Semaine nationale de sensibilisation au cancer du col utérin

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Puisque la semaine du 22 au 28 octobre marque la Semaine nationale de sensibilisation au cancer du col utérin, je crois qu’il s’agit de l’occasion idéale d’informer vos amies, votre mère, vos sœurs et vous‑même au sujet du cancer du col utérin, une maladie qui touche un si grand nombre de femmes. Chaque femme doit être vigilante à propos du cancer du col utérin et savoir ce qu’elle peut faire pour le prévenir et le détecter de façon précoce. Il s’agit aussi d’une excellente façon de vous souvenir de prendre un rendez-vous pour avoir le test Pap que vous remettiez peut-être à plus tard.

Cette année, plus de 1 000 Canadiennes recevront un diagnostic de cancer du col utérin, et on s’attend à ce que près de 400 femmes en meurent. Au Nouveau-Brunswick, on estime qu’en 2012, environ 30 femmes recevront un diagnostic de cancer du col utérin et que 10 en mourront. Je suis convaincu qu’en sensibilisant les femmes au cancer du col utérin et en encourageant les femmes d’avoir régulièrement un test Pap et à recevoir le vaccin contre le papillomavirus (VPH), nous pourrons sauver de nombreuses vies au Nouveau-Brunswick.

Dépistage régulier

L’an dernier, de nouvelles lignes directrices en matière de pratique clinique pour le dépistage du cancer du col utérin ont été publiées par le Réseau du cancer du Nouveau-Brunswick afin d’optimiser les pratiques de dépistage dans l’ensemble de la province. Ces lignes directrices sont fondées sur les données les plus probantes ainsi que sur les recommandations formulées par un groupe de travail de professionnels et d’intervenants du réseau de la santé du Nouveau-Brunswick. Les deux changements les plus importants sont l’âge auquel commencera le dépistage et la fréquence du test Pap.

Ces nouvelles lignes directrices en matière de dépistage du cancer du col utérin recommandent que le dépistage du cancer (au moyen du test Pap) commence à l’âge de 21 ans ou trois ans après la première activité sexuelle (ce qui comprend la pénétration ou une activité sexuelle où la bouche ou les mains d’un partenaire, peu importe son sexe, entrent en contact avec les parties génitales), selon la dernière de ces éventualités. Par exemple, si vous devenez active sexuellement à l’âge de 18 ans, vous n’aurez pas un test Pap avant d’avoir atteint 21 ans. Cependant, si vous n’êtes devenue active sexuellement qu’à l’âge de 24 ans, vous n’aurez pas votre premier test Pap avant l’âge de 27 ans. Un dépistage annuel est recommandé jusqu’à ce qu’une femme ait obtenu des résultats négatifs à trois tests consécutifs. Après trois tests consécutifs aux résultats négatifs, on peut passer à un test Pap tous les deux ou trois ans. Pour ce qui est des femmes n’ayant pas eu de test depuis plus de cinq ans, elles doivent avoir un test annuel jusqu’à l’obtention de résultats négatifs à trois tests consécutifs. Ensuite, elles pourront aussi avoir le test tous les deux ou trois ans.

Vaccination

Un élément essentiel de la prévention du cancer du col utérin est le vaccin contre le VPH. Il est démontré que le fait d’être vaccinée contre le papillomavirus (VPH) permet de prévenir les cas de VPH responsables de 70 % des cas de cancer du col utérin.

Le vaccin contre le VPH est approuvé pour les femmes de 9 et 45 ans dans la prévention de cancers du col utérin. Il est le plus efficace s’il est administré avant les premières relations sexuelles. Ici, au Nouveau-Brunswick, le programme scolaire d’immunisation contre le papillomavirus, subventionné par la Santé publique, offre gratuitement le vaccin aux filles en septième année. Même s’il n’est pas subventionné en dehors de ce programme, le vaccin est offert dans les pharmacies du Nouveau-Brunswick.

Même si elles ont reçu le vaccin, toutes les femmes qui sont actives sexuellement devraient avoir régulièrement un test Pap puisque le vaccin ne prévient pas toutes les infections à VPH à l’origine du cancer du col utérin.

Le moment est-il venu pour vous d’avoir le test Pap?

Selon les données de l’Agence de la santé publique du Canada, 15 % des femmes n’auraient jamais fait l’objet d’un dépistage du cancer du col utérin alors que 30 % n’auraient pas eu le test au cours des trois dernières années. Mes collègues et moi jugeons ces statistiques inquiétantes. Un dépistage régulier est indispensable à la détection du cancer du col utérin. Les femmes qui ne font pas régulièrement l’objet d’un dépistage sont plus à risque de développer la maladie (une femme sur 28 comparativement à une femme sur 150 chez celles qui ont régulièrement un test). Une bonne connaissance des pratiques de prévention et de dépistage est essentielle pour parvenir à diminuer le nombre de femmes qui meurent inutilement de ce cancer très facile à prévenir.

Puisque le dépistage du cancer du col utérin sauve des vies, le Réseau du cancer du Nouveau-Brunswick s’est associé à la Fédération des femmes médecins du Canada et à la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada pour organiser des cliniques de tests Pap ouvertes aux femmes partout au pays. Plusieurs cliniques du Nouveau-Brunswick participeront en offrant des tests Pap la semaine prochaine. Si vous êtes l’une des nombreuses femmes de la province pour qui le temps est venu d’avoir un test Pap,consultez la liste de cliniques participantes dans votre région ou communiquez avec votre fournisseur de soins de santé afin de prendre un rendez-vous à cet effet.

J’espère que la Semaine nationale de sensibilisation au cancer du col utérin vous incitera à vous demander si le moment est venu d’avoir un test Pap et à vous renseigner sur le cancer du col utérin, sur l’importance du dépistage et de la vaccination et sur le fait que ce type de cancer peut être prévenu. Le dépistage sauve des vies : c’est aussi simple que ça.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le dépistage du cancer du col utérin,visitez notre site Web.