Des précédents dangereux

Notre ministre de la Santé, Michael Murphy, tente de nous rassurer au sujet de sa réforme de la santé en nous disant qu’il a compris nos préoccupations et qu’il a des amendements satisfaisants à apporter à la loi 34.
Michael Murphy affirme avoir compris que la langue de l’institution est importante, que la dimension universitaire de notre réseau hospitalier francophone est nécessaire et que la gestion à distance nécessite des accommodements pour être applicable. Toutefois, nous devons attendre de voir les textes pour savoir si la réalité sera conforme aux paroles.
Alors que la loi n’est toujours pas adoptée par l’Assemblée législative, des comités de transition sont déjà constitués et obtiennent déjà la collaboration de diverses personnes, y compris des médecins, comme si la loi était déjà en vigueur. C’est antidémocratique et incite au cynisme face au gouvernement de Shawn Graham. La façon cavalière avec laquelle le gouvernement libéral piétine les principes de notre démocratie crée une situation dégradante pour
nous, médecins, qui avons le dilemme de choisir entre nous respecter nous-mêmes et servir l’intérêt de nos patients. Les articles 16 et 17 de la loi 34 sont infâmes et créent un sinistre précédent.

Le ministre Michael Murphy et son premier ministre, Shawn Graham, s’honoreraient eux-mêmes en le reconnaissant et en les retirant du projet de loi. Les conséquences de ces deux articles qui briment nos droits démocratiques sont profondes et leur effet néfaste durera très longtemps.
Ce serait une honte nationale que d’avoir à passer par un processus judiciaire coûteux pour en faire la démonstration.

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