Des compressions injustifiées

Depuis l’arrivée en février 2013 des deux nouvelles directions générales au sein des deux réseaux de santé du Nouveau-Brunswick, nous sentons de plus en plus que les décisions se prennent comme si les réseaux de santé étaient des entreprises privées.

Que ce soit dans le message ou la justification des compressions, nous avons entendu à maintes reprises au réseau Vitalité la même chose: «Dans le secteur privé…» Ces deux personnes doivent réaliser qu’elles ne sont pas dans le secteur privé, mais que la santé est et doit demeurer un service public.

Pouvons-nous épargner? La réponse est oui. Il y a une différence à trouver des économies et regarder des statistiques et dire «Ah! Ici, on peut épargner 50 % de nos coûts», comme on le fait actuellement.

Dans le secteur privé, la faute revient souvent aux syndicats. Nous avons encore entendu cela lors de la dernière réunion du réseau Vitalité. La direction générale a justifié les statistiques de congé de maladie en faisant un lien avec le fait que 55 % des employés sont syndiqués. Où sont les preuves?

Devons-nous avaler l’argumentation proposée? La réponse est non. Le réseau aurait avantage à demander à ses employés des moyens d’économiser plutôt que de se baser sur une analyse statistique qui ne tient pas compte de notre réalité. Je suis convaincu que les employés donneraient comme première source d’économies le nombre de dirigeants et le salaire de la direction générale. L’inefficacité de la structure serait sans doute un autre facteur à considérer.

Puisque le réseau est un organisme public, il faudrait considérer le public comme un allié et non un ennemi. Mais, au fait, pourquoi le directeur général de Vitalité est-il venu dans le secteur public si tout est beau dans le secteur privé?

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