Vitalité : un réseau de santé unique dans le système de santé au Nouveau-Brunswick

Dieppe, le 11 février 2015 – Égalité Santé en Français N.-B. (ÉSF) soutient que le gouvernement du Nouveau-Brunswick doit non seulement éviter les coupures budgétaires au sein du réseau de santé Vitalité, mais doit également, et surtout, y faire des investissements. Selon le Dr Hubert Dupuis, président d’ÉSF, le réseau de Vitalité a de nombreuses caractéristiques qui le distinguent du réseau de santé anglophone qu’il faut conserver pour maintenir le dynamisme de l’identité de la communauté acadienne et francophone.

Selon le Dr Dupuis, le gouvernement a admis que Vitalité était un réseau de santé universitaire lorsqu’il a reconnu le centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont et ses trois centres hospitaliers universitaires affiliés (Edmundston, Chaleur et Campbellton). Les institutions universitaires sont des centres dont la mission comporte trois volets : pratiquer des soins de santé complets à la fine pointe, offrir des formations médicales adaptées et réaliser de la recherche au niveau de la santé. «On a désigné nos quatre centres universitaires. Maintenant, il faut leur donner les ressources humaines et financières pour remplir leur rôle », avance Dr Dupuis.

Les institutions hospitalières sont plus que des centres de soins de santé, ce sont aussi des institutions culturelles et d’épanouissement de la communauté francophone. La Cour Suprême a reconnu l’importance des institutions dans la promotion de la langue et de la culture. « C’est un outil pour la sauvegarde de notre communauté », ajoute Dr Dupuis.

Le réseau de santé Vitalité se distingue également par le territoire et la population qu’il dessert. La communauté francophone est une communauté qui vit principalement en milieu rural, qui est vieillissante, qui connaît des problèmes de santé et dont le niveau socio-économique est légèrement inférieur à celui de la communauté anglophone. C’est aussi une population qui vit dans des régions que le gouvernement tente de développer par des plans de relance depuis de nombreuses années. « Ces caractéristiques démontrent les différences entre la communauté francophone et anglophone et renforcissent le point qu’il faut continuer à investir dans les institutions de santé des francophones », explique Dr Dupuis.

« Le gouvernement a reconnu en 2010 que nous avions des besoins particuliers. Il faut maintenant donner à notre réseau de santé les moyens de répondre aux besoins de notre communauté acadienne et francophone », conclut le Dr Dupuis.

 

Égalité Santé en Français appuie l’AJEFNB

Dieppe, le 10 février 2015 – Égalité Santé en Français (ÉSF) appuie la plainte déposée par l’Association des juristes d’expression française du Nouveau-Brunswick (AJEFNB) devant le Commissaire fédéral aux langues officielles contre le ministère fédéral de la Justice.

« Il est inacceptable, selon le Dr Dupuis, président d’ÉSF, que le gouvernement fédéral coupe le financement de base de l’AJEFNB alors que tous les droits linguistiques de la communauté francophone ne sont pas reconnus et que ceux qui sont reconnus sont trop souvent remis en question. »

« La communauté francophone du Nouveau-Brunswick a besoin de cette ressource importante qu’est l’AJEFNB ; en plus de l’appuyer dans son développement collectif, elle contribue à la reconnaissance et à la défense de ses droits », ajoute Dr Dupuis.

 

Gardons nos petits hôpitaux francophones en région

Dieppe, le 3 février 2015 – L’idée lancée à la mi-janvier par le premier ministre et le ministre de la santé que tout était sur la table lors de la révision des programmes du gouvernement du Nouveau-Brunswick, y compris la fermeture de petits hôpitaux et d’écoles, signifie-t-elle que le gouvernement ne croit plus dans les régions de la province ? C’est la question que se pose le président d’Égalité Santé en Français (ÉSF), Dr Hubert Dupuis, suite à ces déclarations.

Tout comme le soulignait un ancien ministre de la santé sur les ondes de Radio-Canada Acadie plus tôt en janvier, Dr Dupuis est convaincu qu’il faut maintenir en place les petits hôpitaux de notre province. « Nous avons besoin des urgences en région », indique-t-il. « La distance pour obtenir les soins est un élément important à la survie de notre population. Nous sommes dans une province où la plupart des gens vivent en région, dans des communautés rurales. La province du Nouveau-Brunswick, ce n’est pas seulement les trois villes de Saint-Jean, Fredericton et Moncton. Pourtant, c’est ce que semblent croire les fonctionnaires du ministère de la santé », ajoute Dr Dupuis.

De plus, le réseau de santé francophone a atteint sa limite d’accueil. La fermeture d’un seul hôpital communautaire ne pourrait pas être absorbée par les autres hôpitaux du réseau, qui eux fonctionnent déjà à pleine capacité. Une seule fermeture aurait comme effet de diminuer l’accessibilité aux soins de santé de la population francophone et acadienne.

Depuis de nombreuses années, les gouvernements libéraux et conservateurs ont initié des plans de relance des régions. Or, fermer les hôpitaux ruraux va à l’encontre de ces plans de relance et équivaut à perdre les investissements réalisés dans nos régions. Est-ce que le gouvernement libéral du Nouveau-Brunswick serait en train d’abandonner nos régions ?

En santé, le réseau Vitalité a fait son travail pour maintenir les acquis des hôpitaux en région. Il a réduit ses dépenses, y compris au niveau du coût par patient, sans pour autant couper un seul lit d’hôpital. Par contre, il faut reconnaître qu’en région les lits d’hôpitaux sont souvent accaparés par des patients en attente d’un transfert dans un hôpital ayant plus de services, ce qui démontre l’importance de maintenir les plans de relance dans les régions.

