Un Centre de formation médicale deux fois plus grand

le jeudi 1 novembre, 2012

MONCTON – Les futurs médecins acadiens ont dorénavant tout l’espace nécessaire pour mener à bien leur formation à l’Université de Moncton. Ils ne seront cependant pas nécessairement plus nombreux à étudier la médecine en français dans la province.

Le Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick (CFMNB) est maintenant plus de deux fois plus grand qu’au moment de son ouverture en 2006.

La construction d’un deuxième édifice rattaché à l’original était des plus nécessaires, selon le directeur du centre de formation, le docteur Aurèle Schofield.

«L’édifice du départ ne satisfaisait pas tous nos besoins académiques et nous nous sommes rapidement retrouvés à l’étroit. Il fallait agrandir», a-t-il raconté, jeudi, lors de l’inauguration officielle de ce bâtiment.

La construction des nouvelles installations commencée à l’été 2011 a permis notamment l’ajout de salles d’enseignement, d’une aile de simulation médicale, d’un amphithéâtre, de salles d’étude et de bureaux.

Mais un centre de formation deux fois plus grand ne signifie pas automatiquement deux fois plus d’étudiants en médecine.

«Idéalement, nous serions 32 ou 40 étudiants pour une meilleure qualité d’enseignement (en groupe), avance le Dr Schofield. Il faudrait voir quels sont les besoins en ressources médicales.»

Un rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé publié l’an dernier indiquait que la province comptait 205 médecins par tranche de 100 000 habitants en 2010 tandis que la moyenne canadienne était de 203.

C’est en partie ce qui fait dire au docteur Schofield que le Nouveau-Brunswick n’a pas besoin de plus de médecins, mais plutôt d’une meilleure «organisation de nos services, et un peu de nos ressources médicales».

Le Centre de formation médicale accueille 24 étudiants pour chacune des quatre années de formation. Le nouveau ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Dany Soucy, ne voit pas ce nombre augmenter à court terme.

«Nous allons mettre l’accent sur les 24 étudiants et leur donner une bonne formation à tous chaque année. On étudiera la question (de l’augmentation du nombre d’étudiants) par après», a commenté M. Soucy.