Des nominations politiques en santé, mais une illégale

Dieppe, le 27 juillet 2020—Les nominations de membres au sein du Conseil d’administration de la régie de santé sont toujours politiques qu’elles soient en début de mandat ou pour remplacer des membres démissionnaires. La récente nomination de Monica L. Barley est la preuve de ce qui nous attend si le souhait de Gilles Lanteigne et Michelyne Paulin d’avoir un Conseil d’administration (CA) composé uniquement de membres nommés était exaucé. Les nominations de membres au CA ont toujours été politiques qu’elles aient été faites par les conservateurs ou les libéraux!

La récente nomination d’un résident de Dieppe pour remplacer une membre démissionnaire élue pour la Péninsule Acadienne dépasse non seulement les bornes mais elle est illégale comme l’indiquait l’ancien procureur général de la province et professeur de droit, Me Serge Rousselle, sur sa page Facebook.

Le règlement 2012-17 en vertu de la Loi sur les régies régionales de la santé stipule que la Péninsule Acadienne (PA) a droit à une représentation et que ce représentant ou cette représentante doit résider dans la PA depuis au moins six (6) mois. Le Conseil d’administration du réseau de santé Vitalité est donc illégalement constitué actuellement!

Comment le ministre a-t-il pu être aussi mal conseillé par le duo Lanteigne-Paulin puisque ce sont ces derniers qui ont fait les recommandations pour remplacer les démissionnaires? Le ministre Flemming doit annuler cette nomination et redonner à la Péninsule Acadienne la représentativité à laquelle elle a droit au sein du CA de Vitalité.

De plus, le ministre de la santé doit s’assurer que l’emploi de Gilles Lanteigne prenne fin le 10 août et changer la présidence du CA de Vitalité comme il l’a fait pour l’autre régie de santé.

Nominations pour remplacer trois membres élus du Conseil d’administration de Vitalité

Dieppe le 20 juillet 2020 — Égalité Santé met en doute les affirmations du directeur général du réseau de santé Vitalité suite aux nominations de trois (3) nouveaux membres au sein du Conseil d’administration. Gilles Lanteigne affirmait que le réseau avait regardé « les zones où il y avait des manques». Les trois (3) membres démissionnaires provenaient de la région de Bathurst, la Péninsule acadienne et Moncton -Riverview. Les nouveaux membres viennent de Bathurst, Dieppe et Moncton-Riverview. Il est évident que la zone où il y a un manque, c’est la Péninsule Acadienne suite à ces nominations. Est-ce un signe avant-coureur de ce qui s’en vient pour cette région?

Il est encore plus surprenant d’apprendre que les membres élus ont voté pour faire disparaître leurs postes au sein du Conseil d’administration. Que ce vote ait été pris lors d’une rencontre à huis clos dans un ensemble de résolutions adoptées en bloc est une autre preuve de la manipulation du directeur général et de la présidente pour faire voter des résolutions qui vont à l’encontre de la Loi actuelle et du rôle et du mandat des membres élus. C’est également à l’encontre des intérêts de la communauté francophone.

Égalité Santé souhaite aussi un nouveau modèle de gouvernance soit celui où tous les membres du Conseil seront élus par la population. Ce Conseil élu choisirait sa présidence et ferait l’embauche de sa direction générale qui serait son employé. Égalité Santé souhaite aussi un Conseil d’administration transparent qui a de véritables pouvoirs et qui prend ses décisions lors de rencontres publiques et non à huis clos comme ce fut le cas sous le règne de Gilles Lanteigne-Michelyne Paulin.

Trop de gens ont perdu confiance dans le Conseil d’administration et la direction générale actuels et il faut un changement de cap rapide qui commencera avec le départ de la direction générale qui tarde à venir. Le réseau Vitalité n’est pas un club privé. Il est redevable à la population et doit être géré par la communauté francophone.

Le nettoyage est essentiel au Réseau de santé Vitalité!

Dieppe, le 25 juin 2020—Le 6 avril dernier, en plein cœur de la crise de la COVID-19, le conseil d’administration d’Égalité santé en français faisait retentir une sonnette d’alarme sur la mauvaise gestion de la crise sanitaire par la direction générale du Réseau de santé Vitalité. Le Réseau affirmait, à ce moment-là, être prêt. Avec les derniers développements à l’hôpital régional de Campbellton, force est de constater qu’encore une fois, la direction ment à la population et, en plus, elle contraint ses employés au silence. Il est plus que temps que le ministre de la Santé fasse la lumière sur cette situation et passe à l’action par le remplacement immédiat de la direction générale.

