La destruction d’une institution acadienne

Le 30 juillet, la présidente-directrice générale de la Régie régionale de la santé A, Andrée Robichaud, a officiellement dévoilé la nouvelle équipe de direction de celle-ci. Plus de quatre mois et demi après sa création par le ministre Murphy, la Régie A se trouve finalement avec 13 nominations, mais sans annonce de services additionnels. Cette Régie A n’a pas annoncé de services tertiaires additionnels, n’a pas désigné son statut linguistique comme étant francophone, ne s’est pas proclamée institution francophone et acadienne, n’a pas ouvert de nouvelles salles d’urgence et n’a pas ajouté de lits d’hôpitaux malgré le besoin croissant.

Pendant ce temps, la Régie régionale de la santé Beauséjour demeure décapitée de sa haute direction et de son conseil d’administration majoritairement élu par la population. La seule institution de santé francophone et acadienne se meurt en silence sans directeur général et médical. De plus, l’attribution d’un centre hospitalier universitaire francophone pour l’Hôpital Georges-L.-Dumont et son réseau d’établissements d’enseignement n’a pas vu le jour.

La réforme Murphy en gouvernance n’a même pas nommé un directeur général et un directeur médical pour le plus grand hôpital de la Régie A. Entre-temps, l’Agence non clinique anglophone de Saint-Jean est à la porte, prête à éviscérer notre institution francophone et acadienne de ses équipements et matériels médicaux, sa technologie informatique, ses télécommunications, sa comptabilité, son service de paie, son ingénierie biomédicale, sa buanderie, etc.

J’espère que la présidente de la SAANB, Marie- Pierre Simard, tient bien le compte et que le peuple acadien y voit la destruction pièce
par pièce d’une institution acadienne par le gouvernement Graham.