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Radio-Canada
mardi, 18 novembre 2008, 13 H 46
Langues officielles
Fredericton peut faire mieux
Le commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Michel Carrier, est exaspéré par l'inaction du gouvernement provincial en matière de respect des langues officielles.
La Loi sur les langues officielles adoptée en 2002 prévoit une offre active de service dans les deux langues officielles de la province, l'anglais et le français.
Il y a quatre ans, Michel Carrier avait recommandé au gouvernement de formuler un plan directeur qui permettrait d'atteindre une égalité réelle en matière de services pour les francophones. Il avait aussi recommandé des plans spécifiques pour chaque ministère dans le même dessin. Toutefois, cela ne s'est pas produit, ce qui déçoit le commissaire Carrier.
Dans son rapport annuel 2007-2008 déposé mardi, Michel Carrier dénonce aussi des lacunes au ministère de
La Cour d'appel du Nouveau-Brunswick a statué que le gouvernement devait traduire les décisions importantes pour le public. Or, c'est une entreprise privée qui est chargée de traduire les documents. Elle décide elle-même quels documents sont traduits et à quel moment.
En 2006, le commissaire a recommandé au gouvernement de prendre en main cette responsabilité. Aujourd'hui, le ministère de
Des réformes peu inquiétantes
Des réformes entreprises par le gouvernement dans la gestion des soins de santé et l'éducation supérieure font craindre aux francophones un possible recul en matière de langues officielles. Le commissaire Carrier se fait rassurant à ce sujet.
« On a amélioré les choses, et il y a des gens qui croient vraiment qu'on devrait aller dans une direction différente. De là à dire qu'il y a un genre de retour en arrière, personnellement, ce n'est pas ce que je vis au quotidien dans mes échanges avec les gens. Alors, est-ce que je suis naïf ou est-ce que les gens me disent ce que je veux entendre? Je ne le crois pas », affirme Michel Carrier.
Dans ce cinquième rapport annuel, le commissaire Carrier fait état de 58 plaintes reçues du public. Quarante-cinq plaintes portaient sur le manque de service en français, contre 13 en anglais. Le nombre de plaintes est demeuré stable au cours des cinq dernières années. Parmi les organismes ciblés par le public, on remarque notamment Élections Nouveau-Brunswick, le ministère de

