Égalité Santé en Français propose une liste de services hospitaliers plus appropriée pour la survie des hôpitaux ruraux

Inkerman, le 21 août 2018 – Dans un document qu’il a rendu public aujourd’hui, Égalité Santé en Français (ÉSF) exige du gouvernement du Nouveau-Brunswick l’établissement d’une accessibilité de services de soins de santé plus grande qui puisse répondre adéquatement aux besoins fondamentaux de la population en région dans les hôpitaux ruraux de la province.

« Nos gens en région rurale n’ont pas à payer plus que les autres pour leur accès aux soins de santé » selon président d’Égalité Santé en Français, Dr Hubert Dupuis.

Ce document de 16 pages qui est accessible sur le site Web de l’organisme ÉSF, réclame une gamme de services de santé de première ligne et la façon de les fournir à la population rurale du Nouveau-Brunswick tout en respectant des standards reconnus de qualité en santé au Canada.

« Il est injuste de demander à nos gens de se déplacer sur de grandes distances à leurs frais pour recevoir des soins de santé qu’ils ont droit de recevoir à leur hôpital rural, ceci devient discriminant et transgresse l’esprit de la loi qui dit que tout Canadien, toute Canadienne a accès gratuitement à des services de santé » de poursuivre le Dr Dupuis.

 

Il faut ajouter que la province a l’obligation constitutionnelle de protéger et de favoriser l’épanouissement de ses deux communautés linguistiques en respectant ces standards de qualité en santé qui énoncent clairement que le service doit être offert dans la langue et dans la culture de l’usager. Il est d’ailleurs prouvé que l’efficacité et l’efficience des services sont meilleures dans la langue et dans la culture du patient.

Rappelons qu’Égalité Santé en Français œuvre depuis 2008 pour le retour de la pleine gestion de la régie de santé Vitalité par le biais d’un conseil d’administration élu au suffrage populaire et sans ingérence de la part du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick. Ce conseil aurait la responsabilité d’embaucher une personne à la direction générale de la régie.

 

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Pour tout renseignement ou demande d’entrevue, veuillez contacter :
Dr Hubert Dupuis, président
Égalité Santé en Français N.-B. inc.

Brochure – La survie des hôpitaux ruraux – Version PDF

Communiqué – Version PDF

Le Premier ministre Gallant et l’AIINB doivent agir

Dieppe, le premier juin 2018—- Égalité Santé en Français joint sa voix aux organismes comme la Société de l’Acadie du N.-B. (SANB) et la Fédération des étudiants et des étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM) qui déplorent l’inaction et le silence de L’Association des infirmiers et infirmières du Nouveau-Brunswick (AIINB) dans le dossier de l’évaluation des diplômés. Pour le président d’Égalité Santé, Dr Hubert Dupuis, « il est temps de corriger cette situation discriminatoire pour nos diplômés francophones ».

Selon Égalité Santé, l’AIINB doit mettre de côté le NCLEX-RN immédiatement et mettre en place une évaluation alternative temporaire jusqu’à ce qu’elle ait adopté une nouvelle évaluation pour tous les diplômés qui veulent pratiquer au Nouveau-Brunswick. Cette nouvelle évaluation devra respecter les principes de notre Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Égalité Santé demande également au Premier ministre Gallant de s’impliquer immédiatement et publiquement dans le dossier puisqu’il ne peut pas déléguer sa responsabilité comme Premier ministre de faire respecter la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Égalité Santé appuie les démarches juridiques entreprises dans ce dossier par la SANB et la FÉÉCUM pour mettre fin à cette discrimination envers nos diplômés francophones en science infirmière.

Dr Dupuis ajoute que « Le Premier ministre Gallant et l’AIINB doivent dans les plus brefs délais mettre fin à leur silence et corriger cette discrimination envers les diplômés francophones. »

 

Retour de l’Extra-Mural au Secteur public— Le REMSP annonce son existence

 

Déclaration lue par Robert W. Melanson et Jacques Verge lors de la conférence de presse du REMSP le 2 mai 2018

Le 31 décembre dernier, le gouvernement de Brian Gallant signait un contrat avec Medavie Croix-Bleue selon lequel il privatisait la gestion d’une des composantes les plus importantes du système de santé, soit le programme Extra-Mural, lequel était estimé par l’ensemble de la population à un taux de satisfaction de 97%. Par ce geste, le gouvernement faisait complètement fi de la volonté des citoyens et citoyennes.

