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28 novembre 2008
Réponse au discours du trône
Percy Mockler, député de Restigouche-La Vallée
M. le président,
C’est avec beaucoup d’honneur et d’humilité que je prend la parole aujourd’hui, au nom de la population de Restigouche-La Vallée.
Mr. Speaker, I want to acknowledge your authority in order to enable the debates, regardless of where we sit;
no doubt you will continue to demonstrate fairness and respect. I congratulate you again for your role in this august Chamber.
I want to recognize his Honor, the lieutenant governor and Miss Babineau for their outstanding dedication towards New Brunswickers, regardless where they live. The lieutenant governor et son épouse sont brillants dans leurs responsabilités. Merci, votre honneur et Mme Babineau. Nous sommes fiers de vous.
My congratulations goes also to the Sergent-at-Arms, ainsi qu’à la greffière et leurs personnels pour le déroulement, ici, à l’Assemblée législative, des procédures, dans l’ordre et le respect.
To the other employees and to the commissionners, I want to acknowledge your hard work to enable all of us to do our jobs as elected officials. Je suis reconnaissant de votre excellent travail comme député de Restigouche-la-Vallée
Je veux exprimer mes meilleurs vœux à mon nouveau chef, pour qui j’ai énormément de respect, et il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’il assumera ses responsabilités avec beaucoup d’humanisme et d’ouverture envers la population du Nouveau-Brunswick : Autochtones, Acadiens et Acadiennes, Francophones et Anglophones. Il a une ouverture d’esprit qui nous rend très fiers de lui.
M. le président, je m’en voudrais de ne pas dire merci à un collègue, et aussi un ami et reconnaître son dévouement comme chef par intérim de notre parti de 2006 à 2008 : M. Jeannot Volpé, un homme de principe et un exemple pour plusieurs Néo-Brunswickois/oises.
M. le président, je suis fier d’être membre du Bloc du Madawaska et Restigouche Ouest, avec Mado et Jeannot.
Nous ne prendrons jamais le banc d’en arrière pour défendre notre population, surtout les plus vulnérables.
Mr. Speaker, it is with a sign of great enthusiasm that I welcome, to this side of the House, our new elected member, Jack Carr, MLA for New Maryland-Sunbury West. I have no doubt in my mind that he will represent his people with fairness, respect and he will make a forceful contribution to the debates and business of this Legislature.
Au nouveaux membres du Cabinet et à ceux qui ont de nouvelles responsabilités, je veux vous assurer de mon entière collaboration afin de rehausser la qualité de vie des gens du Nouveau-Brunswick.
To the Premier and Miss Graham, I extend my sincere personal regards.
I am also glad to see that my friend, Mr. Jamieson is back in a fighting mood.
Je veux aussi remercier mon exécutif, de Restigouche-La Vallée. Oui… sous la présidence de Carmin Martel, cette équipe fait du très beau travail pour notre formation politique.
M. le président, le discours du trône devrait exprimer la vision du gouvernement, devrait tracer la route afin d’améliorer la qualité de vie des gens du Nouveau-Brunswick, peu importe où ils vivent.
Vraisemblablement, ce que nous avons devant nous, c’est un discours rempli de « buzz words », et qui ne reflète pas la réalité sociale, économique et culturelle de notre population. C’est une boîte à SURPRISE.
L’ouverture de cette session, déjà, est marquée par une confrontation avec les syndicats avec une manifestation qui a eu lieu devant l’édifice de l’Assemblée législative.
The « Speech from the Throne » does not mention anything for seniors, disregards government responsibilities towards the improvements of Health Care in
New Brunswickers from the economic tsunami that will hit the
The premier and his government have opted to a wait an see attitude: don’t worry, be happy.
Mr. Speaker, this attitude will result in more bankrupties, higher unemployment, more uncertainties for our families and, yes… increase poverty in our communities.
Our families are hurting big time.
M. le président, le Nouveau-Brunswick a été défriché et bâti par des gens de vision, et je crois
qu’aujourd’hui, il y a un vide dans le présent gouvernement néo-brunswickois : nous n’avons aucun plan concret pour venir en aide à notre population.
Nous avons bâti une province tolérante envers les différents groupes linguistiques et nous sommes fiers de dire que nous sommes la seule province officiellement bilingue au Canada.
