LES SERVICES ORTHOPÉDIQUES CRITIQUÉS

FREDERICTON – Le président d’Égalité santé en français, le docteur Hubert Dupuis, accuse les auteurs du rapport de la firme HayGroup de «mauvaise foi». Selon le Dr Dupuis, le document ternit l’image du plus important hôpital francophone de la province en soutenant qu’il n’offre pas des services orthopédiques 24 heures par jour, sept jours par semaine.

«Ce rapport-là, il ternit l’image du seul centre hospitalier universitaire francophone de la province du Nouveau-Brunswick. On passe “au cash” là-dedans. Ça, c’est un anglophone de l’Ontario qui n’est pas venu visiter notre centre hospitalier et puis qui décide ça», a-t-il énergiquement dénoncé.

«Ce n’est pas la réalité à Georges-Dumont, insiste le Dr Dupuis. Il dit des faussetés. Alors soit qu’il n’est pas venu voir, ou si on lui a  donné la réalité, il l’a faussée. C’est l’un ou l’autre. C’est faux ce qu’il dit dans son rapport. La ministre va être saisie de la vérité de ce qui se passe à Georges-Dumont. Ça ne va pas rester là. Elle va recevoir des lettres pour lui dire le genre de traumatologie qui se fait à Georges-Dumont, et ce qui est écrit dans le rapport, c’est faux.»

Dans le rapport, on peut lire: «si les fournisseurs de soins de santé à l’Hôpital Dr-Georges-L.-Dumont souhaitent continuer à participer au réseau local de traumatologie de Moncton, ils doivent élaborer un modèle garantissant la disponibilité d’un chirurgien  orthopédique tous les jours, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour éviter d’avoir à transférer des patients gravement blessés».

Le document poursuit en disant: «Nous pensons que si cette pratique continue, ce n’est qu’une question de temps avant que le traitement des patients victimes de traumatismes multiples (plus d’une blessure orthopédique) à l’Hôpital Dr-Georges-L.-Dumont n’aboutisse à un très fâcheux incident clinique».

Le docteur Dupuis croit que l’auteur de ces lignes n’a soit pas visité l’établissement «ou bien il est de mauvaise foi». Mais la ministre de la Santé, Madeleine Dubé, s’en tient à la version de la firme qui a rédigé le rapport. «Pour ce qui a été soulevé dans le rapport particulièrement, c’est qu’il est censé y avoir du service 24 heures par jour, sept jours par semaine, mais apparemment dans l’évaluation ce n’était pas nécessairement toujours le cas. Il y avait peut-être des moments où le service n’était pas là à 100 %», juge la ministre. – PM ■