La Régie A fonctionnera en français, selon Murphy – Le ministre refuse toutefois de séparer le système de santé sur des bases linguistiques dans son projet de loi

Fredericton – Les amendements apportés par le ministre de la Santé au projet de loi sur la réforme de la gouvernance en santé n’ont en rien apaisé les craintes des membres francophones de l’opposition. Michael Murphy tient toutefois à se faire rassurant. L’un des amendements déposés hier par le ministre Michael Murphy stipule que le conseil d’administration de la Régie régionale de la santé A (Bathurst) fonctionnera en français et que la langue de travail du conseil de la Régie B (Miramichi) sera l’anglais. Comme l’a mentionné le ministre Murphy à plusieurs reprises au cours des dernières semaines, le conseil d’administration d’une régie régionale de la Santé ne pourra changer ou modifier la langue dans laquelle fonctionne habituellement un hôpital ou un établissement
qui fournit des soins de santé sur le territoire qui relève de la régie.
Le député progressiste-conservateur de Lamèque-Shippagan-Miscou, Paul Robichaud, s’est dit très déçu par les modifications législatives déposées par le ministre Murphy puisqu’elles n’offrent aucune désignation linguistique pour les régies, mais seulement pour leurs conseils d’administration. « Quelle déception d’avoir attendu tout ce temps pour se faire dire rien du tout. C’est une coquille vide », a lancé l’adjoint au leader parlementaire de l’opposition. « Le ministre a refusé de reconnaître qu’il y a une régie de la santé francophone et une régie de la santé anglophone au N.-B. Qu’il ne reconnaisse pas ceci est très décevant. Pourquoi refuse-t-il d’inclure ça dans la loi? », a ajouté M. Robichaud.
Le ministre Murphy a cependant tenu à dire que la Régie A fonctionnera en français et que les amendements qu’il a apportés apaiseront les inquiétudes. « La présidente-directrice générale de la Régie A, Andrée Robichaud, a déjà dit que la Régie fonctionnera en français. Le conseil d’administration doit gérer ses affaires en français. Ce n’est donc pas nécessaire de faire une désignation comme telle pour accomplir les tâches. Nous avons ajouté des garanties dans la loi qui n’existaient pas auparavant et qui n’existaient pas avec l’ancien gouvernement conservateur », a expliqué le ministre de la Santé.
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