C’est notre icône; c’est notre marque de commerce, c’est notre fierté.
Malheureusement, depuis 2006, nous avons un gouvernement qui met en péril l’essence même de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, surtout par sa RÉFORME dans le secteur de la santé.
Oui, nous allons continuer le débat; ce n’est pas normal, M. le président, que nous devons faire appel au système judiciaire pour faire reconnaître nos droits linguistiques comme peuple acadien-francophone et anglophone.
Nous nous devons, de nous remémorer les étapes de notre histoire, entre Autochtones, peuple acadien et Anglophones, pour bien saisir et comprendre l’essence même de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, et du Canada.
Vous permettrez, M. le président, que nous fassions tous ensemble, un survol des événements historiques qui ont mené à la Loi sur les langues officielles :
Le 17 mars 1967, le Parti Conservateur, qui formait alors l’opposition officielle, présente une résolution (proposée par Charlie Van Horne, et appuyée par Richard Hatfield), laquelle résolution reconnaît le français comme langue officielle au Nouveau-Brunswick. Le gouvernement de l’époque, dirigé par Louis Robichaud, dont la moitié du Cabinet est composé de Francophones, s’y oppose, prétextant qu’il n’existe pas,
au Nouveau-Brunswick, de langue officielle, et que par conséquent, il n’est pas nécessaire de conférer au français un tel statut.
Le 28 mars 1968, le premier ministre Louis Robichaud dépose à l’Assemblée législative une motion en cinq points qui déclare notamment que le français et l’anglais sont les langues officielles du Nouveau-Brunswick. L’influence de la question de l’unité nationale est manifeste, au point où il semble que le « cœur n’y était pas ».
Louis Robichaud, déclarait, ce jour-là :
« Here we are being asked to use the special values and experience of our
Le même jour, Richard Hatfield démontra son total engagement envers les Francophones quand il déclara :
« I was disappointed that such a resolution, to which we on this side attach such importance, should be drawn without a single striking expression to excite the imagination. There is not within it a single statement to cause men in future days to say: “They built not in haste, but from the heart”.
Un an plus tard – le 18 avril 1969 – la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick est adoptée à l’unanimité.
Le 1er septembre 1969, La Loi sur les langues officielles entre en vigueur, mais seulement quelques articles sont appliqués : les autres devront attendre.
Le gouvernement Hatfield, en 1971, entreprend la révision et la traduction des lois provinciales, un projet d’une durée de cinq ans qui sera suivi de la révision et de la traduction des règlements de la province.
En 1972, l’article 5(2) de la Loi sur les langues officielles entre en vigueur et rend possible la présentation de projets de loi dans les deux langues officielles.
En 1974, le gouvernement Hatfield réaménage les structures du ministère de l’Éducation pour instituer la dualité linguistique au sein de ce ministère, ce qui confère aux Francophones
le contrôle de leurs ressources en matière d’éducation.
En 1977, le premier ministre Hatfield décrète l’entrée en vigueur des derniers articles de la Loi sur les langues officielles, y compris l’article 10, qui donne droit aux services publics dans l’une ou l’autre des langues officielles, à condition d’en faire la demande.
Le 17 juillet 1980, le projet de loi 84 est déposé, et deviendra, par la suite, le projet de loi 88 : Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés linguistiques au Nouveau-Brunswick.
La loi 88 marque une étape importante pour tous les Francophones du Nouveau-Brunswick. Son adoption accorde l’égalité de statut et l’égalité des droits et privilèges à toutes fins auxquelles s’étend l’autorité de la Législature.
En 1981, les parties essentielles de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick sont enchâssées dans la Constitution canadienne.
En 1988, entre en vigueur, à Ottawa, une nouvelle Loi sur les langues officielles, qui répond mieux aux obligations prévues dans la Chartre canadienne des droits et libertés.
Le 12 mars 1993, une modification constitutionnelle est promulguée. Elle a pour effet d’inscrire dans la constitution canadienne le principe de l’égalité des communautés linguistiques officielles du Nouveau-Brunswick.
