Le commissaire aux langues officielles veut des régies linguistiques

FREDERICTON – Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick appuie la position de la SAANB, qui veut que les deux
nouvelles régies régionales de la santé soient clairement et formellement identifiées sur une base linguistique.
Dans une lettre adressée au ministre de la Santé, Michael Murphy, et envoyée le 31 mars, le commissaire Michel Carrier endosse les
demandes dont la SAANB avait fait part au premier ministre, Shawn Graham, il y a deux semaines.
Affirmant avoir étudié les grandes lignes de la réforme et d’avoir tenté de bien cerner le fondement des diverses interventions portant
surtout sur les questions d’ordre linguistique, M. Carrier en vient à la conclusion que l’implantation des modifications proposées par la
SAANB ne devrait pas avoir d’impact négatif sur le bon fonctionnement du système de santé.
De plus, le commissaire se « permet de présumer » que ces changements pourraient amenuiser les inquiétudes exprimées par certains
intervenants, qui considèrent que la réforme ou que certaines parties de celle-ci auraient un effet nuisible sur l’avancement des
communautés linguistiques.
« En toute franchise, je dois vous avouer que ces modifications ne viendraient que concrétiser la situation telle qu’elle existe
présentement, c’est-à-dire que les anciennes régies qui oeuvraient en milieu majoritairement francophone se retrouvent rassemblées
sous la Régie A et que celles qui se retrouvaient dans les régions à majorité anglophone font maintenant partie de la Régie B », explique
M. Carrier.
Le commissaire aux langues officielles du N.-B. ajoute que des questions additionnelles sont à considérer dans ce dossier.
Il estime que les nouvelles régies devront agir de la même façon que les centres hospitaliers de la province, qui assurent de livrer des
services dans la langue de choix du patient.
De plus, il soutient qu’un plan directeur concernant la prestation des services dans la langue de choix doit être instauré.
Quant à l’entreprise qui livrera des services non cliniques, encore là, le commissaire Carrier estime qu’elle devra respecter la question de
la langue.
La présidente de la SAANB, Marie-Pierre Simard, s’est réjouie de cet appui de taille de la part d’une institution indépendante du
gouvernement.
« M. Carrier affirme que nos revendications vont dans le sens du respect des droits des deux communautés de langues officielles de la
province. Il confirme que nos demandes sont réalistes et raisonnables. Nous espérons que ces arguments sauront persuader le
gouvernement Graham de statuer dans la loi que la Régie régionale de santé A soit reconnue comme francophone », commente Mme
Simard.

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