Instauration de mesures visant à renforcer les principaux services de santé et à en assurer la viabilité

FREDERICTON (CNB) – Le gouvernement a instauré des mesures visant à renforcer les principaux services de santé et à assurer la viabilité générale du système de santé de la province.

Déposée aujourd’hui devant l’Assemblée législative par le ministre de la Santé, Michael Murphy, la Loi modifiant la Loi sur le paiement des services médicaux, étend aux médecins rémunérés à l’acte et aux médecins salariés le gel salarial de deux ans s’appliquant à l’ensemble du gouvernement. En outre, dans ses prévisions budgétaires pour 2009-2010, le ministère de la Santé a rajusté le taux de salaire des pathologistes et des médecins travaillant dans les services d’urgence de la province.

« Aujourd’hui, nous prenons des mesures pour gérer et limiter les coûts des soins de santé en cette période d’incertitude économique, alors que le gouvernement vient d’instaurer des mesures destinées à consolider les services d’urgence et de pathologie de la province », a déclaré le ministre Murphy.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick augmentera à 190 $ l’heure le taux actuel de rémunération pour les services cliniques dispensés en salle d’urgence, ce qui permettra aux régies régionales de la santé d’assurer un service continu et stable au sein des services d’urgence dans l’ensemble de la province. Cette augmentation représente un investissement additionnel de 7,2 millions de dollars par année.

Le gouvernement augmentera aussi de 15 pour cent le salaire des pathologistes à compter du 1er avril 2009, et de 10 pour cent à compter du 1er avril 2010. Cette mesure est une réponse directe aux recommandations formulées par le juge Paul Creaghan dans le cadre de la commission d’enquête sur les services de pathologie à l’Hôpital régional de Miramichi, et représente un investissement additionnel de 1,5 million de dollars en 2009-2010, et de 1,1 million de dollars en 2010-2011.

Compte tenu de la réalité financière actuelle, le gouvernement a instauré dans son budget provincial de 2009-2010 un important programme de réduction des dépenses, y compris un gel obligatoire de deux ans des salaires des employés du gouvernement. La majorité des syndicats du secteur public, y compris le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick, collaborent avec le gouvernement et ont accepté un gel des salaires de deux ans devant prendre effet à la fin des ententes collectives actuelles.

La Loi modifiant la Loi sur le paiement des services médicaux étend le gel salarial aux médecins. Comme les médecins rémunérés à l’acte sont sans contrat depuis le 1er avril 2008, il ne reste que 10 mois avant l’expiration de leur gel salarial.

Une entente provisoire conclue à la fin de l’année 2008 avec les médecins payés à l’acte proposait des augmentations économiques générales qui, une fois aussi offertes aux médecins salariés, auraient représenté des coûts additionnels immédiats de 35,6 millions de dollars pour l’exercice 2009-2010. Selon le point de vue du gouvernement, la gravité accrue de la récession mondiale au début de l’année 2009 a, depuis, rendu impossible une dépense de cette magnitude.

« En ces temps difficiles, nous devons prendre des décisions difficiles, a souligné M. Murphy. Même en nous dotant d’un budget record de 2,3 milliards pour la santé, nous devons quand même réaliser des économies en faisant des choix parmi des priorités concurrentes afin d’assurer l’accessibilité et la viabilité à long terme du système de soins de santé public. »

Le gouvernement poursuit la mise en œuvre de nouveaux moyens d’améliorer l’accès au système de soins de santé public, tout en augmentant ses gains de rendement. Depuis 2006, on a réalisé un recrutement net de 114 nouveaux médecins et de 143 nouvelles infirmières dans la province. On compte déjà 51 infirmières praticiennes travaillant dans la province, et les sages-femmes que l’on prévoit accueillir au sein du système de soins de santé contribueront elles aussi à aider le gouvernement à réaliser son objectif d’améliorer l’accès aux soins et de réaliser des gains de rendement.

« Les Néo-Brunswickois doivent bénéficier de soins de santé de qualité au moment où ils en ont besoin, peu importe où ils vivent dans la province, a souligné M. Murphy. La nouvelle loi illustre l’engagement du gouvernement à protéger et améliorer l’accès aux soins de santé pour tous les gens du Nouveau-Brunswick. »

02-06-09

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