Lettre à l’intention du premier ministre Brian Gallant et du ministre des Finances, Roger Melanson

Suite aux récentes annonces du gouvernement Gallant en relation avec l’augmentation possible des frais aux résidants dans les foyers de soins au N.-B., l’Association francophone des aînés du N.-B. invite votre gouvernement à aborder le dossier de manière à éviter les zones grises, qui créent un climat d’inquiétudes au sein de la population aînée.

Dans ce premier budget, où vous invitez la population à « Faire face à nos défis ensemble », vous ciblez d’une part les plus nantis avec une augmentation de l’impôt pour les revenus imposables de 150 000 $ et plus, et d’un même élan, enlevez le plafond actuel quotidien de 113 $ pour les soins dans les foyers de soins, en précisant que seuls les aînés ‘qui peuvent se le permettre’ contribueront ‘un peu plus’ pour leurs soins, ce qui est loin d’être clair ni rassurant pour nos aînés.

Depuis ces annonces, nous avons eu de nombreux appels à l’Association francophone des aînés du N.-B. de la part d’aînés qui s’inquiètent, et pour cause, à savoir où exactement se situera la ligne de démarcation entre les moins nantis et les plus nantis. La levée de l’exemption sur les actifs financiers liquides comme les épargnes et les investissements lors de l’évaluation financière des résidents des foyers de soins est tout aussi inquiétante pour nos aînés, pas seulement ceux qui sont déjà en foyers de soins, mais tous les aînés qui voient venir le moment où ils devront quitter leur domicile pour le foyer.

Vous avez annoncé votre intention, au cours des prochains mois, de procéder à la révision de cette politique et à une consultation en la matière, mais en attendant l’entrée en vigueur des nouvelles mesures à l’automne, considérez que les aînés vivent dans l’inquiétude et l’incertitude. Nous considérons que vous seriez bien mieux avisés de procéder à vos consultations et aux calculs qui s’ensuivront avant d’annoncer des mesures partielles qui ne font que soulever des questions et créer un climat de panique auprès de cette population vulnérable et de leurs familles.

L’AFANB, pour sa part, vous confirme son intention de prendre part activement aux travaux qui feront suite aux consultations publiques ayant été menées au cours des derniers mois, ce afin de nous assurer que les inquiétudes, suggestions, besoins et attentes des aînés francophones de la province soient entendus et considérés dans la suite de votre réforme budgétaire.