Nous avons besoin d’un nouvel accord sur la santé.

L’Accord sur la santé de 2004 est une entente entre les provinces, les territoires et le gouvernement fédéral. Cet accord est très important, car il fournit aux provinces un financement stable et il établit des normes nationales en matière de soins de santé.

Le présent accord sur la santé expire le 31 mars 2014 et le gouvernement fédéral de Stephen Harper refuse de le renégocier.

Non seulement l’Accord sur la santé de 2004 a-t-il augmenté la part fédérale du financement des soins de santé en injectant 41,2 milliards $ de nouveaux fonds au cours des 10 années suivantes, mais il a également permis le renouvellement de la relation entre les gouvernements fédéral et provincial. Il a de plus contribué à stabiliser notre système de soins de santé en fixant des objectifs visant l’amélioration de la qualité, de l’accessibilité et de la viabilité de notre système public de soins de santé.

Alors que le gouvernement fédéral établit les normes nationales en matière de soins de santé, les provinces s’occupent de la prestation des services.

Je suis très inquiète que le refus de renégocier l’Accord sur la santé puisse éliminer tout contrôle que détient le gouvernement fédéral en vue d’assurer que les provinces respectent les cinq principes de la Loi canadienne sur la santé: la gestion publique, l’intégralité, l’universalité, la transférabilité et l’accessibilité.

Je suis également très préoccupée par le fait que les actions du gouvernement conservateur fédéral au cours des dernières années vont engendrer la perte des gains réalisés par l’Accord sur la santé de 2004.

En décembre 2011, le gouvernement conservateur fédéral a imposé un accord de financement, sans consulter les provinces au préalable, qui réduira le financement national de 36 milliards $ et celui du Nouveau-Brunswick de 715 millions $ au cours des dix prochaines années. Je suis donc portée à croire que notre gouvernement conservateur fédéral abandonne le régime d’assurance-maladie.

Je crois fermement que chaque Néo-Brunswickois a droit à un système public de soins de santé qui lui assure une protection médicale peu importe où il habite, à quelle étape de sa vie il en est ou sa capacité de payer. C’est pourquoi le 31 mars, je participe à une journée nationale d’action pour un nouvel accord sur la santé conjointement avec d’autres Canadiens des quatre coins du pays.

Nous allons exhorter le gouvernement fédéral à négocier un Accord sur la santé en 2014 qui aura pour but de protéger, renforcer et élargir le système de soins de santé universel et public. Le leadership du gouvernement fédéral est essentiel en vue d’assurer un système de soins de santé pour le présent et l’avenir de tous les Canadiens.

Sans accord sur la santé, les fonds fédéraux seront alloués aux provinces sans condition. Ce qui veut dire que les provinces et les territoires pourront dépenser les fonds comme bon leur semblera, ce qui entraînera ainsi certaines provinces à connaître une réduction de la couverture publique de leurs services comparativement à d’autres.

J’exhorte Hugh Flemming, ministre de la Santé, d’adopter une position ferme pour défendre les intérêts de la population du Nouveau-Brunswick en demandant à son homologue fédéral de négocier un Accord sur la santé en 2014. Je crois fermement qu’en unissant leurs efforts, tous les premiers ministres pourraient envoyer un message clair au premier ministre Harper lui demandant de cesser de miner notre système public de soins de santé et de négocier avec les provinces et les territoires.

Nous devons agir maintenant si nous voulons protéger le système public de soins de santé du Canada. Nous ne pouvons pas avoir un système de soins de santé à deux vitesses, c’est-à-dire un système pour les riches et un deuxième système défectueux pour tous les autres.

Afficher le texte de L’Acadie Nouvelle