Système de santé: les médecins veulent jouer un plus grand rôle

Afficher le reportage au complet

le mardi 4 septembre, 2012

FREDERICTON – Les médecins de la province demandent au gouvernement de leur permettre de se porter candidats lors des élections aux Conseils d’administration des réseaux de santé.

Après une consultation à laquelle ont pris part plus de 400 médecins de la province, la Société médicale du Nouveau-Brunswick a rendu public le mémoire qu’elle a présenté à la ministre de la Santé, Madeleine Dubé, plus tôt cet été. Dans le premier des 10 chapitres de ce mémoire, la Société médicale exprime le souhait que les médecins soient davantage impliqués dans la gestion du réseau de santé de la province.

«Pour mieux tirer parti de nos chefs de file au cours des quatre prochaines années, voici ce que doit faire le gouvernement: “Modifier la Loi sur les régies régionales de la santé afin d’ajouter les dirigeants des organismes de personnel médical en tant que membres d’office du Conseil d’administration et éliminer l’interdiction aux médecins de se porter candidats lors de l’élection du conseil’’», peut-on lire en tête de liste d’une série de recommandations contenues dans le mémoire.

Le vice-président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, le Dr Robert Desjardins, explique que cela permettrait aux conseils d’administration des réseaux de santé d’avoir accès à l’expertise de médecins qui œuvrent en première ligne dans le réseau de santé.

«Essentiellement, c’est de s’assurer de tirer le meilleur de l’expertise des médecins de première ligne, afin d’obtenir leurs recommandations sur la façon d’améliorer le système de santé. On considère que les gens les mieux placés pour voir comment le système fonctionne sont ceux qui sont en première ligne», explique le Dr Desjardins.

«On aimerait que l’on facilite son rôle de revendicateur de l’intérêt du patient», ajoute-t-il en faisant référence à un autre passage du mémoire.

«Appuyer les médecins désireux de défendre de manière responsable les droits des patients en créant pour les réseaux de santé des statuts et règlements ainsi qu’une réglementation qui encouragent et valorisent l’apport des médecins», est-il inscrit dans le document.

Le texte suggère également que «chaque Néo-Brunswickois doit avoir un médecin de famille personnel et mérite l’accès rapide aux soins primaires dans un lieu approprié».

Il met aussi l’accent sur le fait qu’il faut «encourager les médecins à pratiquer en nombre adéquat dans les régions de la province qui en ont le plus besoin, ce qui est actuellement impossible compte tenu de notre système de numéros de facturation archaïque».
D’autres recommandations

Le mémoire de l’Association médicale est divisé en 10 chapitres, dont certains traitent de l’importance d’inciter les Néo-Brunswickois à adopter des modes de vie sains, soulignant au passage que la province est une des pires au Canada en ce qui a trait au taux d’obésité.

Le document offre aussi des propositions afin de mieux traiter les aînés en s’assurant qu’ils soient placés dans les établissements qui répondent adéquatement à leurs besoins en matière de soins.

Il suggère également un nouveau modèle de financement des soins de santé qui soit orienté vers les besoins des patients plutôt que d’être alloué aux établissements.