Égalité santé en français accueille positivement la nomination d’un sous-ministre francophone à la Santé

Dieppe, le 7 novembre 2019 – Égalité santé en français, félicite monsieur Gérald Richard pour sa nomination à titre de sous-ministre de la Santé. Monsieur Richard s’est démarqué dans ses nombreuses années comme sous-ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et a démontré un leadership dans plusieurs dossiers du secteur francophone.

Le Conseil d’administration d’Égalité santé en français, composé de membres des quatre coins du Nouveau-Brunswick, compte offrir sa collaboration au sous-ministre dans l’avancement des dossiers en santé pour les citoyens francophones de la province.

« Nous sommes convaincus que monsieur Richard aura une oreille attentive à nos demandes et nous espérons qu’il ouvrira un véritable dialogue avec notre organisme pour s’assurer de faire reconnaître les droits de la communauté linguistique francophone dans le secteur de la santé », de souligner Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité santé en français.

Égalité santé en français œuvre depuis 2008 pour le retour de la pleine gestion de la régie de santé Vitalité par le biais d’un conseil d’administration élu au suffrage populaire et indépendant du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick.

Plan de recrutement et de rétention des médecins au N.-B.

Dieppe, le 3 octobre 2019— Égalité santé en français (Égalité Santé) soutient la décision gouvernementale d’abolir le numéro de facturation des médecins. Par contre, le nouveau plan de recrutement en développement devra tenir compte des besoins en médecins dans les régions rurales et plus particulièrement des régions francophones du Nord de la province.

Selon Dr Hubert Dupuis, président d’Égalité Santé, il faut reconnaître que le programme de numéro de facturation n’a pas donné les résultats attendus, soit une meilleure répartition des médecins dans les régions rurales. « Nous devons donc reconnaître que c’est un échec, car il nous manque encore des médecins dans les régions rurales et surtout francophones après plus de 26 ans » ajoute Dr Dupuis.

Selon Égalité Santé, le nouveau plan de recrutement et de rétention devra contenir des mesures de soutien et des incitatifs pour l’installation et la rétention des médecins pour que ce plan soit un succès et que nos régions rurales soient dotées de soins de santé de qualité. De plus, les régies de santé devront s’assurer d’améliorer les services au lieu de les couper comme le réseau de santé Vitalité l’a fait au cours des dernières années.

Ce nouveau plan devra contenir une décentralisation de la prise de décision dans les centres hospitaliers et les communautés locales. Des primes d’établissement devront être accordées aux médecins qui choisissent de s’établir dans une localité rurale ainsi que des forfaits de soutien à la pratique médicale dans la collectivité. De plus, le soutien à la pratique médicale et les incitatifs devront perdurer pendant un certain temps pour que les médecins demeurent en poste dans nos régions rurales.

 

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Égalité santé en français réactive sa poursuite judiciaire à l’endroit du gouvernement du Nouveau-Brunswick

Dieppe, le 3 septembre 2019 – C’est devant l’impasse de négociation et l’inaction du gouvernement Higgs de donner suite aux demandes initiales d’Égalité santé en français (Égalité Santé) d’obtenir la reconnaissance du droit à la gestion pleine et entière de la régie de santé Vitalité par la communauté linguistique française de la province que l’organisme a pris sa décision de réactiver sa poursuite judiciaire.

Égalité Santé avait suspendu sa requête devant les tribunaux à l’élection du gouvernement Higgs, afin de lui permettre de se soumettre à l’esprit de l’article 16.1 de la Charte canadienne.

« Égalité Santé ayant épuisé toutes les options politiques et bureaucratiques n’a d’autres choix que de poursuivre nos démarches judiciaires afin de faire reconnaître notre droit à gérer notre régie de santé », a déclaré le Dr Hubert Dupuis, le porte-parole d’Égalité Santé.

Il est de la toute première importance que la gestion des services de soins de santé redevienne la responsabilité de ceux à qui ils sont destinés, c’est-à-dire aux Acadiennes et Acadiens francophones de la province.

« Nous avons droit à un système de santé équitablement financé comme l’est celui des anglophones avec les mêmes services de soins de santé. Après cinquante années de la reconnaissance du français comme langue officielle, la situation actuelle est devenue indécente. »

La dépolitisation de notre système de santé passe par la gouvernance du Réseau de santé Vitalité par les Acadiennes et Acadiens francophones. Nous y avons droit, nous voulons une direction générale, médicale et infirmière pour chacun de nos hôpitaux qui agiront jour après jour à fournir à nos citoyens et citoyennes des services de soins de santé de qualité. Ceci inclut aussi la prise en charge des ambulances et du Programme Extra Mural.

 

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NCLEX-RN : un outil d’assimilation

Dieppe, le 6 août 2019—Égalité santé en français (Égalité Santé) donne un appui sans équivoque à la plainte déposée en vertu de la Loi sur les langues officielles du N.-B. (LLO-NB) par le groupe d’infirmières et infirmiers francophones alléguant que la Nurses Association of New Brunswick (NANB) – Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) n’a pas respecté ses obligations linguistiques.  Ces manquements sont évidents depuis les cinq (5) dernières années alors que les candidats et candidates francophones n’ont pas eu les mêmes ressources que leurs collègues anglophones et ont eu droit en plus à un examen d’entrée mal traduit.

