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L'Étoile
12 novembre 2009, p. A7

Une campagne de financement de 500 000$ pour la cause en santé

Julien Abord-Babin

Le comité Égalité santé en français fait appel à la population pour l'aider à financer sa contestation judiciaire de la réforme en santé. L'organisme espère amasser 500 000$ d'ici deux ans.

Le comité Égalité santé en français a lancé sa campagne de financement jeudi dernier à Moncton, en présence des représentants d'une vingtaine d'organismes francophones de divers secteurs. Le comité a également présenté le président d'honneur de la campagne, Marcel Laroque.


Originaire de la Péninsule acadienne, Marcel Laroque est le directeur général adjoint de l'Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick.

«Marcel Larocque a été un des premiers à nous donner son appui et je suis sûr qu'il va pouvoir nous aider à aller en chercher d'autres dans l'ensemble de la province», estime le président d'Égalité santé en français, le Dr Hubert Dupuis.


Sa présence sera particulièrement importante dans le nord de la province, où les gens sont moins directement touchés par l'abolition de la Régie régionale de la santé Beauséjour, suite à la réforme de la santé du gouvernement Graham. Marcel Laroque estime toutefois qu'Égalité santé en français pourra y compter bon nombre d'appuis.


« Dans le Nord, la majorité des francophones n'ont pratiquement pas de services secondaires et tertiaires, donc ils dépendent eux aussi des grands hôpitaux du Sud, constate-t-il. Beaucoup de ces gens s'inquiètent de la réforme et je crois que beaucoup d'entre eux appuient la cause d'Égalité santé en français. C'est un mouvement qui s'échelonne même au-delà des frontières du Nouveau-Brunswick.»


En effet, plusieurs organisations et personnalités publiques du reste du pays ont déjà accordé leur soutien à Égalité santé en français et pourraient aider à élargir la collecte de fonds. «Il y a des gens qui nous ont déjà dit qu'ils allaient travailler à des collectes de fonds à l'extérieur du Nouveau-Brunswick, explique le Dr Hubert Dupuis. Nous allons aussi travailler de concert avec différents organismes.»