faire preuve d’innovation dans sa manière d’organiser ses services selon les meilleures pratiques et les normes nationales. Des équipes sont en place dans tous les établissements pour effectuer une revue de tous nos processus; elles voient à cerner des améliorations potentielles et à mettre en œuvre des mesures d’amélioration de la performance tout en assurant le maintien de la qualité des services.

Le chef des opérations de la zone Nord-Ouest reconnaît que toute période de changement peut créer de l’incertitude. « Nous ne remettons pas en cause l’excellent travail qui est effectué par nos employés. Les transformations que nous mettons en œuvre visent une meilleure utilisation des ressources pour continuer d’offrir des services de qualité à la population. Les secteurs les plus touchés par les changements sont ceux de l’administration, du soutien administratif, des infirmières auxiliaires autorisées et des préposés aux soins des patients. Nous faisons notre possible pour minimiser les répercussions chez nos employés en misant sur l’attrition et les départs à la retraite. Notre objectif ultime est d’éviter les pertes d’emploi, dans la mesure du possible », a-t-il poursuivi.
Selon M. Verret, le Réseau met en place des mesures additionnelles afin de diminuer le taux de congés de maladie des employés qui est près de 20 pour cent supérieur à la moyenne provinciale. Uniquement en atteignant la moyenne provinciale, il est évalué que la zone Nord-Ouest pourrait réaliser des économies d’au-delà de 700 000 dollars.

Pour les dépenses autres que les salaires, notamment les fournitures médicales et chirurgicales, l’équipement de bureau et les frais de déplacement, nous avons réalisé des économies de près de 900 000 dollars durant les six premiers mois de l’année financière courante, ce qui représente une diminution de 8 pour cent des dépenses dans ces secteurs.

Aucun service éliminé au Nord-Ouest

Les investissements en soins de santé se poursuivent afin de toujours mieux répondre aux besoins changeants de la population. À l’heure actuelle, le Réseau gère des projets d’immobilisations totalisant près d’un demi-milliard de dollars, qui en sont à différentes étapes du processus de réalisation. Selon M. Verret, la région du Nord-Ouest n’est pas en reste. « Le projet d’un nouveau Centre de traitement des dépendances à Edmundston va de l’avant », a-t-il déclaré. Par ailleurs, la région a bénéficié de plusieurs investissements majeurs ces dernières années :

  • rénovation des secteurs des soins ambulatoires, de l’imagerie médicale et du laboratoire de l’Hôpital général de Grand-Sault – 6,2 millions de dollars;
  • clinique d’oncologie à l’Hôpital régional d’Edmundston – 1,8 million de dollars;
  • nouvel appareil d’IRM à l’Hôpital régional d’Edmundston – 2,8 millions de dollars;
  • équipements majeurs pour une valeur de 1,2 million de dollars en 2013-2014.

Ceci démontre que les investissements stratégiques en soins de santé ont été nombreux ces dernières années et se poursuivront dans l’avenir. Nous avons aussi pallié à un besoin croissant en matière de soins de santé des yeux avec l’arrivée d’un deuxième ophtalmologiste qui a débuté sa pratique au cours du mois d’aout 2013.

Le chef des opérations de la zone Nord-Ouest précise qu’aucun service de santé à la population n’a été éliminé dans la région dans le cadre des efforts du Réseau de santé Vitalité visant à améliorer son efficience et à mieux contrôler l’augmentation de ses dépenses. « Je tiens à rassurer la population que nous offrons toujours les mêmes services. D’ailleurs, nous allons bientôt entreprendre des démarches afin d’évaluer les besoins de la population dans le but d’améliorer encore les services offerts », a conclu M. Verret.

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