Murphy se fait rassurant pour Georges-Dumont

BATHURST – Le ministre de la Santé, Michael Murphy, exhorte les dénigreurs de sa réforme de ne plus passer par la bande pour
exprimer leurs doléances. Il garantit que les communautés francophones et l’Hôpital régional Dr-Georges-L.-Dumont de Moncton ne
perdront rien dans sa nouvelle vision de la santé au Nouveau-Brunswick.
« L’avenir de Georges-Dumont sera bon et l’avenir des soins de santé dans le Nord sera bon avec un centre de décision à Bathurst. Le
Nord est au centre des soins de santé. S’il y a des personnes qui ont des craintes ou qui entendent des rumeurs, la seule façon de
clarifier ça est de me questionner directement au lieu de réagir aux rumeurs qui ne sont pas vraies », a lancé le ministre, mardi, durant
son passage à Bathurst pour inaugurer une nouvelle clinique médicale.
M. Murphy est visiblement irrité que tout un chacun tire à boulets rouges, par instruments interposés, sur ses transformations dans
l’administration de la santé dans la province.
À compter de septembre, les huit régies actuelles deviendront deux, soit une à Bathurst, qui servira principalement les communautés
francophones, et une autre à Miramichi, qui fera de même avec les communautés anglophones.
Depuis l’annonce de ces changements, plusieurs groupes acadiens soutiennent que les droits des francophones seront escamotés par
cette nouvelle façon de faire. Pour la énième fois, le ministre a voulu se faire rassurant.
« Je constate qu’il y a une inquiétude dans la communauté acadienne d’avoir perdu quelque chose dans la gouvernance de la santé. Rien
n’a été perdu, rien n’a été gagné. Nous aurons une Régie A qui fonctionnera en français et, dans la loi, nous aurons des éléments pour
que les discussions du conseil d’administration soient en français. Nous aurons des amendements pour garantir la langue de travail dans
les hôpitaux de la province. Nous réaffirmerons ces choses et les clarifierons afin que personne dans la communauté acadienne ne pense
qu’il a perdu quelque chose. Ce n’est pas vrai du tout », a poursuivi M. Murphy.
Le ministre a rappelé que la Loi sur les langues officielles et que l’article 16 de la Charte canadienne pour la préservation des droits des
minorités sont toujours là.
Il a poursuivi que le statut spécial de Georges-Dumont comme institut tertiaire pour les francophones va demeurer intact et que le
centre a fait la demande de devenir un centre de formation universitaire. Il en a profité pour lancer un message aux groupes qui tentent
de tirer profit de l’apparente confusion dans sa réforme.
« Il y a des gens qui pensent autrement et la réforme est utilisée par quelques-uns pour faire la promotion de la dualité. Il n’y aura pas
de dualité en santé au N.-B. Nous aurons un nouveau système avec un espace pour les deux groupes linguistiques, qui pourront faire
leurs affaires dans leurs langues dans les hôpitaux. Et je vais continuer à le dire », a exprimé le ministre

Afficher le texte au complet

Le nouveau Plan provincial de la santé place les besoins des patients en premier

le 1er avril 2008

FREDERICTON (CNB) – Plus de 154 millions de dollars seront investis dans des services de santé nouveaux et améliorés dans les quatre prochaines années, dans la foulée du nouveau Plan provincial de la santé dévoilé aujourd’hui par le ministre de la Santé, Michael Murphy.

Cet investissement de 154 millions s’ajoute au montant estimé de 9 milliards de dollars qui sera nécessaire au maintien des services de santé au cours de la même période.

« Notre nouveau plan de santé trace la voie de la transformation de notre système de santé afin qu’il réponde aux besoins des patients d’aujourd’hui et de demain, a déclaré M. Murphy. Il s’agit d’un système qui met les patients au premier plan et qui sera viable pour les générations futures. »

Transformer le système de santé du Nouveau-Brunswick : le Plan provincial de la santé, 2008-2012, a été rédigé au cours de la dernière année à partir de commentaires recueillis auprès de citoyens, d’intervenants et d’experts en soins de santé du Nouveau-Brunswick, du Canada et d’ailleurs.

