Des changements transformateurs qui mettront les patients au premier plan (08/03/11)

NB 299

le 11 mars 2008

FREDERICTON (CNB) – Des changements transformateurs conçus pour mettre les besoins des patients au premier plan ont été annoncés aujourd’hui par le ministre de la Santé, Michael Murphy.

(Multimédias)

Ces changements comprennent :

  • La transition immédiate d’un système de huit régies régionales de la santé à deux régies.
  • La nouvelle structure sera pleinement mise en place le 1er septembre 2008.
  • L’établissement du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick. Ce Conseil aura un double mandat, soit d’une part offrir à la population du Nouveau-Brunswick l’occasion de s’exprimer et de participer à un dialogue significatif sur les enjeux relatifs aux soins de santé et, d’autre part, informer la population sur le rendement du système de santé.
  • La consolidation dans une nouvelle entreprise du secteur public de certains services non cliniques actuellement gérés par les régies régionales de la santé.

« Ces changements engendreront un système de soins de santé plus efficace et mieux adapté aux besoins des patients, un système qui contribuera à notre mission de faire du Nouveau-Brunswick une province autosuffisante, a déclaré M. Murphy. Nous éliminons les obstacles à l’accès des soins qui existent entre les régions; nous assurons la participation des gens de la province à leur système de soins de santé et nous les informerons du rendement du système. Enfin, nous consacrerons une plus grande portion de notre budget de santé aux soins offerts aux patients et moins de fonds aux fonctions administratives ou non cliniques. »

Selon le ministre, tous les services cliniques seront maintenus et améliorés lors de la transition à deux régies régionales de la santé.

« Tous nos hôpitaux et tous nos lits demeureront ouverts et tous nos services et programmes cliniques seront maintenus, a-t-il affirmé. Ces changements amélioreront les soins aux patients en éliminant les obstacles qui existent à l’heure actuelle entre les régions. »

M. Murphy a souligné que l’établissement de deux régies régionales de la santé permettra de mieux répondre aux besoins cliniques de la population néo-brunswickoise en lui offrant l’accès à un plus grand réseau de services et de prestataires de soins de santé au sein de sa régie régionale et en éliminant les obstacles administratifs à l’accès aux soins entre les régions.

Cette structure réduira le chevauchement des fonctions auxiliaires dans les régies et mettra un terme à la concurrence malsaine qui existe à l’heure actuelle entre les huit régies régionales de la santé.

Le ministre a affirmé que les individus qui ont siégé au conseil d’administration des régies ne sont pas responsables des problèmes dans le système.

« Je pense qu’ils ont fait leur possible au sein d’un système imparfait. Je leur suis reconnaissant d’avoir accepté d’offrir leurs services bénévolement, a soutenu M. Murphy. Mais, après avoir écouté les Néo-Brunswickois et avoir étudié moi-même la situation pendant plus d’un an, j’en ai conclu que le système des huit régies était imparfait dès le début. Il ne favorisait pas le partenariat ou le niveau de soins de santé uniforme que mérite l’ensemble de la population du Nouveau-Brunswick. »

Selon M. Murphy, les gens du Nouveau-Brunswick doivent recevoir la même qualité élevée de soins de santé, peu importe où ils vivent. « Aujourd’hui, nous avons des listes d’attente de plus d’un an pour certains services dans une région de la province et de seulement quelques semaines dans une autre région pour ces mêmes services. Certains médicaments sont payés par les deniers publics dans une région et pas dans d’autres. C’est une situation que je ne peux accepter en tant que ministre de la Santé. »

La RRS A aura son siège à Bathurst et elle offrira des services dans les régions anciennement desservies par la RRS 1 (Beauséjour), la RRS 4 (Edmundston), la RRS 5 (Campbellton) et la RRS 6 (Bathurst). Andrée Robichaud, qui a occupé le poste de sous-ministre déléguée au ministère de la Santé, a été nommée directrice générale de la nouvelle régie par M. Murphy. Aldéa Landry, de Moncton, présidera le conseil d’administration de la nouvelle régie.

La RRS B, qui aura son siège à Miramichi, offrira des services dans les régions anciennement desservies par la RRS 1 (Sud-Est), la RRS 2 (Saint John), la RRS 3 (Fredericton) et la RRS 7 (Miramichi). Donn Peters, anciennement directeur général de la Régie régionale de la santé Sud-Est, occupera le poste de directeur général de la RRS B. John Laidlaw de Saint John sera le président du conseil d’administration.

