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La Société médicale du N.-B. est-elle contre la gestion publique de nos institutions de santé?

Dieppe, le 5 décembre 2017— Égalité Santé en Français remet en question la pertinence du changement de position de la Société médicale du Nouveau-Brunswick par rapport au projet de privatisation du Programme Extra-Mural.

Égalité Santé convient que le Programme Extra-Mural peut être amélioré mais se dit en désaccord avec l’affirmation de la Société médicale que les améliorations doivent se faire par le privé. Au contraire, la régie de santé Vitalité a un plan d’amélioration qui a été soumis au ministère de la Santé mais qui n’a pas été considéré. Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé, se demande si la Société médicale est au courant des démarches  et des propositions d’améliorations de la régie Vitalité.

Pourquoi la Société médicale a-t-elle rencontré seulement les représentants de Medavie et du ministre de la Santé avant de prendre position. Elle aurait pu inviter le réseau Vitalité et les opposants à la privatisation lors de la rencontre de son Conseil d’administration. Le 25 novembre dernier, la Société médicale n’a entendu qu’un côté de la médaille comme on dit souvent!

Nous constatons de plus en plus que la population, les payeurs de taxes, n’en veut pas. Un nombre important de médecins, de regroupements  et la régie Vitalité n’en veulent pas. Est-ce que tous ces gens ont tort et le ministre de la Santé et le CA de la Société médicale ont raison, de dire Dr Dupuis?

Les régies de santé peuvent améliorer le Programme Extra-Mural, ajoute le président d’Égalité Santé, mais, les fonctionnaires du ministère de la santé doivent les écouter et mettre les fonds publics dans le public et non dans le privé comme le ministre Bourque veut le faire.

La Société médicale doit, si elle a étudié le Programme Extra-Mural, proposer des pistes d’améliorations de ce Programme dans le cadre d’une gestion publique. La population est satisfaite du service de L’Extra-Mural : le taux de satisfaction est de plus de 95%.

Égalité Santé affirme haut et fort que le système de santé doit être public et le Programme Extra-Mural doit demeurer sous les régies de santé qui ont les capacités de l’améliorer si le gouvernement leur en donne les moyens au lieu de les donner à une entreprise privée que ce soit Médavie, Sodexo ou une autre.

 

Les changements proposés à la Loi sur les régies régionales de la santé sont préoccupants

Bathurst, le mercredi 22 novembre 2017 – Le Réseau de santé Vitalité est très préoccupé par les modifications que propose le gouvernement à la Loi sur les régies régionales de la santé dans le cadre de son projet de loi 5 Loi concernant les services extra-muraux.

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2017 11 22 Les changements proposés à la Loi sur les régies régionales de la santé sont préoccupants _ Vitalité

Le Conseil d’administration de Vitalité doit imposer un moratoire à la décision de son PDG sur les traitements pour le cancer aux hôpitaux de Grand-Sault et Saint-Quentin

Dieppe, le 24 novembre 2017—Égalité Santé demande au Conseil d’administration du réseau de santé Vitalité un moratoire à la décision du PDG, Gilles Lanteigne, de mettre fin au traitement pour le cancer aux hôpitaux de Grand-Sault et de St-Quentin.

Ce dossier aurait dû et doit être étudié par le Conseil d’administration de Vitalité. Le Conseil ne pourra certainement pas considérer cette question lors d’une réunion régulière. Le Conseil d’administration doit avoir une réunion spéciale et trouver un moyen d’entendre toutes les parties intéressées par ce dossier, selon le Dr Hubert Dupuis.

« Le PDG fait actuellement avec ce dossier ce qu’il reproche au ministre Bourque de faire avec le dossier de l’Extra-Mural » ajoute Dr Dupuis. Il n’a pas consulté et, surtout, il a pris une décision qui ne relève pas de lui mais du Conseil d’administration. « Tout est comme dans le cas de l’Extra-Mural » précise Dr Dupuis. Posons-nous la même question que nous nous posons pour l’Extra-Mural : « qu’est-ce qui ne fonctionnait pas ? » Nous aurons la même réponse dans les deux cas : RIEN ne fonctionnait mal ! de dire Dr Dupuis. Il n’y avait pas urgence de faire des changements. Prenons le temps d’étudier le dossier et laissons ceux qui ont le pouvoir décider. Dans les deux cas, le pouvoir appartient au Conseil d’administration de Vitalité.

Si Vitalité se plaint que le ministre Bourque est en train de « déplumer » le réseau de santé, son PDG est en train de « déplumer » deux hôpitaux de la communauté francophone et c’est inacceptable. Le réseau a besoin de la communauté et la communauté a besoin de ses hôpitaux, de dire Dr Dupuis.

Il y a une vieille expression qui dit ceci « ne fais pas aux autres, ce que tu ne veux pas que l’on te fasse »

Le Nouveau-Brunswick, une démocratie en péril?

Dieppe, le 19 octobre 2017– Égalité Santé en Français s’insurge contre les déclarations du ministre de la Santé, Benoît Bourque, reportées dans l’Acadie Nouvelle du 19 octobre dernier. « Ce genre de déclarations de renvoi et de mise en tutelle n’a pas de place dans notre démocratie » affirme Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé.

Ce n’est pas parce qu’un Conseil d’administration majoritairement élu démocratiquement par la communauté francophone et qui agit dans le cadre de la Loi qui le régit, se dit contre une proposition du ministre qu’il doit le menacer de le mettre en tutelle. Les agissements du ministre sont clairement de l’intimidation.

Le Conseil d’administration du réseau Vitalité a analysé les propositions de privatisation du ministre de la Santé et a conclu qu’elles étaient au désavantage du réseau de santé et surtout de la population francophone. Selon le réseau Vitalité, dont le rôle et le mandat est de fournir des soins de qualité, les patientes et patients seront perdants!

Le ministre Bourque doit se rendre compte que c’est non seulement le Conseil d’administration du réseau Vitalité mais la population en général et bon nombre d’organismes francophones qui s’opposent aux projets de privatisation. Le ministre a affirmé le 18 octobre qu’il n’y avait aucune étude faite sur la privatisation du Programme Extra-Mural et aucun appel d’offres pour la privatisation de ce programme. « Sur quoi se base-t-il pour dire que ce modèle de soins de santé sera un meilleur service et de qualité » ajoute Dr Dupuis.

Le gouvernement n’a pas le mandat de faire cette privatisation et le faire serait à l’encontre de la Loi sur les régies régionales de la santé. Ce serait illégal de le faire! Le gouvernement a été élu pour gouverner au nom de la population. C’est cela la démocratie : à la place du peuple. « Et bien, le peuple n’en veut pas de la privatisation »,ajoute Dr Dupuis.

Le Premier ministre doit agir et mettre fin à ces projets de privatisation. Ne pas intervenir signifierait qu’il endosse les déclarations du ministre Bourque et qu’il n’écoute pas la population qui a clairement dit Non à ces projets de privatisation : Non à Sodexo et non à Medavie.