Hôpital Dumont: un bloc opératoire «lamentable»

le mercredi 2 novembre, 2011

MONCTON – Les médecins du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont font la queue devant les membres du conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité pour déplorer l’état de leur bloc opératoire.

«Je viens vous dire que la priorité numéro 1 du corps médical de l’hôpital Dr-Georges-L.-Dumont, c’est le bloc opératoire», a déclaré mardi soir aux dirigeants du Réseau Vitalité le président du Conseil des médecins et dentiste du Centre hospitalier universitaire (CHU).

Le docteur Hubert Dupuis croit savoir que les installations chirurgicales de l’hôpital francophone de Moncton construit durant la première moitié des années 1970 constituent «le plus vieux bloc opératoire qui fonctionne encore dans la province du Nouveau-Brunswick.»

Selon le médecin et ceux qu’ils représentent, le bloc opératoire du CHU est «désuet» et «encombré».

«Son infrastructure est dépassée et ne satisfait plus les normes et les standards des années 2000», a constaté M. Dupuis.

Selon lui, la salle préopératoire, les salles d’opération et la salle de réveil sont beaucoup trop petites pour accueillir tous les équipements technologiques d’aujourd’hui en plus du personnel médical et ses patients.

«Ils s’en vont quasiment dans un jeu de quilles, ces pauvres patients-là».

Et le bloc opératoire n’est pas seulement trop petit, il est aussi en très mauvais état selon Hubert Dupuis. Il doit faire face notamment aux fuites d’eau ainsi qu’à la moisissure.

«On pourrait se demander si le bloc opératoire de l’hôpital Georges-L.-Dumont est situé au Canada», s’est interrogé le docteur Dupuis.

Le chirurgien orthopédique Hervé David, le chirurgien Michel Bourgouin et l’anesthésiste Mario Gosselin ont tous défilé devant le conseil d’administration du Réseau de santé Vitalité mardi soir afin d’appuyer la version des faits du docteur Dupuis.

«Du moment où on prend la décision de faire la construction d’un bloc opératoire, il faut compter de 4 à 5 ans avant qu’un premier patient y soit opéré. Donc, plus nous attendons, plus le dossier traîne, plus les listes d’attente risquent d’augmenter», a rappelé le docteur David.

Le chirurgien orthopédique a confié qu’il doit faire attendre ses patients non urgents environ une année et demie avant d’avoir une place pour eux au bloc opératoire du CHU.

Le Conseil des médecins et dentistes demande la construction d’un nouveau bloc opératoire plus spacieux avec plus de salles d’opération sur-le-champ.

La réponse du président du conseil d’administration du Réseau Vitalité, Rino Volpé, n’a pas été exactement dans ce sens.

«Il n’y a personne ici au conseil qui va argumenter avec vous que (le bloc opératoire) n’est pas une priorité», a admis M. Volpé.

«Vous avez définitivement notre attention. Nous avons justement discuté de ce dossier (lundi)», a-t-il.

Rino Volpé a cependant énuméré plusieurs autres situations préoccupantes au sein du Réseau Vitalité alo