Annonce de la décision concernant la Société canadienne du sang

13 janvier 2012

FREDERICTON (CNB) – Le gouvernement maintiendra sa relation avec la Société canadienne du sang, a annoncé aujourd’hui, la ministre de la Santé, Madeleine Dubé.

« Notre gouvernement a révisé minutieusement les rapports et les données qui nous ont été remis ainsi que les commentaires des gens du Nouveau-Brunswick et des intervenants, affirme la ministre Dubé. Bien que notre préférence ait toujours été que les services de production de la Société canadienne du sang reste au Nouveau-Brunswick, je sais que nous avons fait tout notre possible pour garder les services de la Société canadienne du sang dans la province. Par ailleurs, cette décision renforce notre relation avec la Société canadienne du sang et nous garantit un approvisionnement sécuritaire et rentable de sang et de produits sanguins.  »

Depuis le début de l’année 2009, le gouvernement provincial ont tenté de convaincre la Société canadienne du sang de revenir sur sa décision de consolider les services de production de sang à Dartmouth en Nouvelle-Écosse.

Ces efforts comprenaient :

●    la création d’un groupe de travail non partisan dont le mandat était d’infirmer la décision;
●    la commande de deux rapports sur les options du Nouveau-Brunswick pour l’approvisionnement de sang;
●    une consultation auprès de la population néo-brunswickoise et des intervenants, notamment la Société médicale du Nouveau-Brunswick et des médecins de toutes les régions de la province;
●    de faire part de nos préoccupations au directeur général de la Société canadienne du sang, Dr Graham Sher, et demander à la ministre fédérale de la Santé et du premier ministre du Canada de faire réviser la décision.

Le rapport de la firme KPMG analysait trois options :

●    rester au sein de la Société canadienne du sang,
●    offrir tous les services dans le cadre d’un organisme autonome d’approvisionnement en sang et en produits sanguins
●    chercher un partenaire qui fournirait des services de tests ou la production de certains produits sanguins.

Un rapport de la firme de Saint John, Growth Strategies, évaluait les avantages de la création d’un organisme automne.

L’analyse des rapports par le gouvernement indiquait que :

●    le coût de la mise sur pied d’une agence indépendante pourrait atteindre 40 millions de dollars;
●    il n’existe pas de marchés pour écouler l’excédent de sang
●    aucun test d’assurance de la qualité ne serait disponible pour garantir que le sang recueilli et distribué ne serait pas contaminé par des maladies et qu’il satisferait aux mêmes normes que le sang distribué ailleurs au pays.

La Société du sang nous a assuré qu’elle était résolue à fournir des services d’approvisionnement de sang à la province et qu’elle avait modifié ses plans de consolidation afin de répondre aux préoccupations soulevées par les intervenants du Nouveau-Brunswick.

Même si les fonctions qui sont consolidées de Saint John à Dartmouth sont la production et la distribution, la Société canadienne du sang :

●    continuera la collecte de sang, de plasma et des plaquettes à Saint John;
●    conservera le programme de dons en aphérèse existant à l’heure actuelle dans le but de soutenir le programme de greffe de la moelle épinière;
●    utilisera Saint John comme plaque tournante pour les services mobiles de collecte du sang dans la province;
●    maintiendra une unité de stockage à Saint John comprenant des produits sanguins prêts à utiliser pour les livraisons habituelles, ponctuelles et d’urgence. Cela contribuera à améliorer les services aux hôpitaux puisqu’il y aura deux points de distribution au lieu d’un seul.
●    maintiendra ses activités de collecte de sang à Moncton.

La Société canadienne du sang travaille de concert avec le groupe de travail provincial sur l’assurance de la qualité au Nouveau-Brunswick – médecine transfusionnelle, le groupe consultatif sur le système d’approvisionnement de sang du Nouveau-Brunswick et la Société médicale du Nouveau-Brunswick en vue de garantir une transition sans heurts et que tout enjeu qui pourrait se présenter soit traité promptement.

« Notre province est dans une situation financière précaire, déclare la ministre Dubé. Les coûts d’exploitation et les dettes potentielles associés à la création de notre propre organisme d’approvisionnement de sang s’avèrent un risque trop élevé pour entreprendre une telle initiative. Maintenir notre relation avec la Société canadienne du sang permet d’assurer que les Néo-Brunswickois restent au sein d’un système national qui offre des produits sanguins sécuritaires, de grande qualité sur lequel ils peuvent compter. »

LIEN :

●    Ministère de la Santé : www.gnb.ca/santé