Nouveau scanneur à Moncton: «Chaque personne qui a besoin de cette machine y aura accès»

le vendredi 1 mars, 2013

MONCTON – Le ministre de la Santé se fait rassurant quant au nombre d’examens autorisés pour le nouveau scanneur TEP/TDM du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont. «Chaque personne qui a besoin de cette machine y aura accès», promet Hugh John Flemming.

L’appareil de tomographie par émission de positrons et tomodensitomètre, communément appelé scanneur TEP/TDM, a fait la manchette en novembre 2012 pour son nombre limité d’examens autorisés par le ministère de la Santé.

Fredericton finance 1000 examens par année partagés entre le scanneur du Centre hospitalier universitaire (CHU) Dr-Georges-L.-Dumont et celui de l’Hôpital régional de Saint-Jean. Pour 2012, 600 examens avaient été alloués à Saint-Jean et 400 pour Georges-L.-Dumont.

Des médecins du principal centre hospitalier francophone de la province avaient tiré la sonnette d’alarme en novembre craignant d’atteindre la limite d’examen en décembre plutôt qu’en mars de l’année suivante. Le scanneur serait alors demeuré inutilisé durant plus de trois mois alors que les besoins pour cet appareil d’imagerie médicale sont constants dans la lutte contre le cancer.

Le ministre de la Santé, Hugh John Flemming, avait alors promis de réviser personnellement le dossier. Il s’est fait des plus rassurant à ce sujet, vendredi, lors de l’inauguration officielle du scanneur en fonction depuis juillet 2012.

Selon lui, les estimations du ministère quant au nombre d’examens nécessaires se sont avérées un peu trop basses l’an dernier, mais cet exercice comptable n’est pas directement lié au fonctionnement de l’appareil.

«Il n’y aura pas de patient privé des soins dont il a besoin. En toute bonne foi, ma conscience ne me le permettrait pas. Nous devons faire un budget et estimer l’utilisation et le nombre de patients, mais la santé des gens qui ont besoin de cette machine pour lutter contre le cancer ne sera pas compromise. Ça n’arrivera pas», a-t-il déclaré.

«Nous allons nous fier à l’année dernière pour faire de nouvelles estimations et nous ferons les ajustements nécessaires en cour de route. Nous serons peut-être encore un peu à côté, mais il n’y a pas de raison de paniquer. Un budget est un budget et une estimation est une estimation. Des fois, vous êtes un peu au-dessus, des fois au-dessous, mais il faut quand même planifier notre budget. Il n’y a pas de raison de s’inquiéter», a dit M. Flemming.

La répartition du millier de tests autorisés, 40 % pour Georges-L.-Dumont et 60 % pour Saint-Jean, pourrait-elle être modifiée?

«Ça peut certainement changer, a répondu le ministre. On ne sait pas combien de gens seront atteints du cancer l’an prochain. La population change et se déplace. Chaque scanneur dessert une grande partie du N.-B.»

Le directeur par intérim du Service d’imagerie médicale du centre hospitalier universitaire, le Dr Daniel de Yturralde, se dit confiant qu’aucune pression ne sera exercée sur les médecins pour qu’ils limitent leur utilisation du scanneur TEP/TDM.

Cela n’empêche pas le Dr de Yturralde de souhaiter que l’utilisation de l’appareil puisse «s’adapter à la demande».

«C’est colossal tout ce que l’on pourrait faire avec. En ce moment, dans la province, on se limite au cancer. Comme tous les outils qui arrivent, nous allons nous adapter.»

Daniel de Yturralde admet qu’à 400 examens par année les besoins pourraient dépasser l’offre et que des patients pourraient voir leur rendez-vous retardé.

«L’an prochain, nous espérons réajuster les chiffres (d’examens budgétés)», a-t-il dit.

Le ministère de la Santé a accordé 7 millions $ pour les coûts de conception et de construction, tandis que la Fondation Hôpital Dr-Georges-L.-Dumont a versé 2,3 millions $ pour l’achat de l’appareil.