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Conférence de presse
11 mars 2009

Égalité santé en français au Nouveau-Brunswick

 

Moncton, le 11 mars 2009

 

Le 11 mars dernier, le gouvernement de Shawn Graham annonçait une réforme de la santé qui entrait en vigueur le jour même, avant même que la loi soit débattue par nos élus de l’Assemblée législative. Depuis, nous avons pu voir les premiers effets néfastes de cette réforme.

Donc, qu’est-ce qui a changé depuis la réforme de la santé ?

So, one year after Murphy’s health reform, what has changed?

Je vais répondre à cette réponse en quatre étapes.

 

La situation avant le 11 mars 2008

Avant le 11 mars 2008, le Nouveau-Brunswick comptait 8 régies régionales de la santé dont la Régie Beauséjour qui était la seule régie de la province à s'être déclarée officiellement francophone; la gestion était ancrée dans la communauté; les conseils d’administration étaient composés d’élus démocratiquement et de gens nommés par le gouvernement et tous étaient BÉNÉVOLES.

The situation before March 11, 2008

Before March 11, 2008, there were 8 regional health authorities in New Brunswick, including the Régie régionale de la santé Beauséjour, the only official French health authority in the province. The administration and management of all regional health authorities were well established in their communities. Their Boards were composed of democratically elected directors and government appointees and all were VOLUNTEERS.

La situation depuis le 11 mars 2008

Depuis le 11 mars 2008, la réforme imposée par le gouvernement Graham a créé DEUX RÉGIES INÉGALES: la Régie A regroupe les régies régionales Beauséjour, Acadie-Bathurst, Campbellton et Edmundston dans les régions francophones et la Régie B regroupe les régies régionales du Sud-Est, Saint-Jean, Fredericton et Miramichi dans les régions anglophones; les hôpitaux ont perdu leur propre gestion. La réforme a également imposé, sans aucun égard aux droits linguistiques, la création de Facilicorps, situé à Saint-Jean, pour la gestion des services non cliniques de toute la province. La réforme a aussi imposé, sans aucun égard aux droits linguistiques, le Conseil de la santé, situé à Moncton, pour soi-disant « promouvoir et améliorer le rendement du système de santé » mais où est le Conseil de santé ?

Il est important de se rappeler que les membres de tous ces nouveaux conseils d’administration sont TOUS NOMMÉS par le gouvernement et ils sont TOUS RÉMUNÉRÉS : par exemple, maintenant les présidents des quatre conseils d’administration (de la Régie A, de la Régie B, de Facilicorps et du Conseil de la Santé) sont payés 30 000 $ par année et les autres membres sont payés 500 $ par jour, en plus de leurs frais de déplacement et de séjour. En janvier dernier, le journaliste Quentin Casey du Telegraph Journal nous informait que du 1er septembre au 30 novembre dernier, donc une période de trois mois seulement, les  cachets et les dépenses de voyage et de séjour des vice-présidents et des membres des conseils d’administration de la Régie A et de la Régie B, maintenant nommés et non plus élus et non plus bénévoles, avaient coûté un quart de million de dollars aux contribuables. Si nous faisons le calcul pour les trois derniers mois, ce montant s’élève maintenant à un demi millions de dollars pour six mois. Et cela ne comprend pas les cachets et les dépenses des conseils d’administration de Facilicorps et du Conseil de la santé. À la lumière de ces montants d’argent, il est de mise de poser la question : où sont les économies promises par le ministre Murphy ? Une autre promesse brisée des libéraux !

The situation since March 11, 2008

Since March 11, 2008, the health reform implemented by the Graham government has created TWO INEQUAL AUTHORITIES: Authority A is composed of the former regional authorities of Beauséjour, Acadie-Bathurst, Campbellton and Edmundston in the Francophone regions and Authority B is composed of the former regional authorities of South-Eastern New Brunswick, Saint John, Fredericton and Miramichi in the Anglophone regions; hospitals are no longer self managed.

In the wake of the health reform, the government has established, without any regards for linguistic rights, a new public sector company, Facilicorps, located in Saint John, to assume responsibility for some of the non-clinical services and programs of all the province. The government has also established the Health Council, located in Moncton, "to help improve the accountability, quality, effectiveness and efficiency of the health system". The members of the four boards are ALL GOVERNMENT APPOINTEES who all received a government stipend. For example, each chair of the four boards receive $ 30 000 annually. The other board members receive $500 daily, plus travel and other related expenses.

Last January, reporter Questin Casey of The Telegraph Journal wrote that in the three months to November 30 of last year, executives and board members of the new health authorities racked up nearly a quarter of a million dollars in travel expenses and allowances, according to government documents. If we add up, that amount is now up to half a millions dollars? Where are the savings promised by Mr. Murphy? Just another liberal broken promise.

La situation appréhendée

Depuis le 11 mars 2008, la Régie A est bilingue et non francophone comme le ministre Murphy a bien essayé de nous laisser croire en mars dernier alors que la Régie B est anglophone.

La gestion centralisée qui a entraîné la perte de gestion locale aux hôpitaux avantage les bureaucrates plutôt que les patients.

La communauté qui pouvait élire des représentants au sein des conseils d’administration n’est plus impliquée dans la gestion de la santé.

La Régie B offre tous les soins de santé, dont huit soins tertiaires, en double et en triple que la Régie A n’offre pas du tout. Le ministre Murphy a entre autres multiplié les annonces à l'Hôpital Dr-Georges-L.-Dumont mais aucune jusqu’à maintenant a été réalisée. Le 22 janvier 2007, pendant la campagne électorale dans la circonscription de Moncton-Est, le ministre Murphy avait annoncé que le quatrième laboratoire de cathétérisme de la province serait situé à l'Hôpital Dr-Georges-L.-Dumont. Selon le ministre, le financement pour la construction du quatrième laboratoire cardiaque devait être disponible au cours de l'exercice financier 2008-2009 mais nous le savons tous, il n’est est rien. Ce quatrième laboratoire est une autre promesse brisée des libéraux.