La mauvaise gestion du Réseau de santé Vitalité fait les manchettes des médias depuis trop longtemps déjà. Les entrevues accordées aux médias par différents médecins ou par Paul Brunet, avocat et président du Conseil pour la protection des malades au Québec dans les derniers jours sont la preuve que la situation a assez duré. Déjà, le 6 juin 2016, les médecins du CHU-Dumont demandaient le congédiement de Gilles Lanteigne. Les médecins accusent Gilles Lanteigne d’avoir imposé une nouvelle structure organisationnelle au sein de la régie en dépit des objections qu’ils ont formulées à plusieurs reprises. Au lieu de les écouter, ils affirment que le dirigeant a « accéléré » la mise en place de cette nouvelle structure qui centralise davantage la prise de décisions. Un texte repris sur le site Web de Radio-Canada.

Si une deuxième vague de contamination frappait le Nouveau-Brunswick, Égalité santé en français est inquiet de la qualité des soins de santé que pourra recevoir la communauté francophone. Comme pour le virus de la COVID-19, il faut s’assurer de faire un bon nettoyage au Réseau de santé Vitalité pour faire disparaître ce virus qui empêche les médecins, les infirmières ainsi que tous les employés de servir adéquatement la population dans un climat de confiance et de sécurité. Le ministre de la Santé ne peut plus faire la sourde oreille, il en va de la sécurité des citoyens francophones non seulement ici au Nouveau-Brunswick, mais chez nos compatriotes gaspésiens voisins, tributaires des services d’urgences de Campbellton pour lesquels leur gouvernement paie grassement la province.

Égalité santé en français œuvre depuis 2008 pour le retour de la pleine gestion de la régie de santé Vitalité par le biais d’un conseil d’administration élu au suffrage populaire et indépendant du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick.

Quelle transparence!

Quelle transparence!

Dieppe, le 4 juin 2020— Égalité santé en français (Égalité Santé) n’est pas surpris des informations fournies par Radio-Canada/CBC, le premier juin dernier, affirmant que le réseau de santé Vitalité a caché des documents lorsque CBC a demandé des informations suite au suicide d’un patient au Centre Restigouche.

Égalité Santé soutient qu’il y a une culture de l’opacité au sein du réseau, opacité initiée par le directeur général, Gilles Lanteigne avec l’aveuglement volontaire de la présidente du Conseil d’administration, Michelyne Paulin et la complicité de l’équipe de leadership du réseau.

Malgré les dires du directeur général et son cadre de transparence, tout est fait pour que le public ait le moins d’informations possible, que ce soit lors des réunions publiques du Conseil d’administration ou lors de crises au sein du réseau. Le directeur général et son équipe de leadership se cachent derrière l’excuse que telle décision est opérationnelle, pour prendre des décisions ou pour ne pas les justifier ou encore prennent des décisions lors des réunions à huis clos qui trop souvent auraient dû être prises en publiques. Qu’il suffise de mentionner la fameuse résolution prise à huis clos sur la fermeture des trois (3) urgences et qui n’a pas encore été rendue publique malgré une demande en vertu de la Loi.

Il est temps de rétablir un climat de confiance et d’instaurer une vraie transparence au sein du réseau de santé Vitalité et ceci ne se fera qu’avec le départ du directeur général et de la présidente du Conseil d’administration. Il faut rompre avec les orientations imposées par Gilles Lanteigne.

Nous demandons au ministre de nommer une direction générale par intérim et de remplacer la présidence du Conseil d’administration le plus rapidement possible.

Égalité Santé soutient toujours que la direction générale du réseau Vitalité devrait être nommée par et être redevable au Conseil d’administration du réseau composé de membres élus par la communauté.

Nomination du directeur général du réseau Vitalité

Dieppe, le 21 mai 2020—Égalité santé en français (Égalité Santé) demande au ministre de la Santé, Hugh Flemming, d’établir un processus ouvert et démocratique pour trouver le remplacement du directeur général du réseau Vitalité.

Égalité Santé craint que le gouvernement provincial profite de la pandémie pour nommer une personne de son choix sans avoir pris le temps de rechercher le ou la meilleur(e) candidat ou candidate et surtout sans consulter la communauté linguistique francophone.

Il faut se souvenir qu’Égalité Santé a entamé une poursuite juridique pour faire reconnaître le droit de la communauté linguistique francophone de gouverner et de gérer son propre réseau de santé. De plus, Égalité Santé soutient que le directeur général du réseau Vitalité doit être un employé du réseau et qu’il doit être nommé par le Conseil d’administration et redevable à celui-ci.

Puisque la cause se retrouvera devant les tribunaux dès que la situation actuelle reviendra à la normale, Égalité Santé demande que la personne qui sera nommée par le ministre en vertu de la Loi actuelle, le soit pour un intérim de deux (2) ans et que des membres élus du Conseil d’administration actuel fassent partie du Comité de sélection du ministère.