Non à la réforme en santé

La réforme de la santé imposée par le gouvernement Graham inquiète le Conseil des médecins de la Régie régionale Beauséjour. Entre
autres, le modèle de gestion à distance soulève de nombreuses préoccupations.
Le ministre Murphy entend congédier ou déplacer ailleurs tous les gestionnaires locaux. C’est un peu comme sortir le jardinier du jardin.
Le jardin finira par se dégrader. Pouvez-vous imaginer comment nous pourrons réagir à une urgence comme un SRAS ou n’importe
quelle situation catastrophique. Les problèmes passeront d’abord inaperçus, puis nous ne pourrons pas obtenir les décisions dont nous
avons besoin et enfin, les petits problèmes deviendront de grands problèmes. Les médecins, en nombre insuffisant, ne pourront
remplacer les gestionnaires perdus.
Le gouvernement Graham nous dit « Ne vous inquiétez pas, tout le clinique restera inchangé ». C’est faux! Nous perdons notre capacité
d’innover et de développer de nouvelles initiatives.
Dire que la réforme n’affectera pas les patients, c’est comme dire que refuser l’éducation aux enseignants n’affecterait pas les élèves.
Cette aliénation de nos milieux hospitaliers n’entre pas dans les feuilles comptables à la base de la réforme.
Il a été éloquemment démontré ailleurs, notamment au Québec, que les centralisations de la gestion du système de santé ne sauvent
pas d’argent. De plus, il s’en est suivi une démotivation et une démoralisation du personnel médical qui a été soumis à de semblables
transformations, mais cela non plus n’entre pas dans les feuilles comptables. Nous disons NON à la réforme de la santé qui ne met pas
le patient en priorité!

Afficher le texte au complet