Chaque RRS sera dotée d’un conseil d’administration composé de 17 membres votants choisis selon leurs compétences et leurs habiletés et nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil. Ce qui veut dire qu’il n’y aura pas d’élections pour les RRS en mai comme il avait été prévu.

Les membres des conseils d’administration des régies régionales de la santé seront rémunérés pour leurs services.

« La mise sur pied de conseils d’administration misant sur les compétences reflète la tendance actuelle à l’échelle du pays alors que de plus en plus d’organismes sans but lucratif et d’agences gouvernementales adoptent ce modèle, a affirmé M. Murphy. Nous avons besoin de gens qui possèdent les compétences et les habiletés nécessaires pour gérer notre système de santé de deux milliards de dollars. »

M. Murphy a précisé que la création du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick respecte la promesse faite par le gouvernement dans le Pacte pour le changement.

« À titre d’organisme autonome, le Conseil de la santé offrira à la population du Nouveau-Brunswick une occasion réelle de s’exprimer sur les enjeux relatifs aux soins de santé. De plus, il aura le mandat d’informer la population sur le rendement du système de santé, a-t-il expliqué. Le Conseil de la santé ne fournira pas de services de santé directement aux gens du Nouveau-Brunswick, ce qui lui assurera la liberté nécessaire pour présenter un portrait juste de rendement du système de santé. »

Le Conseil de la santé, qui aura son siège à Moncton, disposera d’un conseil d’administration d’au plus 16 membres dont la moitié représentera des collectivités et l’autre moitié comptera des responsables des politiques, des gestionnaires du secteur de la santé, des professionnels de la santé et des représentants d’établissements universitaires. Le président du conseil d’administration du Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick est Rino Volpé. Stéphane Robichaud, anciennement vice-président au sein de la Régie régionale de la santé Beauséjour, occupera le poste de directeur général du Conseil.

M. Murphy a aussi annoncé la création d’une nouvelle agence du secteur public qui assumera la responsabilité d’une variété de services non cliniques actuellement gérés par les régies régionales de la santé. L’entreprise sera basée à Saint John. Gordon Gilman, ancien sous-ministre adjoint au ministère de la Santé, occupera le poste de directeur général de l’entreprise alors que Roxanne Fairweather, de Saint John, présidera le conseil d’administration.

Un processus d’examen des services non cliniques a examiné la somme d’environ 250 millions de dollars que les régies dépensent annuellement pour des biens et des services qui n’ont aucun rapport direct avec la prestation des soins cliniques.

« Cet examen a indiqué qu’il existe au sein de toutes les régies régionales des chevauchements de services dispendieux, a précisé M. Murphy. Par exemple, il y a huit services d’achats gérés individuellement et huit services de la paye. »

Les services non cliniques qui seront transférés à la nouvelle agence de services partagés comprennent :

Première année :

  • la gestion des matériels;
  • les services de technologie de l’information pertinents du ministère de la Santé et ceux des régies régionales de la santé.

Deuxième année :

  • les services des finances et de la paie;
  • les télécommunications;
  • l’ingénierie biomédicale;
  • l’amélioration du rendement énergétique.

Troisième année :

  • les services de buanderie.

Les économies réalisées découleront de la centralisation de la gestion de ces services, de l’uniformisation des processus et de l’optimisation d’une masse critique plus importante en ce qui a trait à l’achat de biens et de services.

« Je veux qu’il soit bien compris que nous n’envisageons pas d’éliminer des emplois pour réaliser d’importantes économies, a souligné M. Murphy. Quoiqu’il y aura une réduction minime d’emplois avec le temps, cette réduction se fera par l’entremise de l’attrition et du recyclage professionnel. »

On prévoit que ce changement permettra de réaliser des économies de l’ordre de 4,6 millions de dollars par année dans les trois premières années et de 19,4 millions de dollars annuellement d’ici cinq ans. Ces montants seront réinvestis dans l’établissement de nouveaux systèmes de technologie de l’information et dans l’amélioration des systèmes existants, y compris ceux nécessaires à la mise en œuvre de la vision « Un patient, un dossier ».

Tous les contrats actuels avec les employés et les fournisseurs seront respectés et l’achat de produits locaux continuera au même rythme que par le passé.

Selon le ministre Murphy, ces changements organisationnels établiront la fondation sur laquelle sera réalisé le nouveau plan de santé qui sera publié d’ici quelques semaines.

Pour plus de renseignements au sujet de ces changements, visitez le site Web du ministère de la Santé à l’adresse www.gnb.ca/Santé.

2008-03-11

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