Nouvelles
L'Acadie Nouvelle
Jeudi, 29 octobre 2009, site Internet
Des luttes et des luttes
Des représentants du comité Égalité santé en français
étaient à Montréal, hier, pour présenter quelques personnalités québécoises qui
appuient leurs demandes pour une régie francophone de la santé au
Nouveau-Brunswick.
En conférence de presse, l'ancien ministre fédéral conservateur, Benoit
Bouchard, et l'ancien ministre provincial libéral, Benoit Pelletier, de même
que Gérald Savoie, président-directeur général de l'Hôpital Montfort d'Ottawa,
et le docteur Réjean Thomas, d'origine acadienne, étaient au côté du président du
comité, le docteur Hubert Dupuis, et du président de
J'ai lu dans les dépêches que l'ancien juge Michel Bastarache, de
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Cela dit, je ne sais plus si j'accueille cette nouvelle bataille linguistique
avec soulagement ou découragement.
Ouf.
Il y a une partie de moi qui ne parvient plus à concilier, d'une part, une
forme de résignation présumée réaliste devant cet énième assaut contre les
droits linguistiques des francophones et, d'autre part, la nécessité d'une
confiance en l'avenir.
Je n'essaie même plus de m'expliquer comment il se fait que nous, les
francophones, vivions sans faire de révolution dans un pays qui n'a cesse de se
gargariser de son ouverture, de sa tolérance, de sa générosité, de sa
reconnaissance de la contribution des minorités et particulièrement de celle
des francophones, à son histoire, son développement et son rayonnement, tout en
ne leur ménageant ni coups de Jarnac ni coups de couteau dans le dos.
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Au Québec, une grande partie de la population a trouvé une solution à ce
problème: la souveraineté qui ferait que plus personne ne viendrait brimer le
droit des Québécois francophones de vivre en français. La solution est
peut-être radicale, mais elle a le mérite d'être claire!
Toutefois, dans le reste du Canada, quoi qu'ils en pensent et en disent, et
qu'ils le veuillent ou non, les francophones sont un peu les otages d'un
système politique qui s'acharne à ne leur reconnaître des droits linguistiques
qu'un iota à la fois.
Prenons l'éducation. Premièrement, il a fallu faire reconnaître que l'éducation
en français était un droit. Ensuite, il a fallu obtenir le droit à des écoles
françaises. Puis le droit à des commissions scolaires et des conseillers
scolaires, francophones toujours. Aussitôt obtenus, il a fallu se battre pour
obtenir le droit d'avoir son propre système d'éducation, ensuite le droit de
gérer ces écoles, et ensuite de gérer ces commissions et ces conseils.
Certaines de ces luttes sont récurrentes, tant il est vrai que la
reconnaissance d'un droit dans un domaine est souvent assortie de la perte d'un
droit dans l'autre. Ainsi, en 1993, des éléments de la loi sur l'égalité
portant précisément sur l'éducation ont été enchâssés dans
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Présentement, au Nouveau-Brunswick, on pourrait croire que du côté de
l'éducation, ça roule. Pas de grosse crise qui monopolise les manchettes. À
moins qu'e