« Notre nouveau plan de la santé n’est pas l’aboutissement mais le début d’un processus qui façonnera les soins de santé pour les générations futures de Néo-Brunswickois. Nous prenons les mesures voulues pour conserver ce que notre système de santé a de meilleur et pour renforcer les secteurs dans lesquels, si j’en crois ce que m’ont dit les Néo-Brunswickois, nous ne répondons pas à leurs besoins ou à ceux de leurs enfants. »

Un volet important du plan de santé met l’accent sur les besoins non satisfaits et grandissants dans les domaines des services de santé mentale, des services de traitement des dépendances, des services aux enfants et adolescents et du soutien au nombre croissant de Néo-Brunswickois aux prises avec une maladie chronique telle le diabète.

La meilleure façon d’améliorer la santé des Néo-Brunswickois et d’assurer la viabilité de notre système de soins de santé c’est d’aider les gens à demeurer en santé pour commencer, a précisé M. Murphy. Notre système de santé doit laisser de côté la méthode qui consiste à « trouver le problème et à le rectifier » pour adopter une façon de penser qui consiste à « prévenir, trouver et gérer ». Cela signifie que nous devons favoriser encore davantage le développement sain des enfants et adolescents, consacrer plus d’efforts aux questions telles la santé mentale et le traitement des dépendances, poursuivre l’amélioration des soins de santé primaires et parfaire les stratégies visant à prévenir et mieux gérer les maladies chroniques. »

Le ministre a souligné que pour transformer le système de soins de santé il faut changer la façon de faire.

« Pour y arriver, nous devons implanter un système provincial unique et bien intégré, un système faisant bon usage de nos ressources humaines, infrastructurelles et financières. Nous avons déjà pris des mesures pour moderniser les structures de l’organisation, notamment par la constitution de deux régies régionales de la santé en vue de réduire les dédoublements coûteux. À présent, nous devons mettre l’accent sur l’aspect clinique des soins de santé, là où le nouveau plan de santé prend tout son sens. »

Le Plan provincial de santé est fondé sur six piliers stratégiques.

Ces six piliers sont les suivants :

  1. Atteindre un meilleur équilibre entre les impératifs qui dictent la promotion de la santé et la prestation de soins de santé à ceux qui sont malades.
  2. Améliorer l’accès aux services de santé à l’endroit, au moment et de la façon qui conviennent.
  3. Améliorer l’efficacité globale du système de soins de santé.
  4. Tirer parti des innovations afin d’améliorer la sécurité, l’efficacité, la qualité et l’efficience.
  5. Accorder de l’importance à la qualité dans la planification, la mise en œuvre et la prestation de tous les services de soins de santé.
  6. Amener les partenaires à participer à tous les aspects de la prestation des soins de santé.

Plus d’une centaine d’initiatives fondées sur les piliers stratégiques seront amorcées durant les quatre années où se déroulera le plan. Elles visent à :

  • offrir des services plus près des lieux où les gens vivent, s’instruisent et travaillent;
  • mieux répondre aux besoins des personnes âgées et des personnes atteintes de maladies chroniques afin qu’elles puissent garder leur autonomie le plus longtemps possible et jouir d’une bonne qualité de vie;
  • offrir de meilleurs services aux personnes qui ont des problèmes de santé mentale et à celles qui sont aux prises avec une dépendance afin qu’elles puissent participer pleinement à la démarche du Nouveau-Brunswick en faveur de l’autosuffisance;
  • aider davantage les gens à rester en santé et à mieux gérer leurs problèmes de santé à long terme;
  • s’assurer que chaque enfant jouira du meilleur départ possible dans la vie;
  • améliorer le recrutement et le maintien en poste de professionnels de la santé compétents;
  • améliorer l’accès aux soins de santé dans les régions rurales;
  • revigorer les processus de gouvernance, de gestion et de reddition de comptes;
  • répandre l’utilisation de nouvelles technologies pour appuyer l’amélioration de tous les aspects de la planification, de la gestion et de la prestation des soins de santé;
  • instituer de nouveaux mécanismes visant à favoriser les meilleures pratiques,
  • surveiller le rendement du système et appuyer la participation concrète des citoyens à la transformation du système de santé;
  • constituer une importante nouvelle capacité de recherche et d’innovation au sein du système de soins de santé.