Le gouvernement de Brian Gallant a pris une décision basée sur aucune étude, seulement des données fournies par le principal intéressé, Medavie Croix-Bleue. De plus, le gouvernement n’a procédé à aucun appel d’offre publique.

Le gouvernement de Brian Gallant a tenu neuf (9) rencontres un peu partout dans la province pour vanter les mérites du transfert du programme Extra-Mural vers Medavie Croix-Bleue. La constatation générale fut la suivante : personne ne veut de la privatisation.

Madame Cecile Cassista, directrice administrative de la Coalition pour les droits des aîné(e)s et des résidents des foyers de soins, a tenu quatorze (14) rencontres chez les anglophones de la province. Même constatation : les gens ne veulent pas de la privatisation de l’Extra-Mural. Les citoyens et citoyennes du côté anglophone sont indignés de ce qu’un gouvernement puisse se donner l’autorité de prendre une telle décision sans en avoir reçu le mandat et sans tenir compte du désir de la population.

Jean-Luc Bélanger, alors directeur général de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick, a tenu onze (11) rencontres dans la province. Il a présenté les désavantages qu’aurait la privatisation du programme Extra-Mural pour les citoyens et les citoyennes de la province, plus particulièrement pour les francophones qui voient d’un très mauvais œil le démantèlement du système de santé. Ils y voient aussi et surtout une perte de gouvernance de leurs institutions. Le constat général est le même : les francophones sont indignés et outrés de ce qu’on fasse fi du désir de la population. C’est simple : ils n’en veulent pas de la privatisation du programme Extra-Mural. Ils ne veulent pas plus du démantèlement du système de santé. Ils veulent des régies de la santé avec pleins et entiers pouvoirs.

Malgré toute cette opposition, autant du côté francophone qu’anglophone, le gouvernement de Brian Gallant, le 31 décembre dernier, sans la présence des caméras et des médias, presqu’en cachette, signe un contrat par lequel le gouvernement du Nouveau-Brunswick privatise la gestion du programme Extra-Mural en le transférant chez Medavie Croix-Bleue dès le lendemain, soit le premier janvier 2018.

Plusieurs députés libéraux se seraient opposés, en caucus, à la privatisation du programme Extra-Mural. Pour les rassurer, le premier ministre Gallant leur aurait dit de ne pas s’en faire, que la critique allait se dissiper dans moins de deux mois. Nous sommes ici aujourd’hui pour vous dire que ce n’est pas le cas.

Depuis le début de l’année 2018, un groupe de citoyens s’est constitué pour contrer l’idée de privatisation des soins de santé. Ils sont convaincus qu’il faut plutôt fixer nos institutions sur des bases solides, qu’il faut créer des régies avec pleins et entiers pouvoirs de façon à empêcher le gouvernement de procéder, à sa guise, au démantèlement de notre système de santé. Il s’est donné pour appellation le Retour de l’Extra-Mural au secteur public.

Les objectifs du groupe sont les suivants :

  • Rapatrier le programme Extra-Mural sous la gestion des régies de santé;
  • Faire de la privatisation un enjeu de la campagne électorale;
  • Conscientiser davantage les citoyennes et les citoyens à cet enjeu;
  • Exiger la mise en place de régies de la santé avec pleins et entiers pouvoirs, formées de membres élus au suffrage universel.

Nous sommes heureux de pouvoir compter sur l’appui des organismes suivants :

  • Fédération des étudiantes et des étudiants de la communauté universitaire de Moncton (FÉÉCUM);
  • Égalité Santé en français N.-B. Inc. (ÉSF);
  • Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick (AFANB);
  • Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB);
  • Fédération des jeunes francophones du Nouveau-Brunswick (FJFNB);
  • Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick (FCJSNB);
  • Coalition de la santé du Nouveau-Brunswick (CSNB);
  • Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick (AEFNB);
  • Syndicat canadien de la fonction publique, Nouveau-Brunswick (SCFP-NB);
  • La Société des enseignantes et des enseignants retraités francophones du Nouveau-Brunswick (SERFNB);
  • Comité permanent de la santé de la ville de Saint-Quentin;
  • Comité communautaire de la santé de l’Hôpital Général de Grand-Sault;
  • Conseil Provincial des Sociétés culturelles du Nouveau-Brunswick.

