En route vers le privé

Le ministre de la Santé nous dit que sa réforme se fera sans fermeture d’hôpital, sans réduction de services et sans suppression de lits.
Mais cela a déjà été fait. Avec les centres de santé communautaires, tous les services nous ont été enlevés, soit la chirurgie,
l’obstétrique, l’urgence 24 heures, les lits, les postes d’infirmiers et d’infirmières et autres emplois reliés à l’entretien, à la cuisine, etc. Il
n’y avait plus rien à couper.
Et là, le gouvernement nous présente une réduction de régies régionales qui passera de huit à deux. Et tous ces membres nommés et
rémunérés, combien cela va-t-il coûter à la province?
Les anglophones sont en avance dans les soins de santé avec un hôpital de 78 millions $ à Saint-Jean et 41 millions $ pour l’hôpital
anglophone à Moncton, où il y a eu des rénovations et, nous, ici, à Tracadie-Sheila, on a eu un petit 2 millions $ pour agrandir
l’urgence. Et c’est à Miramichi qu’on trouve les spécialistes pour desservir la région.
Pourquoi tant de différence entre les anglophones et les francophones?
Le gouvernement nous pré-sente une réforme qui va nous mener, un jour, vers un système privé. Personne n’aura les moyens de se
faire soigner.
Et toujours plus d’argent pour les anglophones et des miettes pour les francophones, et ce, dans tous les domaines.

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