UNE QUESTION DE BONNE GESTION, SELON LE RÉSEAU VITALITÉ

CAMPBELLTON – Au Réseau de santé Vitalité, on se défend d’avoir mis en place ces mesures afin de museler les citoyens et de faire avorter les débats.

«Il s’agit plutôt d’une question de bonne gestion», explique Luc Foulem, porte-parole du réseau.

«En sachant les questions et les thèmes à l’avance, ça permet aux membres du conseil ou à la direction de récupérer les informations afin d’arriver à la rencontre avec des réponses», explique-t-il, ajoutant que ces changements visent également à raccourcir la durée des réunions.

«On a déjà vu des réunions s’éterniser tard en soirée en raison de la période de questions», souligne M. Foulem.

Membre du conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité, Roger Doiron n’a pas eu peur, lors de la réunion publique de novembre, de rabrouer publiquement son PDG, Rino Volpé, après que celui-ci avait critiqué des citoyens s’exprimant lors de la période de questions de la réunion de novembre. Ayant dû partir avant la fin de la rencontre publique de jeudi dernier à Edmundston, il n’a pu assister à la période de questions et donc, du coup, tester l’efficacité de la nouvelle formule.

«Je crois qu’il faut donner la chance à la nouvelle politique, voir comment celle-ci va fonctionner après quelques rencontres», souligne-t-il, ajoutant par contre que le réseau doit toujours avoir à l’esprit l’intérêt du public.

«Le système ne nous appartient pas à nous, le conseil. Il appartient aux contribuables néo-brunswickois. C’est lui qui paye la note», note M. Doiron. – JFB

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