Le gouvernement de Bernard Lord, en 2002, procède à l’adoption d’une nouvelle Loi sur les langues officielles. Celle-ci contient de nouvelles dispositions établissant l’obligation, pour quinze municipalités, d’offrir des services dans les deux langues officielles. Elle définit aussi les obligations des régies régionales de la santé, le concept d’offre active et établit un Commissaire aux langues officielles.
M. le président, les premiers ministres Robichaud, Hatfield et Lord ont favorisé le développement des droits linguistiques avaient comme objectif le respect de nos communautés et la tolérance de nos peuples.
Aujourd’hui, nous avons un gouvernement qui n’écoute pas sa population et qui abdique ses responsabilités collectives. Ce gouvernement continue d’ensemencer la province de tout ce qu’il faut pour provoquer la confrontation entre nos deux groupes linguistiques, et créer de l’insécurité sociale et économique, et de la division sans précédent.
Le gouvernement Graham :
M. le président, les propos tenus par le premier ministre du Nouveau-Brunswick, le 25 novembre dernier, à la suite du discours du trône sont troublants.
Le premier ministre, sans présenter de recherches et sans preuves à l’appui, affirmait que la dualité en santé n’était pas une solution, car celle-ci coûterait trop cher.
Encore une fois, il n’a fait qu’ajouter à la désinformation et a jeté de l’huile sur le feu linguistique que son parti politique a allumé au cours des derniers mois, surtout depuis la réforme de la Santé.
M. le président, le premier ministre et ses ministres se sont-ils arrêtés, un instant, pour écouter ce que dit la communauté acadienne?
Pire encore, ont-ils entendu un représentant de notre communauté revendiquer deux systèmes de santé au Nouveau-Brunswick?
M. le président, ont-ils entendu un représentant de cette communauté revendiquer deux hôpitaux dans la région de Fredericton ou ailleurs dans la province, à l’exception de Moncton, où ce droit existe depuis plus de 50 ans? Non, jamais.
Le premier ministre, par son comportement, tente de discréditer une revendication légitime et d’attiser l’incompréhension entre nos communautés linguistiques.
Le genre d’attitude de ce gouvernement est très très explosif, M. le président.
M. le président, ce que la communauté acadienne revendique, c’est la préservation de son droit de regard sur les questions qui touchent à sa langue et à sa culture.
Il y a un manque flagrant de leadership de la part du premier ministre et de son ministre de la santé lorsqu’ils disent à notre communauté d’emprunter la voie des tribunaux; cette attitude est inacceptable, et les gens vont s’en souvenir aux prochaines élections.
Pensons-y un instant : oui, à la veille du 40e anniversaire de la loi sur les Langues officielles, on voit se commettre un geste immoral, une insulte à l’Acadie… il faut encore se battre en cour pour défendre nos droits et se faire entendre.
Comme Acadiens et Acadiennes, Francophones, Brayons-Brayonnes nous revendiquons que notre langue soit plus qu’une simple langue de service.
Nous revendiquons nos droits en tenant compte des énoncés de
1- Dans ce dossier important, notre communauté demande simplement le droit à l’égalité réelle, le droit de recevoir, en français, des services de santé égaux et le droit de travailler en français dans le secteur de la SANTÉ.
2- Nous voulons nos droit d’enseigner la médecine et le nursing en français.
3- Nous voulons notre droit de faire de la recherche médicale et paramédicale en français.
4- Oui, notre communauté a le droit de prendre les décisions qui la concernent, dans ses champs de compétence, et dans notre langue.
5- Oui, la garantie constitutionnelle de l’égalité des communautés linguistiques prend vraiment tout son sens lorsqu’on regarde l’attitude cavalière du gouvernement libéral envers notre communauté en attaquant la Régie régionale de
M. le président, ce n’est pas les demandes de la communauté acadienne qui sont déraisonnables, c’est plutôt le refus d’écouter du gouvernement libéral qui est déplorable.
M. le président, je n’aurais jamais cru qu’en 2008, un gouvernement néo-brunswickois se moquerait de nos institutions. Et oui, une question s’impose :
Q = Le premier ministre et le ministre de la santé sont-ils prêts à se lever et affirmer que l’existence de la Régie régionale de
Le premier ministre n’a rien offert de spécifique dans le « discours du trône » pour apaiser, avec respect, nos communautés concernant le défi de nos droits en SANTÉ.
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