De fil en aiguille Le ministre marche sur des oeufs afin d’éviter les écueils linguistiques dans sa réforme.

Le ministre marche sur des oeufs afin d’éviter les écueils linguistiques dans sa réforme.
Bon lundi! Le chat est sorti du sac. Le ministre de la Santé a finalement annoncé que les régies A et B de la santé auront une couleur linguistique. Elles vont  hacune fonctionner dans la langue de la majorité linguistique qu’elles desservent. Il ne resterait que de nommer la régie A la régie française et la régie B la régie anglaise pour consacrer ce qui est devenu une évidence. Mais le ministre refuse de le faire. Il ne veut pas passer le fil dans le chas de l’aiguille et appeler un chat, un chat!

Le ministre marche sur des oeufs afin d’éviter les écueils linguistiques dans sa réforme des régies. Pourtant, il reconnaît d’emblée que la seule raison de l’existence de deux régies plutôt qu’une est la reconnaissance constitutionnelle des deux communautés linguistiques et leur droit à des institutions distinctes. En créant deux régies, il respecte ainsi la réalité bicommunautaire de la province.
Au lieu de franchir le pas et de dénommer chacune des régies par leur couleur linguistique, le ministre a plutôt choisi de consacrer l’existence de deux majorités au Nouveau-Brunswick, l’une francophone, l’autre anglophone.

À ma connaissance, c’est la première fois que le terme majoritaire est accolé, dans une loi provinciale, à la communauté acadienne. La coexistence de deux majorités au sein d’une même province, ce n’est pas tout à fait la dualité, mais ça s’en rapproche drôlement.

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