Municipalités du Nouveau-Brunswick: une loi plus permissive pour leur donner plus de pouvoirs

Les municipalités francophones (Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick) ont réclamé récemment une loi plus permissive pour leur donner plus de pouvoirs. Les conseils d’éducation ont réclamé depuis quelques années une loi qui tiendrait compte de l’article 23 de la Charte et qui leur donnerait plus de pouvoirs. En juin dernier, Égalité santé en français réclamait plus de pouvoirs pour que le conseil d’administration du réseau Vitalité soit formé uniquement d’élus.

Quel est le problème avec nos lois sur les mondes municipal, scolaire et de la santé? La réponse est simple. Ces différentes lois donnent l’ensemble des pouvoirs au ministre. Nous savons que la structure qui a le contact le plus direct avec les citoyens est celle locale. Pourtant, tous les gouvernements ont à ce jour limité les pouvoirs des municipalités, des conseils d’éducation et des régies de santé. Même les conservateurs, qui nous promettaient un gouvernement plus ouvert et plus transparent et plus de gouvernance inclusive et démocratique, ont pourtant donné au ministre de la Santé le pouvoir de nommer le président et le directeur général de la régie à son gré.

Avant les élections de 2014, tous les partis politiques devraient dire clairement ce qu’ils entendent faire pour donner aux municipalités, aux conseils d’éducation et au conseil d’administration de la régie Vitalité de véritables pouvoirs de gestion et de gouvernance. Il nous faut aussi savoir quel parti proposera de faire cesser les nominations partisanes du côté des différentes structures politiques.

La population a la sagesse et la capacité d’élire des gestionnaires qui seront capables de gérer la municipalité, le milieu scolaire et la santé au niveau local et de changer ces gestionnaires si elle n’est pas satisfaite de leur travail. Elle l’a fait et le fera probablement sous peu au niveau provincial!

Afficher le document au complet