Dans sa tournée provinciale pour vanter les mérites de la privatisation de l’Extra-Mural, le gouvernement de Brian Gallant n’a pas cessé de dire comment le programme fonctionnait bien, mais qu’en le privatisant, on allait améliorer de beaucoup son efficacité.

Toutefois, les gens ont à l’idée les graves manquements d’Ambulance NB, géré par Medavie, où les véhicules ont été immobilisés pas moins de 14 000 fois en trois ans, notamment dans la partie nord de la province, sans oublier les problèmes linguistiques majeurs de ce service. Quant à l’Extra-Mural, nous sommes à peine à quatre (4) mois de la privatisation du programme et nous sommes déjà à en constater les ratés. Depuis janvier 2018, notre groupe a fait des démarches auprès de certains employés de l’Extra-Mural afin de vérifier le fonctionnement du programme. Voici ce que nos recherches démontrent déjà de la détérioration des services du côté du programme Extra-Mural :

  • Plusieurs professionnels auraient déserté le programme Extra-Mural pour aller travailler dans le secteur public de la santé (hôpitaux, santé publique et foyers de soins de longue durée);
  • Il manquerait six (6) infirmiers ou infirmières au sein de l’unité francophone du Grand Moncton pour desservir à domicile la clientèle du programme Extra-Mural;
  • Dans le programme Extra-Mural, il y a un manque de physiothérapeutes;
  • Alors qu’il n’y avait pas de liste d’attente afin d’accéder au programme Extra-Mural, maintenant les listes d’attentes existent et s’allongent, faute de service;
  • Le programme Extra-Mural est débordé dans le Sud-Est et, périodiquement, est obligé de refuser de nouveaux clients;
  • Dans le Sud-Est francophone, les patients en oncologie ne sont plus assurés du service du programme Extra-Mural;
  • Les gestionnaires de Medavie auraient commencé à souligner les coûts de certains traitements dispendieux lors de communications entre l’équipe soignante et les médecins, ce qui ne faisait pas par le passé.

Avec ceci en tête, nous nous posons également les questions suivantes :

  • Le manque de service au programme Extra-Mural a-t-il comme effet l’augmentation du nombre de patients qui sont dirigés vers les hôpitaux et vers les salles d’urgence?
  • Que dire de la situation inacceptable où se trouve le jeune Thomas Arpin de Saint-Quentin et sa famille?

Le gouvernement de Brian Gallant a soutenu qu’il y aurait une amélioration des services avec la privatisation. Il a promis à qui voulait l’entendre que la privatisation du programme Extra-Mural allait amener plus d’efficacité dans les services. Est-ce cela qu’il voulait dire? Et, nous ne sommes qu’à quatre mois de la décision de privatiser. Que nous réserve l’avenir? Nous n’osons pas y penser.

Qu’entend faire le groupe Retour de l’Extra-Mural au secteur public?

  • Il entend faire de la privatisation des soins de santé, dont le programme Extra-Mural, un enjeu des prochaines élections provinciales;
  • Il entend rappeler aux partis politiques que la population ne veut pas de la privatisation du programme Extra-Mural;
  • Il entend rappeler aux divers partis politiques que la population n’en veut pas du démantèlement des soins de santé;
  • Il entend faire savoir que le seul moyen de remédier à la situation actuelle, c’est de rapatrier toutes les composantes des soins de santé sous la juridiction des régies régionales de la santé;
  • Il entend faire savoir que le seul remède à la situation actuelle, c’est de constituer des régies de la santé sur des bases solides : des entités avec pleins et entiers pouvoirs; des entités dont tous les membres du conseil d’administration sont élus au suffrage universel; des entités avec le pouvoir d’embaucher le directeur général ou la directrice générale.

