Sclérose en plaques: un traitement contesté financé par le gouvernement du N.-B.

le jeudi 16 mai, 2013

FREDERICTON – Le gouvernement du Nouveau-Brunswick continuera d’aider financièrement les patients atteints de sclérose en plaques qui désirent suivre un traitement contesté qui n’est toujours pas offert au Canada.

Le ministre des Finances, Blaine Higgs, a indiqué jeudi qu’un montant de 75 000 $ a été prévu au budget cette année pour ceux et celles qui veulent se soumettre au traitement dit «de libération», développé par le médecin italien Paolo Zamboni.

Le gouvernement a alloué un total de 475 000 $ sur une période de trois ans pour ce programme. Les demandes reçues ont toutefois été moindres que ce qui avait été prévu, de sorte que seulement 210 000 $ ont été dépensés jusqu’à maintenant.

Quatre-vingt-quatre personnes qui désiraient suivre le traitement ont reçu 2500 $ chacune.

Alors que certains patients qui ont subi le traitement – qui consiste à débloquer des veines du cou – ont déclaré que cela avait amélioré leur santé, de nombreuses études ont démontré que cette technique n’est pas efficace.

Jessesa Mitchell, une porte-parole de la section atlantique de la Société canadienne de la sclérose en plaques, a indiqué que l’organisme respecte la décision des patients qui souhaitent se prémunir du programme. Mais elle a ajouté que cet argent serait peut-être plus utile s’il était investi dans le nouveau programme provincial de médicaments d’ordonnance qui devrait être lancé au cours de la prochaine année.

Alors que les autres provinces attendent les résultats des études cliniques, le Nouveau-Brunswick est la seule province qui alloue une aide financière aux patients atteints de sclérose en plaques qui désirent suivre le traitement.