Tout document publié en 2008

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Le Nord a droit à sa part

Est-ce que Beauséjour – Georges-Dumont – serait en train de se tirer dans le pied? Lorsque les gens de Georges-Dumont lèvent le nez sur le Nord en affirmant que de s’unir avec les régies de Bathurst, Campbellton et Edmundston, serait rétrograde pour eux, ils coupent les ponts avec leurs alliés potentiels.
Aujourd’hui, Beauséjour décide de poursuivre le gouvernement pour obtenir une certaine dualité en santé. Ce qu’ils veulent, c’est que les services spécialisés offerts à Saint-Jean soient aussi offerts à Georges-Dumont.

S’ils devaient gagner et qu’il devait y avoir une certaine dualité, est-ce que la nouvelle Régie A et le ministère vont installer ces nouveaux services à Georges-Dumont, où réside le 1/4 de la population francophone concernée, ou dans le
Nord ou résident les 3/4 de la population francophone? Est-ce illogique d’implanter ces services dans le Nord avec tous les coûts que ça implique?
Est-ce plus logique de vouloir implanter ces services à Georges-Dumont où il vit le 1/4 de la population concernée? Est-ce plus logique d’implanter ces services en double dans le Sud ou dans le Nord, où ils sont inexista Est-ce que Beauséjour – Georges-Dumont – serait en train de se tirer dans le pied?

Lorsque les gens de Georges-Dumont lèvent le nez sur le Nord en affirmant que de s’unir avec les régies de Bathurst, Campbellton et Edmundston, serait rétrograde pour eux, ils coupent les ponts avec leurs alliés potentiels.
Aujourd’hui, Beauséjour décide de poursuivre le gouvernement pour obtenir une certaine dualité en santé. Ce qu’ils veulent, c’est que les services spécialisés offerts à Saint-Jean soient aussi offerts à Georges-Dumont. S’ils devaient gagner et qu’il devait y avoir une certaine dualité, est-ce que la nouvelle Régie A et le ministère vont installer ces nouveaux services à Georges-Dumont, où réside le 1/4 de la population francophone concernée, ou dans le Nord ou résident les 3/4 de la population francophone?

Est-ce illogique d’implanter ces services dans le Nord avec tous les coûts que ça implique? Est-ce plus logique de vouloir implanter ces services à Georges-Dumont où il vit le 1/4 de la population concernée? Est-ce plus logique d’implanter ces services en double dans le Sud ou dans le Nord, où ils sont inexistants? Un influx de services spécialisés dans le Nord aurait un impact pas seulement du côté de la santé, mais aussi dans tout le développement du Nord.

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Santé: le bâillon n’impressionne pas les francophones

MONCTON – L’imposition du bâillon par le gouvernement Graham pour limiter le nombre d’heures de débats sur le projet de loi 34 sur la gouvernance en santé ne recueille pas beaucoup d’appuis dans la communauté francophone.
Jeannot Volpé a parlé pendant plus de 30 heures consécutives sur le sujet, ce qui empêche de passer à la deuxième lecture du projet de loi. Le leader parlementaire a donc déposé une motion pour mettre un terme à ce stratagème, mercredi dernier. Cette motion sera
débattue mardi.
En attendant la suite de cette saga, deux groupes dénoncent les agissements du gouvernement Graham dans ce dossier. La Coalition de
la santé du Nouveau-Brunswick et le Comité pour l’égalité en santé exhortent le gouvernement Graham « à respecter les procédures
démocratiques en vigueur à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick ». Ils qualifient les actions du gouvernement Graham comme étant « des attaques répétées aux principes de démocratie » dans le dossier de la réforme de la santé.
« Ça va dans la même veine que le reste de leur stratégie. Ils ont d’abord fait en sorte que le projet de loi 34 devienne loi dès la
première lecture, ce qui ne se voit jamais. Puis, ils ont poussé la chose un peu plus loin avec la clause 17 qui interdit tout recours
devant les tribunaux. Maintenant, ils mettent fin au débat », déplore Dr Hubert Dupuis, président du Comité pour l’égalité en santé.
Selon lui, le flibuste du chef de l’opposition était le seul recours disponible pour ceux qui sont contre la réforme.
« Ça nous a permis de nous donner du temps pour nous organiser.C’est certain que 30 heures (à parler du projet de loi), c’est beaucoup.
Mais c’est le seul recours que nous avions. Jusqu’à maintenant, le ministre Murphy n’a montré aucune ouverture par rapport aux
préoccupations des gens. Il a eu quelques belles paroles dans les médias, mais c’est tout », affirme Dr Dupuis.
Pour sa part, Roger Doiron, coprésident de la Coalition de la santé du Nouveau-Brunswick, estime que le gouvernement Graham
commence à jouer à un jeu dangereux.
« Le gouvernement de Shawn Graham pose de plus en plus de gestes dangereux contre la démocratie. Le gouvernement doit respecter la volonté des citoyens qui désirent un vrai débat sur les effets et les conséquences de la réforme de la santé », affirme-t-il.
La Coalition demande au gouvernement Graham d’abandonner son projet de loi et de lancer une vaste consultation publique sur la
santé.
« Le gouvernement Graham doit également, dans le respect des droits démocratiques, retirer son projet de loi et doit entreprendre une
vraie consultation publique par la publication d’un livre blanc sur l’état de notre système de santé », estime M. Doiron.
En bref…Selon le président du Comité pour l’égalité en santé, le premier ministreShawn Graham a refusé de rencontrer son
regroupement. Au dire de Hubert Dupuis, M. Graham se dit trop occupé pour écouter leurs doléances. « Ils semblent vouloir mener à
leur façon et imposer leur volonté s.ans discuter », mentionne  Hubert Dupuis.

