Régime d’assurance-médicaments pour les Néo-Brunswickois non assurés

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Régime d’assurance-médicaments pour les Néo-Brunswickois non assurés

par Le ministre de la Santé, Hugh J. Flemming à 9 h 05 min

Au Nouveau-Brunswick, quelque 70 000 familles sont contraintes de faire le choix entre acheter les médicaments dont elles ont besoin et mettre du pain sur la table. Il y a de ces personnes qui ne peuvent se permettent des médicaments de base pour traiter leurs problèmes de tension artérielle et qui finissent par avoir un AVC ou une crise cardiaque qui les laisse handicapées, et ce, après avoir reçu des soins hospitaliers valant des centaines de milliers de dollars.

Qui sont ces personnes? Des gens ordinaires qui triment dur et qui n’ont pas le luxe de travailler pour un employeur offrant un régime d’assurance-médicaments.

En décembre dernier, le gouvernement provincial a présenté un rapport produit par le Comité consultatif des prestations‑maladie présidé par l’un de mes prédécesseurs, le Dr Dennis Furlong. Le rapport du Comité constituera le fondement du nouveau régime d’assurance‑médicaments.

Le Comité consultatif des prestations-maladie a été créé par la Société d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick, et le régime d’assurance‑médicaments est l’une des recommandations formulées dans l’initiative Ensemble pour vaincre la pauvreté : Le plan d’inclusion économique et sociale du Nouveau-Brunswick. Le régime a été élaboré conjointement par des représentants élus, des représentants du gouvernement, des représentants du monde des affaires, des organisations sans but lucratif et des personnes qui ont vécu dans la pauvreté.

Pendant les réunions qui ont mené au développement de l’initiative, les participants ont entendu des récits de gens qui n’ont pas les moyens d’avoir un travail. Pourquoi? Parce qu’ils ont besoin de médicaments coûteux couverts par le plan provincial de médicaments qu’ils devraient abandonner pour accepter un emploi au bas de l’échelle.

Le gouvernement provincial veut se doter d’un régime d’assurance‑médicaments qui soit juste pour la population, pour les employeurs et pour les contribuables. Le Dr Furlong affirme que si tout est bien planifié, il pourrait s’agir de la plus importante avancée en matière de soins de santé dans la province depuis la création de l’Assurance‑maladie.

Je crois qu’il a raison. Toutefois, je comprends que dans une conjoncture économique difficile, les employeurs font tout en leur possible pour que les affaires continuent de rouler. J’espère également que les employeurs comprennent qu’une main d’œuvre productive est une main d’œuvre en santé qui requiert moins de congés de maladie. Un employeur doté d’un régime d’assurance‑médicaments est bien plus attirant qu’un autre qui en est dépourvu.

C’est la raison pour laquelle le gouvernement veut un régime équitable tant pour les résidents de la province que pour les employeurs, ce qui signifie que les employés contribueront en fonction de leur capacité à payer et que les employeurs auront leur mot à dire dans l’élaboration du régime.

Ce régime ne constitue pas un programme social. Il s’agira d’un régime d’assurance qui contribuera à la viabilité du système de soins de santé en donnant aux Néo-Brunswickois l’accès aux médicaments dont ils ont besoin pour gérer leur état de santé, ce qui aurait pour effet de freiner la hausse des coûts des soins de santé.

J’ai veillé à la formation d’un comité consultatif de mise en œuvre composé de gens éminents des quatre coins de la province. Ces gens respectés contribueront grandement aux travaux effectués et veilleront à ce que les préoccupations de tous les intervenants soient entendues.

Le comité de mise en œuvre fournira au ministère de la Santé des conseils stratégiques et du soutien au sujet de la meilleure façon de mettre en œuvre le nouveau plan provincial de la santé. Le comité aura pour responsabilités de :

  • donner un avis sur les décisions clés concernant la mise en œuvre du plan;
  • donner un point de vue sur les préoccupations des intervenants, y compris les propriétaires de petites entreprises et des conseils sur la façon de les régler;
  • participer à l’élaboration et à la prestation de la stratégie de communication.

Il y a beaucoup de travail à faire. J’assure la coprésidence du comité et je peux vous affirmer que les membres du comité et moi sommes prêts à nous retrousser les manches et à entreprendre des discussions qui auront pour but de garantir qu’aucun résident de cette province ne connaisse la pauvreté à cause des prix de ses médicaments ou ne puisse gérer une maladie chronique parce qu’il n’a pas les moyens d’acheter les médicaments dont il a besoin.

Dans mon prochain billet, je vous parlerai des préoccupations relatives à certains médicaments onéreux et de la façon dont le nouveau régime tiendra compte de ce problème.