Égalité Santé soutient que la NANB-AIINB doit mettre fin à son contrat pour le NCLEX-RN, un examen américain, et s’impliquer immédiatement dans la validation de l’examen canadien qui est développé actuellement. L’examen d’entrée  dans la profession infirmière doit, selon le président d’Égalité Santé Dr Hubert Dupuis, refléter les pratiques et les valeurs canadiennes et  être rédigé dans les deux langues officielles du Canada et du Nouveau-Brunswick. La traduction d’un document de l’anglais au français ou l’inverse ne suffit pas. Il faut aussi que l’examen d’entrée dans la profession respecte les cultures anglophones, autochtones et francophones.

Nous constatons qu’actuellement l’examen NCLEX-RN est un outil d’assimilation puisque les francophones ont, en plus grand nombre, décidé de « passer l’examen » en anglais. Ce choix s’explique par la plus grande quantité et qualité de documents pour s’y préparer en anglais qu’en français.

Égalité Santé demande au Premier ministre de s’impliquer dans le dossier et de le régler puisqu’il est, selon la Loi, le ministre responsable de la Loi sur les langues officielles. Selon nous, ajoute Dr Dupuis, « le dossier aurait été réglé depuis fort longtemps si l’examen défavorisait les étudiant.e.s en science infirmière de la communauté anglophone.»

Le Premier ministre Higgs doit agir rapidement pour mettre fin à cette situation qui cause l’assimilation de nos étudiant.e.s francophones.

La direction générale du Réseau de santé Vitalité : responsable de la situation

Dieppe, le 13 juin 2019–Depuis plusieurs années, Égalité santé en français (Égalité Santé) demande des solutions claires aux problèmes que vivent les patients et patientes du Réseau de santé Vitalité. Bien que nous sommes conscients que d’autres institutions connaissent des défis semblables, force est de constater que le Réseau de santé Vitalité se fait avare sur la communication des solutions à apporter. En plus, la direction du réseau, met de l’huile sur le feu en ne communiquant pas les faits comme il se doit.

La direction générale du Réseau de santé Vitalité n’est pas à ses premiers manquements et à ses premiers échecs. Que ce soit :

  • L’absence du programme des infirmières examinatrices des cas d’agression sexuelle (SANE) au CHU-Dumont, à l’hôpital Stella-Maris et à celui de Lamèque ;
  • L’entêtement et l’incompréhension des décisions prises pour l’oncologie à Saint-Quentin et Grand-Sault qui font subir un stress énorme aux personnes malades d’un cancer et qui doivent voyager plusieurs heures pour un traitement d’oncologie qu’elles pourraient recevoir près de chez elles ;
  • Le problème de gestion du personnel au centre hospitalier régional Chaleur qui a mis en danger les femmes enceintes qui ont dû s’aventurer sur les routes l’hiver pour accoucher à plus d’une heure trente de chez elles ;
  • Le manque flagrant de compétence comme gestionnaire pour changer ou du moins améliorer le sort des personnes en crise psychologique qui font face aux problèmes soulevés ces derniers temps au Centre hospitalier Restigouche ;
  • Le manque d’écoute de la part de la direction pour les besoins de plus en plus nombreux à l’urgence du CHU-Dumont de Moncton. Les civières 11 à 17
    demeurent toujours fermées ;
  • L’incapacité de la direction générale du réseau de solutionner le problème de personnel médical au Centre de santé communautaire Saint-Joseph à Dalhousie ;
  • Le manque de médecins accoucheurs à l’hôpital régional de Campbellton force les patientes à se diriger vers d’autres hôpitaux ;
  • La région de Saint-Quentin doit encore une fois subir la mauvaise gestion du personnel médical et infirmier par la direction du Réseau de santé Vitalité. Le personnel médical demande depuis trop longtemps déjà du support pour leur permettre de continuer à servir leurs patients.

Les exemples ne manquent pas pour démontrer que la direction du réseau Vitalité est incapable de trouver des solutions pour pallier le manque de service de soins de santé dans la quasi-totalité des établissements du Réseau de santé Vitalité.

Depuis plusieurs mois, nous ne comptons plus les rencontres et sorties publiques de groupes communautaires et du personnel infirmier et médical pour dénoncer les situations préoccupantes de plusieurs hôpitaux et la surcharge du personnel. Malgré le grand stress que vivent les employés et les patients du Réseau de santé Vitalité, le ministre de la Santé demeure muet. La population francophone mérite mieux et le
ministre de la Santé doit prendre son rôle de leader et doit exiger de son directeur
général des résultats concluants ou sa démission si ce dernier ne peut diriger de
façon efficiente le Réseau de santé.

La gestion du Réseau de santé Vitalité doit redevenir l’affaire des francophones et nous demandons au gouvernement Higgs de faire le premier pas dans cette direction. Assurons-nous une gouvernance et une gestion locales capables de nous garantir des soins de santé de qualité en français sur l’ensemble du territoire.

Égalité Santé œuvre depuis 2008 pour le retour de la pleine gestion de la régie de santé Vitalité par le biais d’un conseil d’administration élu au suffrage populaire et indépendant du ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick.