Le 20 novembre, Égalité santé en français (Égalité Santé) lançait à Moncton sa campagne de financement

Le 20 novembre, Égalité santé en français (Égalité Santé) lançait à Moncton sa campagne de financement. Depuis le dépôt de sa poursuite constitutionnelle en 2017, le droit d’agir d’Égalité Santé est remis en question par le gouvernement du Nouveau-Brunswick. L’organisme doit donc continuer ses démarches judiciaires dans l’intérêt de la communauté linguistique francophone.

Nous vous rappelons ici quelques faits :

Égalité Santé et Jacques Verge ont déposé le 13 juin 2017 un avis de poursuite contre la Province du Nouveau-Brunswick, dans lequel Égalité Santé demande, pour la communauté francophone et acadienne, la pleine et entière gestion de la régie de santé francophone à savoir le réseau de santé Vitalité.

Ils réclament également que le Conseil d’administration soit formé uniquement de membres élus par la population et que ces membres élus choisissent la présidence du Conseil parmi les membres élus. La demande fait également mention que la direction générale soit choisie et gérée par le Conseil d’administration.

Dans la même veine, l’égalité de services de soins de santé entre les institutions du réseau Vitalité et celle du réseau Horizon fait partie de cette même demande.

La Province a contesté l’avis de poursuite dans un document « Exposé de la défense » déposé à la Cour le 9 août 2017. La Province rejette les arguments, mais, en plus, elle conteste la « qualité pour agir » d’Égalité Santé et de Jacques Verge, c’est-à-dire le droit de demander à la Cour des droits au nom de la communauté francophone et acadienne.

Cet argument est très surprenant puisque la Province n’avait pas contesté ce droit d’agir en 2008. La province était même arrivée à une entente hors Cour avec Égalité Santé et les individus associés à la poursuite. Les ministres Flemming et Gauvin ont même obtenu la suspension de l’audience sur le droit d’agir pour permettre des discussions-négociations avec le ministre de la Santé. Ces discussions-négociations se sont terminées par un échec et Égalité Santé a donc demandé une nouvelle date en cour pour l’audience sur le droit d’agir.

Égalité Santé demande donc l’appui de la communauté linguistique francophone de leur permettre de continuer la lutte pour que la communauté linguistique francophone puisse reprendre la gestion pleine et entière de ses institutions de santé!

2019_07_15_Lettre_H.J._Flemming_re_suivi_du_3_juillet_2019

2019_08_26_Hugh_Flemmning_re_lettre_demeurée_sans_réponse

2019_10_18_Lettre_au_PG_de_GP_re_qualité_pour_agir

2019_10_25_Réponse_du_PG_re_Lettre_de_Gabriel_Poliquin_-_15_octobre_2019

 

Pour tout renseignement, cliquez ici!

Égalité santé en français accueille positivement la nomination d’un sous-ministre francophone à la Santé

Dieppe, le 7 novembre 2019 – Égalité santé en français, félicite monsieur Gérald Richard pour sa nomination à titre de sous-ministre de la Santé. Monsieur Richard s’est démarqué dans ses nombreuses années comme sous-ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et a démontré un leadership dans plusieurs dossiers du secteur francophone.

Le Conseil d’administration d’Égalité santé en français, composé de membres des quatre coins du Nouveau-Brunswick, compte offrir sa collaboration au sous-ministre dans l’avancement des dossiers en santé pour les citoyens francophones de la province.

« Nous sommes convaincus que monsieur Richard aura une oreille attentive à nos demandes et nous espérons qu’il ouvrira un véritable dialogue avec notre organisme pour s’assurer de faire reconnaître les droits de la communauté linguistique francophone dans le secteur de la santé », de souligner Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité santé en français.

Égalité santé en français œuvre depuis 2008 pour le retour de la pleine gestion de la régie de santé Vitalité par le biais d’un conseil d’administration élu au suffrage populaire et indépendant du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick.

Plan de recrutement et de rétention des médecins au N.-B.

Dieppe, le 3 octobre 2019— Égalité santé en français (Égalité Santé) soutient la décision gouvernementale d’abolir le numéro de facturation des médecins. Par contre, le nouveau plan de recrutement en développement devra tenir compte des besoins en médecins dans les régions rurales et plus particulièrement des régions francophones du Nord de la province.

Selon Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé, il faut reconnaître que le programme de numéro de facturation n’a pas donné les résultats attendus, soit une meilleure répartition des médecins dans les régions rurales. « Nous devons donc reconnaître que c’est un échec, car il nous manque encore des médecins dans les régions rurales et surtout francophones après plus de 26 ans » ajoute Dr Dupuis.

