Débat houleux entre conseillers municipaux à Caraquet

Afficher le reportage au complet

le lundi 17 septembre, 2012

CARAQUET – Après un débat houleux qui a donné lieu à du chahut, le conseil municipal de Caraquet a voté en faveur d’une motion qui appuie le Comité action H dans sa démarche voulant que Fredericton accorde huit lits additionnels à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Caraquet.

Le Comité action H espère que le ministère de la Santé reconnaîtra le besoin d’ajouter les lits dans son plan directeur qui sera présenté en janvier 2013.

Plus tôt cette année, le regroupement qui milite pour le rétablissement des services à l’hôpital de Caraquet a enfin obtenu le retour d’un arrêt d’ambulance et d’une salle d’urgence ouverte 24 heures par jour et sept jours par semaine.

Le groupe compte une alliée de très grande importance au sein du conseil municipal, soit Louise Blanchard, qui est l’une des porte-parole principales du Comité action H.

Bien que la motion ait été finalement approuvée par le conseil, elle a connu une vive opposition de la part du conseiller Jean-Guy Blanchard.

«Ce n’est pas la responsabilité du conseil de Caraquet de s’ingérer dans les affaires du ministère de la Santé. Gérons notre ville et non la province. Si le conseil accepte d’appuyer la demande du Comité action H, la seule chose qui en découlera c’est une autre confrontation avec le gouvernement (…) Le conseil précédent avait promis à la ministre de la Santé, Madeleine Dubé, que les revendications cesseraient pour le bon déroulement de la mise en place de l’urgence et de l’arrêt d’ambulance. Ma parole, je la respecte», a-t-il lancé.

Avec de nombreux sympathisants de la cause du Comité action H dans le public, les propos de Jean-Guy Blanchard ont été accueillis par des huées.

«On demande huit lits pour les avoir dans quatre ans. Si on ne fait pas la demande maintenant, on n’en aura jamais», a répliqué la conseillère Louise Blanchard.

Le maire de Caraquet, Kevin Haché, rappelle que la municipalité donne un appui moral plus qu’autre chose et que son rôle dans le dossier n’est pas de mettre de la pression sur le gouvernement. La Ville est toutefois prête à travailler de près avec Fredericton.

«La municipalité a toujours travaillé avec le gouvernement en place. On est très heureux avec la ministre Dubé. On a eu l’ouverture de l’urgence 24 heures. On a eu ce qu’on voulait. On sait bien qu’il va avoir d’autres demandes, donc la municipalité va travailler avec la ministre pour faire en sorte qu’on ait le maximum, mais on ne sera pas demain dans les rues. On va travailler avec le Réseau de santé et la ministre de la Santé», souligne Kevin Haché.