Réseau de santé Vitalité: le renvoi injustifié de Rino Volpé

Moncton

Le 21 novembre, nous avons appris avec stupéfaction le renvoi du président-directeur général du Réseau de santé Vitalité, Rino Volpé, de votre main, monsieur le ministre Victor Boudreau. Les raisons évoquées au deuxième paragraphe de votre lettre de renvoi nous obligent à répondre à de telles affirmations.

Vous avez écrit et je cite: «Au cours de la dernière année, le Réseau de santé Vitalité a refusé de collaborer avec les intervenants régionaux pour améliorer les résultats sur la santé des citoyens de la région».

Monsieur le ministre, ici, vous mettez en cause le Réseau de santé Vitalité de manquer de collaboration et non pas son président-directeur général. 

Ceci est un affront au Réseau de santé Vitalité qui n’a cessé d’améliorer ses indicateurs de rendement et de fonctionnement depuis février 2013 (date d’embauche de M. Volpé) pour atteindre le sommet entre les deux régies de santé. De plus, les indicateurs de qualité n’ont cessé de s’améliorer au fur et à mesure depuis février 2013. De surcroît, la Régie Vitalité est en train de se doter d’un plan de services cliniques pour mieux répondre aux besoins de santé de sa population, et ce, après avoir évalué les besoins de sa population. Nous affirmons que le Réseau de santé Vitalité a hautement collaboré et a grandement amélioré les résultats de santé de sa population régionale.

Monsieur le ministre, vous avez écrit: «Je crois comprendre que le Réseau Vitalité a retiré sa participation à presque tous les comités provinciaux». À nouveau, monsieur le ministre, vous portez atteinte à la réputation du Réseau de santé Vitalité au lieu de rechercher des causes de renvoi de son président-directeur général. Le Réseau de santé Vitalité a continué à participer aux comités nécessaires au bon fonctionnement du réseau de même qu’aux bons soins de sa population. De façon assez surprenante, votre affirmation n’a pas été vérifiée auprès de la haute direction du réseau, du président-directeur général, du président du conseil d’administration ou de son conseil. La question se pose, chez qui donc avez-vous été quérir vos renseignements pour qu’ils soient aussi erronés?

Vous avez avancé ceci: «Tout récemment, le Réseau de santé Vitalité a refusé de collaborer avec les agents de négociation des travailleurs de la santé en ce qui a trait au niveau de préparation du Réseau Vitalité pour traiter les patients qui pourraient être infectés de la maladie du virus Ebola». 

Monsieur le ministre, rien n’est plus loin de la réalité. Le Réseau de santé Vitalité, notamment ses représentants, a été celui qui a participé le plus aux rencontres, aux réunions et aux comités provinciaux ayant trait au virus Ebola. Nos représentants ont été les chefs de file sur tous les plans quant à la maladie du virus Ebola. Par ailleurs, un de nos centres hospitaliers a été désigné comme centre de référence pour les tests de dépistage provinciaux et l’un des deux centres désignés pour le soin des malades atteints de la maladie du virus Ebola. Monsieur le ministre, votre lettre porte atteinte au Réseau de santé Vitalité de façon fort erronée.

Monsieur Boudreau, vous avez écrit: «Dans l’ensemble, pendant la dernière année, je crois comprendre que vous avez négligé ou refusé de travailler avec les divers paliers du gouvernement, les ministères de la Santé et du Développement social ainsi que les associations et les groupes professionnels».

Au niveau municipal, le président de l’Association des municipalités francophones du Nouveau-Brunswick siège au Conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité. Lui et le président-directeur général ont une excellente relation de travail. Au niveau provincial, le président-directeur général a participé et travaillé à toutes les instances du ministère de la Santé, ayant même coprésidé plusieurs initiatives du ministère de la Santé comme, par exemple, le secrétariat du renouveau en santé et le Conseil sur l’innovation et les efficiences du système de soins de santé, il participe au Conseil de la Santé du N.-B., Facilicorp Nouveau-Brunswick et Ambulance Nouveau-Brunswick. Il entretenait une relation de travail avec John McGarry (président-directeur général du Réseau de santé Horizon) ainsi que l’ancien ministre de la Santé, Hugh John Flemming. 

En ce qui a trait aux groupes associatifs et professionnels, nous, les médecins du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, n’avons aucun fait nous permettant de croire à un refus de travailler ou de collaborer.

Tel que démontré ci-haut, nous, les médecins du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, sommes venus à la conclusion que vos raisons avancées pour le renvoi du président-directeur médical, Rino Volpé, sont injustifiées et inexactes.

Monsieur le ministre, étant donné qu’il n’y a pas de raisons justifiant le renvoi de Rino Volpé, en tant que président-directeur général du Réseau de santé Vitalité, vous n’avez d’autre choix que de le réinvestir de ses fonctions.