Plan de santé: la promotion coûte cher Plus de 700 000 $, selon une coalition

EDMUNDSTON – Selon la Coalition de la santé au Nouveau-Brunswick, plus de 700 000 $, et probablement au-delà, ont été dépensés jusqu’ici par le gouvernement Graham pour faire la promotion de son Plan provincial de la santé. Des représentants de la Coalition étaient de passage à Edmundston, hier soir, pour discuter de l’avenir des soins de santé de la réforme
du ministre Michael Murphy. Disant se baser sur des données obtenues en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, le coprésident de la Coalition, Roger Doiron, a souligné que plus de 700 000 $, d’après ce que l’organisme a pu apprendre, ont été dépensés jusqu’à présent pour en faire la promotion.

Il cite en exemple des montants de 228 000 $ pour l’organisation du Sommet de la santé à Saint-Jean, 35 000 $ pour une tournée dans les hôpitaux de la province, 94 000 $ pour le dépliant distribué par la poste et 108 000 $ pour des annonces publicitaires. Selon M. Doiron, des contrats de 50 000 $ et de 217 000 $ ont aussi été accordés à des compagnies privées appartenant à des
membres proches du Parti libéral. « Ce sont les montants dont on a pris connaissance. Et il y en a sûrement d’autres », a dit M. Doiron.

Inquiétudes
Comme ailleurs dans la province, le Nord-Ouest s’inquiète aussi des répercussions de cette réforme sur la qualité des services et des
pertes d’emplois possibles. Chirurgien à la retraite, le docteur Jeannot Castonguay ne semble guère impressionné par ce qui se trame actuellement dans le système de santé. « Lorsque j’aurai besoin de soins de santé, j’espère que je pourrai les obtenir chez nous et qu’on ne devra pas me transférer dans le
Sud. C’est bien plus important pour un gouvernement de travailler avec les gens de la base, c’est plus solide. Il n’y a pas de honte à faire un retour en arrière. Le système fonctionnait bien malgré ses faiblesses. La province n’a qu’à développer des incitatifs pour favoriser la coopération entre les régies », a dit M. Castonguay, ex-député fédéral libéral.

L’ancienne présidente de la Régie régionale de la santé 4, Mona Beaulieu, estime que plus d’une quarantaine d’emplois pourraient être perdus au sein de l’organisation avec le transfert des services non cliniques vers Saint-Jean.
« À l’intérieur de la Régie, on m’a dit que j’en avais trop dit lorsque nous avons fait une récente sortie publique. J’aime mieux parler trop et aviser les gens de ce qui pourrait se passer que de me taire. Le gouvernement va échelonner ses  changements sur deux ou trois ans pour éviter de faire des vagues », a signalé Mme Beaulieu.

Afficher le texte au complet