Cette centaine de nouvelles initiatives comprend :

  • la création d’un comité du Cabinet sur le développement de la petite enfance chargé de voir à ce que les enfants du Nouveau-Brunswick reçoivent les services dont ils ont besoin pour jouir d’un bon départ dans la vie;
  • la création de six nouveaux centres de santé communautaires;
  • l’extension à l’échelle de la province d’un programme d’intervention précoce dans le traitement de la psychose pour les enfants et les jeunes adultes et d’équipes mobiles d’intervention rapide pour aider les personnes atteintes de maladie mentale;
  • l’instauration du traitement d’entretien à la méthadone à St. Stephen, Edmundston, Campbellton et Bathurst;
  • la mise sur pied d’un programme provincial d’immunisation et de dépistage dans le but de réduire l’incidence du cancer du col de l’utérus;
  • des mesures incitatives nouvelles ou améliorées pour les médecins, les infirmières, les infirmières praticiennes autorisées et d’autres professionnels de la santé;
  • un programme de soutien permettant aux médecins ruraux d’embaucher des remplaçants pour assurer la relève auprès de leurs patients en leur absence;
  • l’ajout d’au moins 100 nouveaux numéros de facturation pour les médecins sur une période de quatre ans;
  • l’ajout d’une quarantaine d’infirmières praticiennes sur une période de quatre ans;
  • l’inclusion des sages-femmes dans le système public de santé en commençant par huit sages-femmes en 2009;
  • l’établissement de cibles concernant les délais d’attente pour tous les types de chirurgie avant la fin de l’exercice 2008-2009;
  • l’indexation des niveaux de revenu à partir desquels les personnes âgées sont admissibles au Plan de médicaments sur ordonnance de la province. Cette mesure permettra à environ 2 200 personnes âgées de bénéficier du programme une fois pleinement mis en œuvre;
  • l’élaboration continue de la stratégie provinciale de cybersanté, notamment du projet de dossier de santé électronique Un patient, un dossier;
  • la création d’un conseil pour la recherche et l’innovation du Nouveau-Brunswick en matière de santé pour favoriser et soutenir la recherche en santé dans la province.

« Toutes ces initiatives, et les nombreuses autres qui sont inscrites dans le Plan provincial de la santé, nous mettront sur la bonne voie afin de faire du Nouveau-Brunswick une province plus prospère, en meilleure santé, plus productive et plus près de l’autosuffisance, a souligné M. Murphy. Elles contribueront à concrétiser notre vision d’un système de santé qui offre aux gens du Nouveau-Brunswick un accès amélioré à des soins de qualité, qui favorise la santé optimale de la population et qui constitue un excellent exemple de la capacité du Nouveau-Brunswick à effectuer des changements transformationnels. »

Pendant l’année financière 2008-2009, plus de 40 millions de dollars seront investis dans les initiatives contenues dans le Plan provincial de la santé.

Transformer le système de santé du Nouveau-Brunswick : le Plan provincial de la santé, 2008-2012, ainsi qu’un document complémentaire sur toutes les initiatives qui en font partie, peuvent être consultés en ligne à www.gnb.ca/santé.

2008-04-01

Afficher le communiqué au complet

En route vers le privé

Le ministre de la Santé nous dit que sa réforme se fera sans fermeture d’hôpital, sans réduction de services et sans suppression de lits.
Mais cela a déjà été fait. Avec les centres de santé communautaires, tous les services nous ont été enlevés, soit la chirurgie,
l’obstétrique, l’urgence 24 heures, les lits, les postes d’infirmiers et d’infirmières et autres emplois reliés à l’entretien, à la cuisine, etc. Il
n’y avait plus rien à couper.
Et là, le gouvernement nous présente une réduction de régies régionales qui passera de huit à deux. Et tous ces membres nommés et
rémunérés, combien cela va-t-il coûter à la province?
Les anglophones sont en avance dans les soins de santé avec un hôpital de 78 millions $ à Saint-Jean et 41 millions $ pour l’hôpital
anglophone à Moncton, où il y a eu des rénovations et, nous, ici, à Tracadie-Sheila, on a eu un petit 2 millions $ pour agrandir
l’urgence. Et c’est à Miramichi qu’on trouve les spécialistes pour desservir la région.
Pourquoi tant de différence entre les anglophones et les francophones?
Le gouvernement nous pré-sente une réforme qui va nous mener, un jour, vers un système privé. Personne n’aura les moyens de se
faire soigner.
Et toujours plus d’argent pour les anglophones et des miettes pour les francophones, et ce, dans tous les domaines.

Afficher le texte au complet