Très déçu de la réforme Murphy

Monsieur le premier ministre, je viens vous présenter mon opinion au sujet de la réorganisation des régies régionales de la santé
annoncée par Michael Murphy, ministre de la Santé, le 11 mars 2008.
Après avoir pris connaissance du contenu de la proposition du ministre Murphy, j’étais très déçu de voir la façon dont on avait manipulé
cette question des régies. Ayant travaillé toute ma vie pour améliorer le fait acadien et francophone au Nouveau-Brunswick, je peux
vous assurer que j’en suis encore assez troublé. Des fois, je me demande s’il n’y a pas un plan afin de faire en sorte que nous ne
puissions avoir les mêmes droits que les anglophones dans cette province qui est aussi la nôtre.
Ainsi, quelques années passées, j’ai dû me rendre à l’Hôpital de Saint-Jean pour un problème cardiaque. Je peux vous dire que le fait
d’être traité en français n’était pas la priorité. Pourtant, vous savez mieux que moi que les services hautement spécialisés, comme la
neurochirurgie, les unités de soins aux brûlés, les soins néo-natals ainsi que les soins du coeur et la traumatologie ne sont offerts que
dans les hôpitaux anglophones. Et que par surcroît, nous n’avons pas droit aux mêmes traitements quand on pense aux services dans
notre langue. Monsieur le premier ministre, où est le « fair-play? » Et voilà que le ministre Murphy vient ajouter un projet qui est
inacceptable selon moi, ainsi que pour la population francophone du Nouveau-Brunswick. J’ose espérer que vous allez tenir compte des
propositions contenues dans la lettre datée du 18 mars, qui a été signée par nombreuses personnalités acadiennes et francophones.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le premier ministre, l’expression de ma plus haute estime pour la peine que vous vous donnez afin de
faire de notre province un endroit où les deux groupes linguistiques peuvent avoir droit aux mêmes services.

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