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Une coalition antifrancophone?

M. le premier ministre Graham, ma lettre dénonce la réforme de la santé du ministre Murphy. Le jour où cette loi inique sera votée sera un jour sombre pour la démocratie au Nouveau-Brunswick. Je déchirerai ma carte de membre du parti libéral du Nouveau-Brunswick le jour même.

Cette réforme nie le statut d’institution acadienne et francophone à la Régie régionale de la santé Beauséjour. Le ministre refuse à ce
jour d’inscrire dans la loi que la Régie A sera francophone.

Cette réforme concrétise les inégalités flagrantes déjà existantes au niveau de la santé pour les francophones; à savoir que la Régie A
ne possède pas et ne possédera pas les mêmes services tertiaires que la Régie B.

L’agence de services non cliniques à Saint-Jean entraînera des pertes d’emplois dans tous les hôpitaux, en plus d’empêcher les
francophones de gérer eux-mêmes tous leurs services.

Bref, la réforme de la santé n’améliorera pas les soins de santé offerts aux patients francophones et n’engendrera pas les économies
promises.

Je suis très inquiète, car les agissements de votre gouvernement dans les dernières semaines m’amènent à croire à une coalition
antifrancophone.
« Shame on you » M. Graham et M. Murphy!

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Très déçu de la réforme Murphy

Monsieur le premier ministre, je viens vous présenter mon opinion au sujet de la réorganisation des régies régionales de la santé
annoncée par Michael Murphy, ministre de la Santé, le 11 mars 2008.
Après avoir pris connaissance du contenu de la proposition du ministre Murphy, j’étais très déçu de voir la façon dont on avait manipulé
cette question des régies. Ayant travaillé toute ma vie pour améliorer le fait acadien et francophone au Nouveau-Brunswick, je peux
vous assurer que j’en suis encore assez troublé. Des fois, je me demande s’il n’y a pas un plan afin de faire en sorte que nous ne
puissions avoir les mêmes droits que les anglophones dans cette province qui est aussi la nôtre.
Ainsi, quelques années passées, j’ai dû me rendre à l’Hôpital de Saint-Jean pour un problème cardiaque. Je peux vous dire que le fait
d’être traité en français n’était pas la priorité. Pourtant, vous savez mieux que moi que les services hautement spécialisés, comme la
neurochirurgie, les unités de soins aux brûlés, les soins néo-natals ainsi que les soins du coeur et la traumatologie ne sont offerts que
dans les hôpitaux anglophones. Et que par surcroît, nous n’avons pas droit aux mêmes traitements quand on pense aux services dans
notre langue. Monsieur le premier ministre, où est le « fair-play? » Et voilà que le ministre Murphy vient ajouter un projet qui est
inacceptable selon moi, ainsi que pour la population francophone du Nouveau-Brunswick. J’ose espérer que vous allez tenir compte des
propositions contenues dans la lettre datée du 18 mars, qui a été signée par nombreuses personnalités acadiennes et francophones.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le premier ministre, l’expression de ma plus haute estime pour la peine que vous vous donnez afin de
faire de notre province un endroit où les deux groupes linguistiques peuvent avoir droit aux mêmes services.

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