Un débat « éclairé et ouvert » réclamé

MONCTON – Denis Losier, membre du conseil d’administration de la Régie régionale Beauséjour et président-directeur général
d’Assomption Vie, se dit inquiet de voir que le ministre de la Santé, Mike Murphy, ne veut pas de débat au sujet de sa réforme sur la
place publique.
En réponse aux propos du ministre, M. Losier estime que la seule chose que les gens demandent, c’est d’avoir des éclaircissements et
d’être assurés que les changements soient conformes à la Loi sur les langues officielles et à la loi 188, qui reconnaît l’égalité des
communautés linguistiques.
Il fait ainsi référence aux deux régies qui remplaceront les huit actuelles.
« Une fois que le premier ministre, le gouvernement du Nouveau-Brunswick, aura confirmé ces choses-là, les gens vont retourner à leur
travail et laisser les choses tomber en place. Qu’on passe par les journaux ou qu’on passe par qui que ce soit, quand on manque
d’information, quand il y a un manque d’assurance, c’est sûr que les gens vont lancer toutes sortes de rumeurs et vont continuer à
s’inquiéter. Il est temps pour le gouvernement de sortir de sa coquille et qu’il dise exactement ce qu’il veut faire », a laissé tomber M.
Losier.
« Dans toute réforme, il ne faut pas s’attendre à ce que les gens, docilement, rentrent chez eux et disent: « Le bon gouvernement a
décidé pour nous. Ça doit être correct. » On pose des questions légitimes et je pense qu’on est en droit d’avoir des éclaircissements de la
part du ministre », a-t-il ajouté.
Clause judiciaire
Les propos du ministre selon lesquels il ne veut pas que les gens et groupes passent leurs messages par la bande lui donnent
l’impression qu’il veut éliminer la liberté d’expression. Ce qu’il trouve inquiétant.
La clause comprise dans la réforme qui stipule que les contestations judiciaires ne sont pas permises lui laisse croire davantage que le
ministre ne veut pas de débat.
« Toute réforme qui touche à nos droits linguistiques et à nos acquis devrait faire l’objet d’un débat éclairé et ouvert », insiste Denis
Losier.

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