Brian Gallant dénonce les «promesses enthousiastes» non tenues de David Alward

FREDERICTON – Comment les Néo-Brunswickois sont-ils censés faire la différence entre les «vraies promesses électorales» et les «promesses enthousiastes qui n’ont pas à être remplies», demande Brian Gallant.

Le chef de l’opposition officielle a entamé la période de questions, jeudi, en citant un slogan politique de son adversaire.

«Ma parole est mon contrat avec les gens du N.-B. Monsieur le président, ce sont les mots du premier ministre lors de la dernière campagne électorale», a rappelé Brian Gallant en Chambre. «Nous avons appris mercredi que ce contrat avait de petits caractères.»

Questionné sur la promesse faite verbalement par le premier ministre lors de la dernière élection d’instaurer un programme sur les médicaments onéreux dans la première année de son mandat, le ministre de la Santé a indiqué mercredi que cela ne figurait pas dans la plateforme électorale de son parti.

«Vous faites tout un plat avec ça, a confié Hugh John Flemming aux médias. C’est une déclaration optimiste. C’est ce que (David Alward) aimerait voir.»

«Ce n’est pas un crime pour une chef d’être optimiste dans son désir d’améliorer la vie des Néo-Brunswickois», a-t-il ajouté.

Il n’en fallait pas plus pour que Brian Gallant saisisse la balle au bond.

«Le ministre de la Santé a différencié les vraies promesses des promesses enthousiastes. Je pense que les Néo-Brunswickois méritent de savoir lesquelles des promesses du gouvernement Alward étaient de vraies promesses et lesquelles étaient enthousiastes», a-t-il demandé.

David Alward n’était pas en Chambre jeudi pour répondre aux questions du chef de l’opposition. Le premier ministre était l’invité de son homologue de l’Alberta où il a prononcé un discours sur l’énergie et les ressources naturelles devant les députés.

Hugh Flemming ne s’est pas présenté non plus à l’Assemblée législative, jeudi. Le ministre a indiqué sur Twitter qu’il devait se rendre d’urgence chez un chirurgien dentiste.

«L’opposition sera contente si j’arrive la bouche pleine de ouate», a-t-il publié sur le réseau social avant le début de la période de questions. Il est allé quelques heures plus tard d’un second message également teinté d’humour.

«Une dent d’enlevée. La mauvaise nouvelle, ou peut-être la bonne, c’est que je ne peux plus parler.»

Selon Brian Gallant, les progressistes-conservateurs ont fait «un paquet de promesses (…) pour se faire élire et maintenant ils essaient de s’en sortir en disant que certaines n’étaient que des promesses enthousiastes, alors que d’autres étaient véritables.»

En réaction aux questions du chef libéral, le vice-premier ministre Paul Robichaud a contre-attaqué en affirmant que M. Gallant avait rompu sa propre promesse en cédant à la politique partisane.

«S’il y a quelqu’un dans cette Chambre qui ne tient pas sa promesse envers la population du Nouveau-Brunswick, c’est le chef du Parti libéral.»

«La première promesse qu’il a faite, c’est de faire de la politique différemment. On croirait un vieux politicien des années 1950 à l’Assemblée législative», a dit M. Robichaud.

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