Même scénario pour le laboratoire provincial de pandémie annoncé le 1er décembre dernier par le ministre Murphy. Ce laboratoire serait responsable de la coordination à l'échelle provinciale et des analyses, lorsque surviendra une pandémie de grippe. Le ministre Murphy a mentionné que le laboratoire de l'Hôpital Dr-Georges-L.-Dumont a été choisi en raison de son expertise. Le ministre Murphy a promis que des sommes «substantielles» seront investies, sans donner plus de détails. Est-il nécessaire de vous dire que depuis cette annonce et de cette promesse, aucune somme n’a été versée pour concrétiser ce laboratoire. Une autre promesse brisée des libéraux !

Même scénario encore pour le Pet Scan. En juin 2005, le gouvernement Lord annonçait l'achat de deux scanneurs TEP-CT, des dispositifs d'imagerie de pointe permettant de dépister et de traiter plus rapidement des cancers. Près de quatre ans plus tard, l'Hôpital régional de Saint-Jean a obtenu le sien et traite des patients depuis 2006, alors que l'Hôpital régional Dr-Georges-L.-Dumont attend toujours son tour en dépit de la troisième annonce faite le 26 janvier dernier par le ministre Murphy. Une autre promesse brisée des libéraux !

The apprehended situation

Since March 11, 2008, Authority B offers all health care services, including eight tertiary care services, in double and in triple while Authority A has none of those eight tertiary care services. Authority A is bilingual and not Francophone; Authority B is Anglophone. The centralized administration favours the bureaucrats instead of the patients. The community that used to participate in the election of the health board members is no longer involved in the administration and management of its health care.

La situation anticipée

Égalité santé en français mène une contestation constitutionnelle et une poursuite contre le gouvernement provincial pour conserver les droits des francophones à la gestion et à l'accès égal à tous les services, y compris les services tertiaires et pour tout le monde; pour préserver la seule régie hospitalière francophone et lui reconnaître son statut universitaire; pour rehausser les services de santé dans TOUTES les régions francophones; pour conserver les régies régionales ancrées dans les communautés et pour maintenir un processus démocratique pour la composition des conseils d’administration.

The anticipated situation

Égalité santé en français launched a constitutional challenge and a legal action against the government of New Brunswick to protect the right of Francophones to manage their health institutions and the right to have equal accessibility to all health services, including tertiary care services; to maintain the only French Health Authority and have its university status officially acknowledged; to improve health services in all Francophone regions; to keep regional authorities within their communities and to maintain a democratic process for the election of board members.

 

 

Depuis quelques semaines, le premier ministre et le ministre de la Santé affirment qu'Égalité santé en français demande la dualité ou le dédoublement au complet du système de santé au Nouveau-Brunswick et que cela coûterait très cher et nous mènerait à la banqueroute.

De telles déclarations sont fausses et incendiaires et ne servent qu'à agiter un épouvantail et alarmer inutilement, surtout, la communauté anglophone. Évidemment le gouvernement Graham ne parle pas des services spécialisés de santé en double et triple dans les hôpitaux anglophones de la Régie B.

Nous invitons, une fois de plus, le premier ministre Graham et le ministre de la Santé, Michael Murphy, à rendre publiques ces études sur les coûts de la dualité, si de telles études existent, sans encore une fois avoir recours aux tribunaux.

Égalité santé en français launched a constitutional challenge and legal action against the government of New Brunswick to oppose the health reforms introduced by Minister of Health Michael Murphy. Égalité santé en français is against the establishment of two Health Authorities that do not have equal status, Health Authority A in francophone regions and Health Authority B in Anglophone regions.

It is also contesting the abolishment of the only French language Health Authority in New Brunswick, the Beauséjour Health Authority.

During the past few weeks, the Premier and the Minister of Health have maintained that Égalité santé en français is seeking complete duality in New Brunswick’s health care system, a measure that would be very costly and would lead to bankruptcy.

 

These false and inflammatory declarations are similar to scarecrows which are used mainly to upset the Anglophone community.

Of course, the Graham government is not going to mention that, in Health Authority B, certain specialized services exist in duplicate and triplicate form.

We are asking, once again, the Premier and the Minister of Health to publicly disclose the costs of duality in health - if indeed, such costs have been determined – without, once again, getting the courts involved.

 

The Tory leader, David Alward believes this reform was a huge mistake and it was a big step backwards to amalgamate the eight provincial health authorities into just two. He believes the amalgamation took governance away from the small communities and left them without an elected voice on one of the most important services offered by government. We think Mr. Alward is right.

Le chef du parti Progressiste-conservateur, David Alward, croit que cette réforme est une grosse erreur et que la fusion des huit anciennes régies en deux régies est un pas en arrière. Monsieur Alward croit également que la fusion a éloigné la gouvernance des petites communautés et les a laissées sans aucune voix élue relativement au service gouvernemental qui les touche le plus. Nous pensons que Monsieur Alward a raison.

 

Égalité santé en français a confié le mandat de la poursuite judiciaire à l’honorable Michel Bastarache, de l'Étude Heenan Blaikie, et à Me Michel Doucet. Vous le savez tous, l’implication de Michel Doucet dans les dossiers linguistiques est bien connue.

 

Me Doucet acceptera tout à l’heure de répondre à vos questions.

 

Enfin, le comité Égalité santé en français invite quiconque partage ses préoccupations et souhaite contribuer un don à le joindre en visitant le site web www.egalitesante.com

 

 

Merci !