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Égalité Santé se prononce contre la privatisation de services au sein du réseau Vitalité

Dieppe, le 6 février 2017 -Égalité Santé en Français (ÉSF) est surpris de la note de service envoyée le 27 janvier dernier par le directeur général du réseau Vitalité, Gilles Lanteigne, à tous les employés annonçant le début prochain des négociations qui mèneront à l’entente finale avec le fournisseur pour la gestion des services alimentaires, des services d’environnement et des services de préposés au transport des malades dans les établissements du réseau de santé Vitalité.

ÉSF avait félicité le réseau Vitalité pour sa position de maintenir la gestion des cafétérias et de l’Extra-Mural prise lors de la réunion du Conseil d’administration du 28 juin 2016. Cette décision du Conseil d’administration de Vitalité avait été unanime.

Que s’est-il passé depuis le 28 juin 2016 se demande le Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé. « Nous devons nous poser quelques questions fondamentales », ajoute Dr Dupuis. Il faut se demander premièrement si le Conseil d’administration a de réels pouvoirs au niveau de la gouvernance et de la gestion de son réseau de santé. La réponse nous semble évidente : NON

La deuxième question est de se demander si la direction générale travaille vraiment pour le réseau Vitalité et sa communauté linguistique. Comment pourrait-elle faire parvenir cette note de service si elle travaillait pour le réseau Vitalité, note de service contraire à une résolution dûment adoptée par le Conseil d’administration de Vitalité. Il s’agirait alors d’une insubordination du directeur général. Il faut donc conclure que la direction générale actuelle ne travaille pas pour le réseau Vitalité.

La troisième question est encore plus fondamentale, selon Dr Dupuis, « Qui mène ou qui dirige le réseau de santé Vitalité ?» La seule conclusion possible est que le réseau de santé Vitalité est sous la tutelle du ministre de la Santé, Victor Boudreau.

Enfin, « la question qui tue » est la suivante : « Pourquoi les gouvernements libéraux successifs de Frank McKenna, de Shawn Graham et de Brian Gallant tiennent-ils tant à privatiser les services de santé au Nouveau-Brunswick ?» se demande Dr Dupuis.

L’étude de la gestion des cafétérias par le réseau Vitalité avait clairement démontré que la privatisation de ce service n’apportait pas d’économies mais coûterait plus cher que la gestion par le réseau Vitalité. Les sondages effectués par le réseau Vitalité démontrent pourtant que les utilisateurs du réseau sont très satisfaits de la nourriture au sein du réseau !

Quels sont les vrais intérêts des libéraux dans cette privatisation ? Ce n’est certainement pas pour ÉPARGNER le système de santé comme l’avait promis le Premier ministre Gallant le 11 janvier 2016.  Ce n’est clairement pas en détruisant à la pièce les hôpitaux francophones du Nouveau-Brunswick que l’on épargnera le système de santé francophone du Nouveau-Brunswick et ainsi aller à l’encontre des droits de la communauté acadienne et francophone en santé.

Après l’échec d’Ambulance NB, de FacilicorpNB et de Service NB, pourquoi le gouvernement libéral s’entête-t-il à privatiser des services additionnels ? Quelles sont les vraies motivations derrière ces négociations ?

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La santé a été épargnée, mais des améliorations demeurent à portée de main

Dieppe, 4 février 2016 – Égalité Santé en Français (ÉSF) se réjouit que le budget provincial ne présente pas de réduction dans le domaine de la santé. La santé profitera d’une hausse de son budget 2016-2017 de quelques 66,7 millions de dollars par rapport à l’année précédente. Selon le président d’ÉSF, Dr Hubert Dupuis, cette légère augmentation permettra le maintien des services de santé au même niveau que l’an dernier.

ÉSF s’accorde avec la proposition du ministre Melanson de réduire le nombre d’organismes, de conseils et de commissions. À cet effet, ÉSF avait proposé dans son mémoire sur la révision stratégique des programmes, l’élimination du Conseil de la santé. Son abolition n’aurait aucun effet sur les soins et les services offerts aux patients. De plus, les régies ont la capacité de faire par elles-mêmes les sondages actuellement menés par ce conseil.

Suivant la même logique, ÉSF est d’avis que le nombre de membres du Conseil d’administration de la régie Vitalité pourrait passer de 15 à 13, 11 ou même 9 individus, à condition que ceux-ci soient élus par suffrage. L’élimination de toute nomination politique et partisane permettrait au gouvernement d’assurer le respect des droits de la communauté francophone, en plus de donner à la régie les moyens pour une saine gestion.

Enfin, ÉSF s’inquiète des répercussions du transfert de plusieurs services gérés par les régies vers le secteur privé, comme l’entretien des équipements informatiques et l’archivage des dossiers médicaux. Une telle approche déshabille encore une fois la communauté francophone de son expertise pour la transférer à des institutions anglophones. Les cas de FacilicorpNB et AmbulanceNB en sont des exemples flagrants. Dr Dupuis précise que la régie Vitalité peut fort bien gérer ce dossier tout en y faisant des économies.