Égalité Santé en français poursuit le gouvernement du Nouveau-Brunswick

Dieppe, le 14 juin 2017 – Aujourd’hui, une action judiciaire a été entreprise contre le gouvernement du Nouveau-Brunswick, suite à un avis d’action et un avis de question constitutionnelle qui ont été déposés au bureau du procureur général du Nouveau-Brunswick par Égalité Santé en Français (ÉSF) et Monsieur Jacques Verge le 7 avril dernier.

Égalité Santé en français réclame que la communauté linguistique acadienne et francophone ait le droit à la gestion pleine et entière de sa régie de santé. L’organisme s’est engagé à revendiquer la reconnaissance de ces droits devant les tribunaux en vertu de l’article 16.1 de la Charte canadienne des droits et libertés et de la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques du Nouveau-Brunswick.

« Ce n’est pas une question de se faire servir dans sa langue, mais d’avoir les institutions de santé francophones pour contrer l’assimilation et permettre la vitalité et le développement de la communauté acadienne et francophone », précise Dr Hubert Dupuis. « Elle doit être maitre chez-elle et mener ses institutions, particulièrement celles de la santé, de façon autonome afin de déterminer son propre avenir », ajoute-t-il.

Égalité Santé en Français s’oppose également aux les projets de privatisation du Ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, l’honorable Victor Boudreau, et soutient la position unanime du conseil d’administration du Réseau de Santé Vitalité.

L’action judiciaire réclame pour la communauté linguistique acadienne et francophone :

  • La reconnaissance du droit à ses institutions de santé distinctes;
  • La reconnaissance du droit à la gestion pleine et entière de ses institutions de soins de santé et de ses centres hospitaliers;
  • L’égalité de services de soins de santé entre les deux régies et une correction des lacunes au niveau des soins secondaires spécialisés et tertiaires;
  • Que l’ensemble des services hospitaliers non cliniques soit rapatrié sous la Régie de Santé Vitalité, y compris la gestion complète de ces services;
  • Le financement et les ressources pour le développement et la réalisation du Centre hospitalier Universitaire Dumont et les Centres Hospitaliers Affiliés Universitaires;
  • La fin de l’ingérence du ministre de la Santé et du ministère dans la gestion de la régie de santé Vitalité.