Selon Égalité Santé, le nouveau plan de recrutement et de rétention devra contenir des mesures de soutien et des incitatifs pour l’installation et la rétention des médecins pour que ce plan soit un succès et que nos régions rurales soient dotées de soins de santé de qualité. De plus, les régies de santé devront s’assurer d’améliorer les services au lieu de les couper comme le réseau de santé Vitalité l’a fait au cours des dernières années.

Ce nouveau plan devra contenir une décentralisation de la prise de décision dans les centres hospitaliers et les communautés locales. Des primes d’établissement devront être accordées aux médecins qui choisissent de s’établir dans une localité rurale ainsi que des forfaits de soutien à la pratique médicale dans la collectivité. De plus, le soutien à la pratique médicale et les incitatifs devront perdurer pendant un certain temps pour que les médecins demeurent en poste dans nos régions rurales.

 

– 30 –

Égalité santé en français réactive sa poursuite judiciaire à l’endroit du gouvernement du Nouveau-Brunswick

Dieppe, le 3 septembre 2019 – C’est devant l’impasse de négociation et l’inaction du gouvernement Higgs de donner suite aux demandes initiales d’Égalité santé en français (Égalité Santé) d’obtenir la reconnaissance du droit à la gestion pleine et entière de la régie de santé Vitalité par la communauté linguistique française de la province que l’organisme a pris sa décision de réactiver sa poursuite judiciaire.

Égalité Santé avait suspendu sa requête devant les tribunaux à l’élection du gouvernement Higgs, afin de lui permettre de se soumettre à l’esprit de l’article 16.1 de la Charte canadienne.

« Égalité Santé ayant épuisé toutes les options politiques et bureaucratiques n’a d’autres choix que de poursuivre nos démarches judiciaires afin de faire reconnaître notre droit à gérer notre régie de santé », a déclaré le Dr Hubert Dupuis, le porte-parole d’Égalité Santé.

Il est de la toute première importance que la gestion des services de soins de santé redevienne la responsabilité de ceux à qui ils sont destinés, c’est-à-dire aux Acadiennes et Acadiens francophones de la province.

« Nous avons droit à un système de santé équitablement financé comme l’est celui des anglophones avec les mêmes services de soins de santé. Après cinquante années de la reconnaissance du français comme langue officielle, la situation actuelle est devenue indécente. »

La dépolitisation de notre système de santé passe par la gouvernance du Réseau de santé Vitalité par les Acadiennes et Acadiens francophones. Nous y avons droit, nous voulons une direction générale, médicale et infirmière pour chacun de nos hôpitaux qui agiront jour après jour à fournir à nos citoyens et citoyennes des services de soins de santé de qualité. Ceci inclut aussi la prise en charge des ambulances et du Programme Extra Mural.

 

-30-

NCLEX-RN : un outil d’assimilation

Dieppe, le 6 août 2019—Égalité santé en français (Égalité Santé) donne un appui sans équivoque à la plainte déposée en vertu de la Loi sur les langues officielles du N.-B. (LLO-NB) par le groupe d’infirmières et infirmiers francophones alléguant que la Nurses Association of New Brunswick (NANB) – Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) n’a pas respecté ses obligations linguistiques.  Ces manquements sont évidents depuis les cinq (5) dernières années alors que les candidats et candidates francophones n’ont pas eu les mêmes ressources que leurs collègues anglophones et ont eu droit en plus à un examen d’entrée mal traduit.

Égalité Santé soutient que la NANB-AIINB doit mettre fin à son contrat pour le NCLEX-RN, un examen américain, et s’impliquer immédiatement dans la validation de l’examen canadien qui est développé actuellement. L’examen d’entrée  dans la profession infirmière doit, selon le président d’Égalité Santé Dr Hubert Dupuis, refléter les pratiques et les valeurs canadiennes et  être rédigé dans les deux langues officielles du Canada et du Nouveau-Brunswick. La traduction d’un document de l’anglais au français ou l’inverse ne suffit pas. Il faut aussi que l’examen d’entrée dans la profession respecte les cultures anglophones, autochtones et francophones.

Nous constatons qu’actuellement l’examen NCLEX-RN est un outil d’assimilation puisque les francophones ont, en plus grand nombre, décidé de « passer l’examen » en anglais. Ce choix s’explique par la plus grande quantité et qualité de documents pour s’y préparer en anglais qu’en français.

Égalité Santé demande au Premier ministre de s’impliquer dans le dossier et de le régler puisqu’il est, selon la Loi, le ministre responsable de la Loi sur les langues officielles. Selon nous, ajoute Dr Dupuis, « le dossier aurait été réglé depuis fort longtemps si l’examen défavorisait les étudiant.e.s en science infirmière de la communauté anglophone.»

Le Premier ministre Higgs doit agir rapidement pour mettre fin à cette situation qui cause l’assimilation de nos étudiant.e.s francophones.