Les vrais cyniques

le mardi 19 janvier, 2010

Saisissant mon Petit Robert à l’entrée «cynique», on trouve: «Qui exprime ouvertement et sans ménagement des sentiments, des opinions qui cho­quent le sentiment moral ou les idées reçues, souvent avec une intention de provocation». Il en existe une définition plus vieille, de l’époque de Socrate.
Mais je crois aussi que le discours politique et les savants élitistes de notre société moderne en ont finalement peaufiné une troisiè­me. Celui qui refuse les pa­roles creuses, qui demeure en marge des solutions présentées comme parfaites, des cadres systémiques préétablis, qui étouffe toute nouvelle façon de faire et de penser est maintenant un «cynique».
Ceux qui résistent devraient au contraire être reconnus pour leur intelligence lucide, leur créativité et leur volonté de faire de vrais changements nécessai­res au sein de la société.
Sachez, M. Gino Leblanc, que malgré votre rapidité à crier victoire dans les journaux, chose dite n’est pas chose faite.
Je vous souhaite bon courage dans votre nouveau mandat tou­chant la santé, car vous ferez face là aussi à des gens intelligents et lucides.
Les vrais cyniques ne sont pas ceux que l’on croit!

MICHEL CHARETTE
Edmundston

Afficher le texte au complet