Nous allons continuer de conscientiser la population par des lettres d’opinion dans les journaux sur le thème en question. Nous nous proposons de rencontrer les chefs des partis politiques. Nous allons encourager les citoyens et citoyennes à poser les bonnes questions aux candidats et candidates des divers partis politiques relativement à leur position sur la privatisation des soins de santé. Nous allons continuer de demander d’autres appuis des organismes intéressés. Nous allons proposer aux citoyens et aux citoyennes de voter pour le Retour de l’Extra-Mural au secteur public.

Nous aimerions terminer en posant les questions suivantes :

  • Pourquoi la province du Nouveau-Brunswick a-t-elle choisie de payer plus pour un programme qui offre moins de services à la population?
  • Pourquoi la province a-t-elle confié la gestion du programme Extra-mural à Medavie sans aucun appel d’offres?
  • Quelles étaient les déficiences du programme de l’Extra-mural si le ministère n’a procédé à aucune étude?
  • Et la question qui tue : Qui profite réellement de ce contrat?

Merci beaucoup, mesdames et messieurs, de vous être déplacés pour assister à cette conférence de presse.

VITALITÉ DOIT RECONSIDÉRER LA DÉCISION DE SON PDG

Dieppe, le 15 février 2018—-Égalité Santé a demandé au Conseil d’administration, lors de sa réunion du 13 février dernier, de reconsidérer la décision de sa direction générale de mettre fin aux soins en oncologie par le personnel infirmier des hôpitaux de Grand-Sault et de Saint-Quentin.

« Nous croyons que les prémisses qui ont poussé la direction générale à prendre cette décision sont erronées » affirme Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé. Selon Gilles Lanteigne, les normes reconnues ne soutiennent pas le maintien de ces services aux deux hôpitaux. Monsieur Lanteigne se base sur la norme de 50 patients de la BC Cancer Agency. Cette norme n’existe pas. La BC Cancer Agency parle de 50 drogues administrées par année pour maintenir la certification du personnel infirmier.

« Les experts affirment que chaque traitement en oncologie contient de 2.5 à 3 drogues par traitement ce qui signifie que le personnel de ces deux hôpitaux dépassera largement la norme suggérée par la BC Cancer Agency, de dire Dr Dupuis.

De plus, le Nouveau-Brunswick n’a pas encore adopté une norme quelconque pour les soins en oncologie. Il semble qu’un comité pourrait être mis en place pour faire l’étude de la question et suggérer une norme.

Il est aussi curieux de constater que les institutions anglophones offrent le service d’oncologie de la même manière qui était en place depuis fort longtemps à Grand-Sault et Saint-Quentin. Il est désolant de voir que le réseau francophone s’en prend à des centres hospitaliers francophones pour les démolir au lieu de rendre plus équitable l’accessibilité de services de santé à la communauté francophone et en particulier dans le cas de Grand-Sault et de St-Quentin. La décision du réseau de mettre fin aux services d’oncologie à Grand-Sault et de St-Quentin favorisera l’assimilation de francophones qui iront recevoir ces services à Perth-Andover.

De plus, la direction de Vitalité a invoqué aussi la question du transport des médicaments, ce qui est un faux débat. Le transport qui était en place respectait toutes les normes.

Enfin, Égalité Santé soutient qu’une décision de ce type relève du Conseil d’administration qui, selon la Loi sur les régies régionales de la santé doit diriger et gérer les activités et les affaires internes de la régie. La direction générale doit rendre compte au Conseil d’administration et c’est le Conseil d’administration qui doit prendre la décision lors d’une réunion publique.

Communiqué du Comité permanent de santé de Saint-Quentin

Saint-Quentin, le 13 février 2018 – Étant donné le refus d’accorder une formation appropriée en oncologie aux médecins et infirmières de Saint-Quentin, le Comité permanent de santé de Saint-Quentin demande au Réseau de santé Vitalité la présence de deux infirmières et d’un médecin formés pour administrer les traitements de chimiothérapie à l’Hôtel-Dieu-St-Joseph de Saint-Quentin (HDSJSQ).

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