Ce que je souhaite pour notre système de soins de santé

Ce que je souhaite pour notre système de soins de santé

par Le ministre de la Santé, Hugh J. Flemming à 8 h 30 min

Le présent message est le troisième d’une série de quatre du ministre de la Santé. Il y présente son point de vue sur l’état actuel des soins et sa vision de l’avenir du système de santé au Nouveau-Brunswick.

À titre de ministre de la Santé, je peux vous dire ce que je souhaite pour le système de soins du Nouveau-Brunswick.

J’aimerais que les collectivités de toute la province disposent de soins primaires de premier ordre, car nous savons qu’ils sont la pierre angulaire de la santé de la population. Ces soins doivent s’adresser à la base de la population et être offerts localement pour aider nos concitoyens à rester en santé, à éviter les maladies chroniques et à vivre plus longtemps. Tous les Néo-Brunswickois doivent avoir accès à des médecins ou à des infirmières praticiennes offrant des soins primaires, ainsi qu’à des services de soins primaires à proximité de leur domicile, dans la langue de leur choix.

Certaines collectivités doivent également proposer des services secondaires (lits de médecine générale, analyses sanguines, épreuves d’effort, etc.). Pour obtenir ces services plus spécialisés, nous devrons nous rendre dans des hôpitaux régionaux. Non, ces services ne seraient pas offerts dans chaque collectivité du Nouveau-Brunswick. Oui, les gens devraient conduire quelques kilomètres pour y avoir accès. Mais les Néo-Brunswickois seraient assurés d’avoir accès à des services de haute qualité. Car offerts par des professionnels hautement qualifiés, capables de maintenir leurs compétences au plus haut niveau en raison de leur pratique quotidienne. Des services bien gérés sont des services de meilleure qualité. Que l’on soit chirurgien ou joueur de hockey, plus on pratique, meilleur on devient.

Les courants de pensée de type « quantité plutôt que qualité » affaiblissent notre système, car ils mènent à un éparpillement de nos ressources.

Dans le climat financier actuel, nous sommes dans l’impossibilité de porter à bout de bras des services dans un objectif de développement économique. Ce n’est tout simplement pas viable. Les contribuables comptent sur nous pour dépenser leur argent avec sagesse, en nous concentrant sur des services et des fonctions de base.

Le grand secret, dans le domaine de la santé, c’est que le but ne doit pas toujours être de proposer les meilleurs soins possible. Parfois, ce sont tout simplement les emplois qui comptent. En général, ce ne sont pas les malades qui se plaignent de leurs soins. Ce sont les personnes en santé, les maires et les députés comme moi. Le vrai problème, c’est de faire sortir la politique des soins de santé. Le lobbyisme ne devraient jouer aucun rôle dans ce domaine. Les décisions ne devraient jamais prises en fonction des groupes les mieux organisés pour présenter leurs demandes. On ne devrait considérer que les besoins. Quels sont les besoins de nos collectivités? Comment pouvons-nous y répondre?

Nous devons travailler ensemble pour déterminer nos priorités communes. Je pense que la plupart des Néo-Brunswickois savent que nous devons changer notre façon de faire. Nous sommes prêts à prendre des décisions difficiles en ce qui concerne l’avenir des soins de santé. Nous reconnaissons que des possibilités existent de mieux gérer les services. Chacun souhaite le changement, à condition bien sûr qu’il ne s’applique pas à lui. Cette mentalité du « pour les autres, d’accord, mais pas pour moi » pose problème et mène à des défis sérieux, tout spécialement lorsqu’on parle des soins de santé.

Nous devons travailler ensemble, de façon constructive, pour parvenir à nos objectifs. L’un de ces objectifs doit être de créer un système de soins de santé durable.

Nous ne pouvons pas nous permettre de donner satisfaction à tous et d’offrir tous les services dans toutes les collectivités du Nouveau-Brunswick : de telles mesures feraient plus de mal que de bien.

J’ai présenté un grand nombre de renseignements dans mes trois précédents billets. J’ai abordé le coût élevé de notre système de soins, la réalité financière qui fait que nous ne pouvons pas tout avoir et le fait que pour disposer d’une organisation viable, nous devons apporter des changements au fonctionnement du système actuel. J’ai fait état de ces renseignements et exprimé mon opinion en la matière. Mon prochain billet, le dernier cette série, portera sur la façon dont nous effectuerons ces changements. N’hésitez pas à revenir sur le site pour lire le dernier message de cette série plus tard cette semaine.