« Les gens des communautés rurales ne vont pas à l’hôpital par plaisir, mais par nécessité. Les hôpitaux ruraux remplissent un besoin en soins de santé dans nos communautés francophones. Ce qu’il faut faire, c’est investir dans nos petits hôpitaux ruraux francophones et y augmenter les services, parce que nos petits hôpitaux francophones sont, eux aussi, en situation de rattrapage », conclut le Dr Dupuis.

 

 

 

Les francophones en situation de rattrapage

Dieppe, le 27 janvier 2015 – Depuis plusieurs années, les gouvernements ont reconnu que les institutions francophones en éducation et en santé au Nouveau-Brunswick devaient être mieux financées. En santé, le gouvernement libéral de Shawn Graham a reconnu en 2010 que le réseau de santé francophone méritait un plan de rattrapage sur cinq ans. En novembre 2012, le gouvernement conservateur de David Alward confirmait ce fait et publiait son plan de rattrapage de quelques 10 millions de dollars sur cinq ans.

2015 01 27 Communiqué ÉSF Plan de rattrapage

La situation de nos institutions de santé et d’éducation n’a pas changé selon le président d’Égalité Santé en Français (ÉSF), Dr Hubert Dupuis. « Le réseau de santé Vitalité a fait des coupures budgétaires et a amélioré ses pratiques à un point tel qu’il a accumulé un surplus en 2013-2014. Il se dirige même vers un deuxième surplus qui serait, celui-ci, de l’ordre de quelques 12 millions de dollars », explique Dr Dupuis. À l’opposé, le réseau de santé Horizon a fait moins de coupures au niveau de son personnel et a même augmenté ses dépenses en 2013-2014.

« Ces surplus réalisés par le réseau de santé Vitalité doivent être réinvestis dans Vitalité. Ce n’est pas avec le budget de 10 millions de dollars du Plan de rattrapage annoncé en novembre 2012 que nos institutions de santé francophones seront égales à celles du réseau Horizon », continue le Dr Dupuis.

Face à ce constat, la question à se poser est la suivante : dans l’ensemble du secteur de la santé, où peut-on faire des économies ? « Ça nous apparaît peu logique de couper dans le réseau de santé qui a gagné en efficacité et a réduit ses dépenses. De plus, le réseau Vitalité ne peut être considéré comme égal au réseau Horizon lorsque nous regardons les services secondaires et tertiaires que celui-ci offre en double, sinon en triple », avance le Dr Dupuis.

« Les lois reconnaissent que les institutions francophones au Nouveau-Brunswick doivent être égales à celles de la communauté anglophone. Ces lois stipulent clairement que la province est responsable de s’assurer que les institutions des deux communautés soient égales, affirme le Dr Dupuis. Ce n’est pas le temps de couper dans le réseau francophone, au contraire. »

Respecter les lois, c’est bien – Respecter les droits, c’est mieux

Dieppe, le 21 janvier 2014 – L’organisme Égalité Santé en Français (ÉSF) est heureux des déclarations du premier ministre Gallant et du ministre de la Santé à l’effet que le gouvernement allait respecter les lois dans le cadre de la révision des programmes.

ÉSF-Communiqué-20140120_les-droits_final_sn

Selon le président d’ÉSF, Dr Hubert Dupuis, cette déclaration n’est pas suffisante puisque la Loi sur les régies régionales de santé et la Loi sur l’éducation ne respectent pas tous les droits reconnus par les Cours. En effet, la jurisprudence reconnaît à la communauté francophone au Nouveau-Brunswick le droit de gérer et de gouverner ses institutions.

Actuellement, la Loi sur les régies régionales de santé place les pouvoirs de gestion et gouvernance entre les mains du ministre de la santé. Pour respecter les droits de la communauté, il faudrait modifier cette loi afin que tous les membres du Conseil d’administration du réseau de santé Vitalité soient élus. De cette manière, le Conseil d’administration du réseau pourra choisir sa présidence, ainsi qu’embaucher et limoger son PDG. Ce n’est pas le cas actuellement et le renvoi du PDG en novembre 2014 en est une preuve irréfutable, estime le Dr Dupuis.

Le non-respect des droits de la communauté est encore plus évident lorsque le ministre de la santé parle de fermeture d’hôpitaux et de coupures de services de soins de santé au niveau du réseau Vitalité. Selon la jurisprudence, ce pouvoir appartient à la communauté francophone et donc au Conseil d’administration du réseau Vitalité.

« Le Plan de services cliniques dont les médias ont parlé la semaine dernière est une autre preuve que les droits de la communauté francophone ne sont pas respectés. Pire que cela, continue le Dr Dupuis, les fonctionnaires qui ont préparé ce document pour le ministre en décembre 2013 se sont ingérés dans les affaires de la régie Vitalité. Pourtant, la Loi sur les régies régionales de santé stipule clairement que la préparation du Plan régional de la santé et d’affaires incombe à la régie. Pourquoi les fonctionnaires se sont-ils ingérés dans les affaires de la régie ? Ce n’est certainement pas parce que le réseau Vitalité était mal administré ! Il a réalisé un surplus budgétaire en 2013-2014 et en prévoit un autre pour 2014-2015. »

« Où est le problème ? », se demande le Dr Dupuis. « Est-ce possible que les fonctionnaires du ministère ne veulent pas reconnaître les droits de la communauté francophone ? Est-ce possible que les politiciens veulent se garder le pouvoir de nommer leurs amis sur le Conseil d’administration ? »

« La question est posée, conclut Dr Dupuis. Nous avons une seule certitude, c’est que le gouvernement, peu importe le parti politique en place, doit respecter les droits de la communauté francophone et cela, malgré le contexte budgétaire. »

 

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